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Un timbre commémore le centenaire de la bataille de Verdun

Il y a 100 ans, la bataille de Verdun faisait rage. Elle durera presque toute l’année 1916.

La Poste vient d’émettre un timbre à la mémoire des centaines de milliers de soldats qui de chaque côté du front y ont combattu.

La région ne diffère guère de ses voisines. Elle ressemble à beaucoup d’autres campagnes de France.

S’y succèdent sur de douces collines des terres agricoles, champs cultivés, vergers, y serpentent aussi parfois des sentiers à moutons. Elle est parsemée de bois, domaniaux ou privés, souvent peu étendus.

Et comme ailleurs, des jardins, aux abords de villages où se répartissent, de part et d’autre de l’unique rue, quelques dizaines de maisons séparées par la boulangerie, l’école, l’église, la mairie, le bistro, la Poste…

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Le fort de Vaux.

Il y a aussi de place en place des fortifications militaires érigées de longue date.

Une ligne de défense posée là, parce qu’à moins de 50 km, une frontière nouvelle – menaçante – s’est établie il y a déjà plus d’un demi-siècle.

Et puis, en un peu moins d’un an – une éternité pour ceux qui s’y trouvaient -, cette contrée identique à tant d’autres est devenue méconnaissable, définitivement dénaturée. Dévastée par des dizaines de millions d’obus tombés en 10 mois, du 21 février au 15 décembre 1916.

La bataille de Verdun, la « boucherie », causera la mort de plus de 300 000 hommes, tandis que 400 000 autres y seront blessés ou mutilés.

La région de Verdun est alors devenue un sanctuaire. Avec ses édifices commémoratifs, ses lieux de mémoire, sa « zone rouge », inviolable.

Tous les bombardements, mitraillages, épandages de gaz de combat et minages ont largement minéralisé les sols.

En plus de l’impact des millions d’obus, la construction des tranchées et des boyaux de ravitaillement a déplacé des volumes de terre considérables.

Les paysages de la ligne de front sont aujourd’hui radicalement différents de ce qu’ils étaient il y a un siècle. C’est désormais une forêt domaniale qui occupe les 10 000 hectares du champ de bataille. Un site qui abrite des espèces animales et végétales rares et protégées. Devenues comme des gardiens de la mémoire du lieu…

La Poste a émis le 30 mai un timbre commémoratif en souvenir de la bataille de Verdun.

Rodolphe Pays

Timbre « Bataille de Verdun 1916-2016 », création Maël, gravure Elsa Catelin, impression taille-douce, tirage 1 500 000 exemplaires, valeur faciale 0,70 €, en vente à la boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15e (tél. : 01 53 71 98 49).

Un espace sanctuarisé

Autour de Verdun, 9 villages ont été entièrement détruits par les combats (Beaumont, Bezonvaux, Cumières, Douaumont, Fleury, Haumont, Louvemont, Ornes et Vaux). Les 3000 habitants de ces communes martyrs avaient fui leurs maisons dès le mois de février 1916.

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La chapelle Saint-Maurice, à Beaumont.

A l’issue de la guerre, pour des raisons morales, mais aussi économiques et techniques, il a été décidé de laisser le lieu du champ de bataille intact. L’Etat s’est porté acquéreur de ce territoire en 1919 et en a fait un espace sanctuarisé (« Zone Rouge »). »

Les 9 villages demeurent cependant de véritables communes. Ils sont administrés par des commissions municipales – pour huit d’entre eux -, chargées de perpétuer leur mémoire (le statut de ces villages « fantômes » constitue un cas unique en France). Sur chacune d’elles, une chapelle a été érigée. Tous les 14 juillet, les familles des anciens habitants viennent s’y recueillir.

Le groupe La Poste est mécène de la Mission du Centenaire 14-18.

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