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Un timbre rappelle le parcours exceptionnel de Pierre Messmer

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Timbre « Pierre Messmer 1916-2007 », dessiné et gravé par Yves Baujard, d’après photos AKG-images / Picture-Alliance / DPA, John Schults-AFP / Ville de Sarrebourg et DR.

Soldat, administrateur, ministre, académicien, maire, député… : de la Deuxième Guerre mondiale aux années 2000, Pierre Messmer a mené une carrière exceptionnellement riche et longue.

A l’occasion du centième anniversaire de sa naissance, un timbre honore sa mémoire.

Ses grands-parents avaient choisi la France. En 1871, ils avaient quitté leur Alsace natale, annexée par l’Allemagne après la défaite, pour rejoindre Paris. De paysan, le grand-père était alors devenu cocher d’omnibus hippomobile. Pierre Messmer a poursuivi sa vie durant la voie familiale ainsi tracée. A sa manière.

En soldat, qu’il n’a jamais vraiment cessé d’être, de son engagement de jeunesse dans les Camelots du roi à la bravoure dont il fit preuve comme résistant lors de la Seconde Guerre mondiale en passant par ses fonctions de ministre des Armées puis de Premier ministre dans les années 1960 et au début des années 1970.

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Pierre Messmer, un homme « tout d’un bloc », au masque d’empereur romain.

Le timbre que La Poste lui consacre, émis le 14 mars à l’occasion du centième anniversaire de sa naissance, témoigne de cette personnalité. Pierre Messmer y apparaît la tête haute, le regard direct, sans l’ombre d’un sourire, fier, droit, déterminé.

Tout au long de sa longue carrière – qui l’aura également mené en Indochine, dans l’Administration coloniale, sur les bancs de l’Assemblée Nationale, de l’Académie Française… – il n’aura jamais quitté cette posture « romaine ».

Sa marque de fabrique. Parfois à contre-courant de son époque – ce dont il ne semblait guère se préoccuper -, comme, alors ministre, lorsqu’il autorise la formation aux techniques de contre-insurrection par des officiers français de militaires sud-américains ou qu’il demande le rétablissement de la peine de mort pour certains crimes.

Le « soldat » Pierre Messmer est mort le 29 août 2007 à l’hôpital militaire du Val de Grâce, quatre jours après la disparition au même endroit d’un autre ancien Premier ministre, Raymond Barre… Il repose au cimetière de Saint-Gildas-de-Rhuys, dans le Morbihan.

Rodolphe Pays

Un portrait de style classique

Yves Beaujard a dessiné et gravé le timbre « Pierre Messmer 1916-2007 » dans la tradition des portraits de style classique : un homme tout d’un bloc, au masque d’empereur romain, à la voix de bronze, au regard intense, presque fiévreux.

En arrière-plan est représentée la mairie de Sarrebourg, en Moselle, dont il a été le maire pendant 18 ans, et deux portrait, l’un en habit d’académicien et l’autre ministre des Armées aux côtés du général de Gaulle.

Une croix de Lorraine surplombe le timbre, symbolisant son engagement de résistant ainsi que son attachement à la région de Lorraine.

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