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Olivier Ciappa : « J’assume mes sources d’inspiration, mais cette Marianne n’est pas une copie de quelqu’un »

Le dessinateur de la nouvelle Marianne revient sur son travail, ses sources d’inspiration, ses autres collaborations avec La Poste. Et évoque aussi ses projets à venir…

Radios, télés, journaux, blogs, réseaux sociaux… , Olivier Ciappa est depuis deux jours l’objet de toutes les sollicitations. Et de tous les commentaires, de très enthousiastes - ce sont les plus fréquents - à franchement mécontents. D’abord parce qu’il est le dessinateur - avec David Kawena, peut-être un double imaginaire… - du nouveau timbre Marianne, dévoilé dimanche dernier par François Hollande. Mais aussi en raison du début de polémique suscité par ses propos sur les femmes qui l’auraient inspiré pour réaliser son projet.

Et en particulier Inna Shevchenko, une des fondatrices des Femen, icône féministe dérangeante jusqu’à être parfois honnie. « J’assume mes sources d’inspiration, mais au final cette Marianne, c’est une sorte de personnage « cartoon », pas une copie de quelqu’un, affirme Olivier Ciappa, c’est une synthèse de toute une série d’idées, de visages, de sentiments aussi. »

Ce n’est pas le premier timbre que l’artiste, également réalisateur et photographe, crée pour La Poste. Depuis deux ans, il collabore ainsi régulièrement - au départ à sa demande - avec les services de Phil@poste. « Sur des thèmes très différents, les poissons tropicaux, les championnats du monde de karaté en 2012, détaille-t-il, tout récemment j’ai aussi illustré le bloc sur le Tour de France 2013, et pour finir cette Marianne. » Dessiner la représentation symbolique de la République, il en rêvait depuis que le projet de Marianne du quinquennat a été lancé il y a plusieurs mois.

« Comme tous les créateurs de timbre, je pouvais participer au concours d’artiste organisé à cette occasion, raconte-t-il, mon idée, c’était de réaliser la Marianne que j’aurais voulu acheter, et quand j’ai su le week-end dernier que mon travail avait été retenu, c’était vraiment un beau moment. » Maintenant, Olivier Ciappa est déjà passé à autre chose (« Aux gens de se l’approprier désormais ce timbre »). Il s’apprête à repartir avec cette fois son appareil photo en bandoulière. Pour faire des clichés – et les exposer – dans des pays où l’homosexualité demeure pénalisée. En homme libre. Comme sa Marianne… (RP)

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