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Ralentir Street art

A partir du 7 avril 2016 le Musée de La Poste confie sa palissade à une dizaine de street-artistes aux univers très différents.

Ils vont se succéder tous les 3 mois durant un an et demi et prendre possession de la palissade installée devant le Musée de La Poste pendant la durée de ses travaux de rénovation. Libres de leur intervention, leur œuvre devra cependant faire un clin d’œil à La Poste, au musée, à la lettre….

1 Tarek Benaoum

À partir du 25 janvier 2018

Tarek Vincent BENAOUM est né le 05 décembre 1978, à Salé, au Maroc.

Captivé par la vague graffiti, à l’aube des années quatre-ving-dix, Tarek manifeste le besoin de s’exprimer librement. Âgé de quatorze ans, une bombe de peinture à la main, il s’adonne à cet art qui dès lors ne le quittera plus.

Tandis qu’il explore cette voie il se tourne vers la calligraphie qu’il considère comme une continuité inhérente à sa passion pour l’Écriture (la lettre, le lettrage ... ).

Cette formation, au Scriptorium de Toulouse, durant quatre ans, lui permet d’explorer d’autres moyens de s’exprimer.

Tarek met alors ses armes à l’épreuve au travers de stages de calligraphie latine (calligraphie, écritures et typographie). En outre, il reçoit les enseignements de professeurs renommés tels que : Kitty SABATIER, Véronique SABARD, Hassan MASSOUDY tandis qu’il fréquente l’atelier de monsieur Bernard ARIN.

Son aire de jeu : lieux publics, peintures murales citadines, hôtel, restaurants, clubs de nuit ... un tout qui se regarde en prise direct ; mots de tous et de chacun (amour, violence, expérience, bonheur, vie, sexe, musique ... ).

Fracture de mots ; phrases, citations, textes, poésies, aphorismes : un univers se dessine dans des espaces nouveaux.

Tarek explore un « brouillage sémantique » anticonformiste et novateur. En effet, son art met en relief la dilution du temps par une technique d’enchâssement des lettres et des mots, de superpositions, d’étirements verticaux, horizontaux : ce flot ondulatoire.

De la sorte, son savoir-faire transpose et transcende les codes de la calligraphie revisités, inscrits et renouvelés. Son postulat : utiliser les écritures, la calligraphie et la typographie en tant que médium décoratif à part entière. Autrement, sur le plan artistique cela lui permet de repousser les limites d’une vision académique.

Il a récemment mis sa plume au service de lieux tendances comme le Mama Shelter Hôtel imaginé par la famille TRIGANO et Phillipe STARCK, le Social Club, à Paris.

Tarek a participé à la « Demolition Party » de l’Hôtel Royal Monceau. Par ailleurs il a inauguré un nouveau concept de chalets d’altitude, avec self service et restaurant gastronomique, aux Folie Douce de Val Thorens et Val d’Isère.

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Préparation du fond
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Autour de représentations des facteurs de toutes les époques, Tarek Benaoum va placer des bulles d’expression aux calligraphies diverses.
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02/02/2018 l’oeuvre prend forme !
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En médaillon le portrait du facteur Cheval sur l’oeuvre de Tarek Benaoum le 08/02/2018
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12/02/2018
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Le 08/02/2018
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Le 08/02/2018
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Fresque terminée le 14/02/2018

@ Photos Thierry Debonnaire

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« La préparation »
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C’est pas évident !
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Tarek Benaoum est le huitième street artiste à réaliser une fresque sur la palissade du chantier de rénovation du Musée de La Poste.
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02/02/2018
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Détail 08/02/2018
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08/02/2018
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Facteur Cheval 08/02/2018
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Le 12/02/2018
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La pose ...café !
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Le 14/02/2018 Dernière touche la fresque est presque terminée. Calligraphié à travers des écritures multiples, le texte en toile de fond est l’œuvre de Jacques Lèbre, un poète qui était aussi postier. Ce sont des extraits d’un livre intitulé Janvier, qui évoque les femmes, leur sensibilité, leurs désirs…
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Avec l’artiste !

2 SONAC by Sophie Photographe

Du 20 octobre 2017 au 14 janvier 2018

Sophie se lance en autodidacte en 1996 et réalise des portraits de comédiens et de mannequins.

Puis elle travaille la photographie sur bois dans de petits formats selon une technique personnelle laissant apparaitre les nervures du support ; résultat : des images de nature et d’animaux intimistes en noir et blanc.

Depuis 2010 l’artiste colle ses photographies d’animaux sur les murs de Paris. Elle a notamment exposé au Centre Pompidou en 2012, au Parc Floral en 2013, aux Frigos de Paris et à la Cité des Sciences en 2016, elle participe à des festivals en France et en Europe.

Ses portraits d’animaux : chevaux, tigres, crocodile, girafes, éléphants…placardés dans l’espace urbain questionnent les passants : « (…) en éveillant l’attention, j’interpelle le spectateur en lui proposant un regard nouveau sur un lieu connu, la rue devient décor (…) ».

Ces animaux placardés dans l’espace urbain permettent de réintégrer un peu de nature dans nos villes. Ils nous invitent à réfléchir sur la position des animaux dans notre société, à sensibiliser les habitants à la cause animale et à la protection de l’environnement.

Ces animaux se dressent, silencieux, impassibles, impavides, ils sont là, regardent les passants, notre spectacle, ils ont le droit d’exister. Juste par leur présence, fondus dans cette architecture urbaine, ils réclament un droit de regard.

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Fresque sur la palissade du chantier
Le 24 octobre 2017
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Détail de la fresque
© SONAC by Sophie Photographe

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© SONAC by Sophie Photographe
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© SONAC by Sophie Photographe
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© SONAC by Sophie Photographe
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© Photo Thierry Débonnaire

3 Guaté Mao

Du 18 juin au 4 septembre 2017

Guaté Mao a commencé à peindre des SDF de l’Écusson, quartier historique de Montpellier.

Observateur et patient, Guaté Mao a tout de suite opté pour la technique du pochoir, dont il passe généralement trois couches, « la technique m’a passionné par ses possibilités et son côté réaliste ». Il consacre 40 à 50 heures aux découpes et pas plus d’un quart d’heure de pose. Il se balade généralement avec des pochoirs assez petits et s’installent selon ses envies. De passetemps, son activité est vite « devenue un travail à temps plein », remarque Guaté Mao qui choisit aussi précisément chaque support. « Un mur sale, un boîtier électrique moche et gris, une porte écaillée... »

Depuis deux ans il est installé à Saint-Denis en région parisienne, ville dont il est tombé amoureux.

Depuis, Guaté Mao peint de superbes portraits d’hommes, de femmes et d’enfants d’origines diverses ; « j’aime essayer de transmettre des émotions et aussi ramener une partie de la culture en reproduisant les vêtements traditionnels (tatouages, coiffes …) »

Ces portraits sont d’une très grande finesse et d’une sobriété qui émeut.

« Je veux surprendre le regard des passants par l’émotion de ces visages croisés ailleurs et qui nous parlent ici. ».

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Prolongation jusqu’au 10 octobre 2017

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© Photo Musée de La Poste, Thierry Debonnaire

4 Jace

Du 15 février au 12 juin 2017

Né au Havre, Jace est arrivé à l’âge de neuf ans sur l’île de la Réunion, où il vit toujours aujourd’hui.

Il est le père des « gouzous  », petits personnages sans visage à l’allure naïve et humoristique, qui peuplent les bords des routes à La Réunion depuis 1992, mais que l’on retrouve aussi dans les rues de Paris, Beyrouth, Bangkok, du Cap ou de Tokyo.

Spécialiste du détournement d’affiches publicitaires et de la récupération d’objets urbains, Jace a exposé ses œuvres aux quatre coins du monde. Souvent mis en scène dans des situations cocasses, ses gouzous semblent porter un regard décalé, poétique et plein de fantaisie sur notre monde.

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Jace le 13/02/2017
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Le 14/02/2017
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Le 14/02/2017
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Le 13/02/2017
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Le 14/02/2017 Oeuvre terminée

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Jace le 13/02/2017
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Le 13/02/2017
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Le 14/02/2017
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Le 14/02/2017
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Le 14/02/2017
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Jace le 14/02/2017
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Jace le 14/02/2017

© Photo Musée de La Poste, Thierry Debonnaire

5 Kashink

Du 24 novembre 2016 au 8 février 2017

KASHINK, une des rares filles très actives dans le mouvement street art/graffiti, est une personne atypique.

Elle est née en 1981 et vit à Paris. Elle porte souvent une moustache, elle peint d’immenses personnages protéiformes aux yeux multiples ou des têtes de mort à la mexicaine, le tout dans un style graphique très coloré.

Son travail, qui s’inspire à la fois de ses origines slaves et hispaniques, du Pop Art et de l’illustration narrative, est à la fois très présent dans la rue notamment dans le 20e arrondissement de Paris et dans les galeries où elle expose souvent. Elle est de plus en plus sollicitée pour présenter ses œuvres à l’étranger, elle revient d’ailleurs des États Unis.

KASHINK revendique une peinture engagée, partant du principe que peindre dans la rue permet de faire passer de vrais messages à grande échelle. Parmi les thématiques qui lui tiennent à cœur, on trouve des sujets tabous dans notre société, tels que l’égalité des droits homme/femme, l’homosexualité, la religion...

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© Photo Musée de La Poste, Thierry Debonnaire le 29/11/2016
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© Photo Musée de La Poste, Thierry Debonnaire
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© Photo Musée de La Poste, Thierry Debonnaire

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© Photo Musée de La Poste, Thierry Debonnaire le 24/11/2016
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© Photo Musée de La Poste, Thierry Debonnaire le 24/11/2016
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© Photo Musée de La Poste, Rodolphe Pays le 28/11/2016
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© Photo Musée de La Poste, Thierry Debonnaire
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© Photo Musée de La Poste, Thierry Debonnaire

6 Lenz

Du 12 septembre au 18 novembre 2016

Né en 1978, Lenz est un artiste toulousain qui graff pendant une quinzaine d’années. C’est par hasard qu’il redécouvre les LEGO® de son enfance.

Tombé dans le LEGO® quand il était petit, il utilise les petites briques du jeu de construction danois pour réaliser des oeuvres où LEGO® et graff s’imbriquent étroitement. Il s’est d’abord mis à faire des baskets, lançant ainsi une série du célèbre modèle Nike Dunk. Il commence par les intégrer à ses graffitis de façon ponctuelle, puis va jusqu’à faire des tableaux intégralement réalisés en LEGO®. Ensuite il est passé à des formes à plat pour pouvoir varier les sujets et à du grand format en utilisant le jeu des pixels.

Il n’a pas pour autant abandonné les bombes de peinture mais a fait du LEGO® sa marque de fabrique.

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© Photo Musée de La Poste, Thierry Debonnaire le 6/9/2016
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Oeuvre terminée © Photo Musée de La Poste, Thierry Debonnaire
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© Photo Musée de La Poste, Marie-Anne Teulat le 6/9/2016
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© Photo Musée de La Poste, Thierry Debonnaire le 6/9/2016

7 SP 38

Du 13 juin au 31 août 2016

Peintre, performeur, graffeur, colleur d’affiches, Sylvain Périer plus connu sous le pseudonyme de SP38 est né en 1960 en Normandie.

Il a étudié à l’Ecole des beaux-arts de Cherbourg.

Proche de la Figuration libre à ses débuts, il devient un membre très actif des squats artistiques parisiens et l’un des animateurs les plus zélés du mouvement underground « Zen copyright » .

En 1995, il s’installe à Berlin où il s’y taille une solide réputation. Il utilise Le bleu, le rouge et l’or, ses couleurs fétiches pour placarder sur les murs du monde entier des slogans et motifs en anglais ou en français.

Ces messages brefs, simples, ironiques, souvent poétiques et toujours efficaces en disent long sur sa vision de la société.

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SP 38 en pleine action © Photo Musée de La Poste, Thierry Debonnaire
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Le 9 juin © Photo Musée de La Poste, Thierry Debonnaire

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SP 38 © Photo Musée de La Poste, Thierry Debonnaire
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Le 10 juin © Photo Frédéric Soltan
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Palissade terminée © Photo Frédéric Soltan

8 Katre

Du 7 avril au 1er juin 2016

Pour le projet du Musée de La Poste, Katre a pris des photos durant la démolition à l’intérieur du bâtiment au 34 boulevard de Vaugirard, adresse du Musée de La Poste.

Katre débute le graffiti au début des années 90.

Il s’intéresse à l’architecture des lieux où il appose ses graffitis et prend de nombreuses photos. L’imaginaire des lieux en destruction le fascine. Il se met alors à lier les deux et son style évolue. Désormais il part d’une sérigraphie collée au mur sur laquelle il retravaille les lignes de fuites, prolonge certains éléments architecturaux avec un tracé coloré et incisif, créant ainsi une dynamique dans ses oeuvres.

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Katre en action
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© Photo Musée de La Poste, Thierry Debonnaire

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