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Notre-Dame de Paris : gravée dans les mémoires et sur des timbres

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En 2004, La Poste émet ce timbre illustré de Notre-Dame au sein d’une série Portraits de région. Photo Claude Pinson.

Proie des flammes pendant de nombreuses heures, Notre-Dame de Paris a subi d’importants dommages. Pas irréversibles cependant semble-t-il.

La cathédrale, connue dans le monde entier, a fait l’objet de chansons, d’écrits, de tableaux… Et aussi de très nombreux timbres.

Autant de manières de la retrouver dans son intégrité en attendant la reconstruction à venir.

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Timbre émis en 1947. Dessin de Jules Piel.

Elle a été chantée. Par Ferré, Piaf, Mylène Farmer, Renaud, Damien Saez… Elle a été écrite. Par Hugo bien sûr, et aussi Balzac, Grainville, d’autres encore… Nerval l’a versifiée. Et tant de peintres l’ont couchée sur leurs toiles, David, Delacroix, Bouguereau, Matisse, Chagall…

La cathédrale Notre-Dame de Paris apparaît également dans d’innombrables films, beaucoup de documentaires… Dans des jeux vidéo…

Et sur combien de timbres (des dizaines et des dizaines… ), émis dans l’hexagone et partout dans le monde, comme autant de messagers porteurs de l’histoire lointaine et présente de la France.

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Timbre émis à l’occasion du huitième centenaire de la cathédrale. Dessiné et gravé par Claude Durrens

Des timbres qui rappellent huit siècles de spiritualité, de politique, de pouvoir, de culture, de révolte… De génie technique, d’innovation, d’oubli, de renaissance…

Si la cathédrale, qui a été en partie ravagée par un spectaculaire incendie attire depuis des lustres des millions de personnes – avec 14 millions de visiteurs par an, c’est le site le plus fréquenté du pays -, c’est en raison de cet universalisme, de toutes les richesses qu’elle porte en elle.

Édifice catholique, Notre-Dame symbolise ainsi également les racines, l’évolution, l’adaptabilité, la personnalité de la France et des Français.

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Timbre émis en 2010 dans la série Capitales européennes. Créé par Stéphane Humbert-Basset.

La persévérance aussi. La première pierre posée en 1162, les travaux de construction se sont achevés plus d’un siècle et demi plus tard, en 1345.

Avec sa toiture atteignant 35 mètres, ses clochers culminant à 69 mètres et sa flèche pointant à près de 100 mètres, Notre-Dame a longtemps été le bâtiment le plus haut de Paris.

Ce chef d’œuvre gothique a été remis en cause à la Renaissance. On lui reprochait alors d’être « barbare ». Au point à l’époque de recouvrir sa statuaire , ses arcades et beaucoup de ses murs de tentures.

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Timbre de la République Togolaise émis en 1980

Plus tard, les jugeant assombrissant, on a retiré les vitraux du Moyen-Age pour les remplacer par du verre blanc. On a aussi badigeonné les parois de pigment clair.

Sous la Révolution, Notre-Dame a perdu quelques-unes de ses statues, détruites, décapitées… Elle est devenue un temps « Temple de la Raison ».

Si Napoléon 1er y a été sacré empereur des Français, la cathédrale a ensuite été laissée à l’abandon. Au point qu’il a même été envisagé de la raser.

On doit en particulier à Victor Hugo sa conservation. En écrivant Notre-Dame de Paris, en sensibilisant l’opinion, l’auteur a largement contribué au déclenchement du programme de restauration mené au XIXe siècle par les architectes Lassus et Viollet-le-Duc.

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Timbre émis en 1982 par la République de Saint-Marin

Épargnée par les conflits (guerre de 1870, Commune, Première et Deuxième guerres mondiales), la cathédrale a bien failli disparaître lors de l’incendie qui s’est déclenché hier soir.

L’intervention rapide des pompiers et les moyens mis en œuvre ont permis de sauvegarder la structure de l’édifice.

Jusqu’à sa reconstruction, Notre-Dame restera gravée dans toutes les mémoires. Et les timbres y contribueront…

Rodolphe Pays

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