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Table ronde autour de Chaissac et Dubuffet : ça se dit ce soir au musée de La Poste...

L’auditorium du musée accueille ce soir une cinquantaine de visiteurs venue assister à une table ronde autour de l’exposition Chaissac-Dubuffet, entre plume et pinceau. Quelques-uns des propos tenus…

C’est en particulier la correspondance entretenue pendant près de vingt ans par Gaston Chaissac et Jean Dubuffet qui fait l’objet ce soir de la plupart des propos des différents intervenants de la table ronde. Pour l’écrivain et collaboratrice de revues artistiques et culturelles Céline Delavaux, « l’écriture, c’est le terreau de leur relation, et Dubuffet est fasciné par celle de Chaissac, et, pour l’un comme pour l’autre, leur pensée se traduit en écrit comme en peinture ». Benoît Decron, le directeur du musée Soulages de Rodez, estime lui que « chez Chaissac comme chez Dubuffet, il existe la primauté de la chose écrite, pour Dubuffet, innée, et pour Chaissac, acquise, gagnée ».

Co-éditeur avec Josette Rasle, la commissaire de l’exposition, de la correspondance des deux artistes, Dominique Brunet rappelle que la production épistolaire de Gaston Chaissac est considérable. « Il aurait écrit plus de 35 000 lettres à au moins 300 destinataires identifiés, indique-t-il, c’est un véritable écrivain et il y a encore beaucoup de choses à faire émerger. » Daniel Abadie initiateur de la rétrospective consacrée à Jean Dubuffet en 1981 au Centre Pompidou et commissaire de l’exposition sur Gaston Chaissac proposée au musée du Jeu de Paume en 2000, considère pour sa part qu’avec ces deux artistes « on est en présence de deux joueurs, que nombre de leurs lettres échangées montrent de véritables stratégies de jeu, et que leur relation est à la fois forte et d’une très grande complexité ». C’est ce soir au musée de La Poste. Et c’est tous les jours dans la galerie du Messager… (RP)

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