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Pierre Béquet, toute une vie consacrée à la gravure

Dessinateur et graveur, Pierre Béquet avait réalisé plus de 700 timbres-poste. Il s’est éteint il y a quelques semaines. Hommage à un grand artiste.

C’est à l’école Estienne, dans l’atelier de René Cottet, que Pierre Béquet a véritablement commencé l’apprentissage de la gravure. Il a alors 16 ans et obtiendra quatre ans plus tard son CAP de graveur en taille-douce. Mais le jeune homme n’en reste pas là, l’année suivante, en 1953, il intègre les Beaux-arts de Paris et l’atelier de Robert Cami. L’école Estienne lui avait enseigné la maîtrise de l’outil, celle des Beaux-arts lui apportera le perfectionnement et l’enrichissement de ses connaissances.

Sa voie est désormais tracée. Lauréat de la Fondation Laurent Vibert, qui accueille de jeunes artistes en résidence sur le modèle de la Villa Médicis de Rome, il poursuit sa formation et se forge déjà de l’expérience. Son talent et son travail lui valent en 1960 le prix de Rome de la gravure en taille-douce. Et c’est l’année suivante qu’il dessine et grave sa première figurine postale : un timbre-taxe émis par le Congo sur le thème des moyens de transport des courriers. D’autres travaux suivront. Des timbres-poste pour la Côte française des Somalis, le Tchad, Monaco… Et en 1965, ce sera sa première création pour la France : le timbre émis à l’occasion du vingtième anniversaire de la naissance des maisons des jeunes et de la culture.

Pierre Béquet continuera toute sa vie à dessiner et graver. Plus de 700 timbres au total. Dont la Marianne de 1971, celui consacré à la découverte des îles Crozet et Kerguelen... Il réalisera aussi de très nombreux « cuivres » grand format... Les œuvres de ce passionné, généreux, toujours souriant, refléteront sa vie durant ses thèmes de prédilection : la mer, le vent, l’espace, la vitesse, le temps (son obsession)…

Pierre Béquet s’est éteint peu avant Noël, le 21 décembre. Egalement passionné d’écriture, il venait d’achever un ouvrage autobiographique intitulé « Itinéraire d’un artiste graveur en taille-douce ». Avec lui, la gravure a perdu un de ses grands serviteurs… (RP)

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