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« Pour les chômeurs intellectuels » : une série de timbres au bénéfice des diplômés et des artistes en difficulté... C’était entre 1935 et 1940...

© Musée de La Poste, Paris / La Poste

« Pour les chômeurs intellectuels » : c’est la signature qui figure au bas d’une série de 22 timbres émise entre 1935 et 1940. Une indication parfaitement justifiée, la surtaxe de chacun de ces timbres étant destinée à venir en aide aux travailleurs diplômés ou aux artistes à la recherche d’emploi ou en difficulté. C’est la Confédération des Travailleurs Intellectuels (CTI) qui est à l’origine de l’initiative. Créée en 1920 par des scientifiques, cette association s’est donné pour but de soutenir les intellectuels laissés au bord du chemin. Pour elle, « le travailleur intellectuel est celui qui tire ses moyens d’existence d’un travail dans lequel l’effort de l’esprit, avec ce qu’il comporte d’initiative et de personnalité, prédomine habituellement sur l’effort physique ».

A force de lobbying (on disait plutôt d’intervention et de persuasion à l’époque) auprès de ses relais au parlement et du ministre Marius Roustan, la CTI obtient que le ministre des postes Georges Mandel donne son feu vert pour l’émission de ces timbres.

Les figures choisies pour les illustrer forment un panthéon républicain et national de gloires artistiques et scientifiques : Balzac, Hugo, Puvis de Chavannes, Debussy, Claude Bernard… ). Publicités, commentaires, articles dans la presse… Les timbres se vendent bien. Et contribueront à la mise en œuvre de différents chantiers qui permettront par exemple d’accueillir des « intellectuels » à l’Ecole Normale Supérieure ou encore aux Arts et Métiers… (RP)

En illustration, le timbre-poste de 1935 – « Un écrivain désargenté est assisté par la République », gravé en taille-douce par Désiré Bouchery d’après un dessin de René Grégoire.

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