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NIcole Bayle : « Le matin, je fais de l’art postal, l’après-midi de la peinture et le soir du tricot »

L’artiste dieppoise Nicole Bayle était aujourd’hui en visite au Musée de La Poste. Elle n’avait encore jamais vu ses « Timbrés de conserve », acquis par le musée et désormais exposés dans les collections permanentes. Rencontre avec une artiste complète et attachante.

Nicole Bayle était en visite aujourd’hui au Musée de La Poste. Une rareté, elle n’aime pas voyager. Même si en réalité elle ne fait que ça à longueur de journées. Mais chez elle, là-bas, à Dieppe. « Je suis parisienne, du XVIIIe arrondissement, mais ça fait bien longtemps que j’ai quitté la capitale, raconte-t-elle, la proximité de la mer, c’est vivifiant, et à la fois ça me calme, j’en ai besoin ». Les journées de cette normande d’adoption sont diverses, variées, exotiques… et très organisées. La prof d’arts plastiques à la retraite n’arrête jamais. « Le matin, je fais de l’art postal, l’après-midi de la peinture, détaille-t-elle, et le soir du tricot. »

Enfin, du tricot, ça ne traduit que très partiellement l’intense et fructueuse ardeur que Nicole met à réaliser ses pièces géantes. Pas de petites moufles pour bébé, de gilet près du corps. Rien que des réalisations monumentales. Des tricots de 10, 20, voire 30 mètres de long. Qu’elle expose régulièrement un peu partout en France. « Toute ma vie, j’ai tricoté, je ne fais plus de symétrie aujourd’hui, explique-t-elle, j’intègre des motifs nouveaux, des couleurs, je révèle dans le tricot ce qui est dans mon cerveau ». Et le cerveau de Nicole regorge d’idées. Toujours. Qu’elle exprime à un débit qui essoufflerait presque ses interlocuteurs. Qu’elle s’adonne au mail art, à la peinture ou au tricot, l’inspiration est toujours là. « J’ai fait les arts appliqués, les arts décos, la fac, de l’histoire de l’art, égrène-t-elle sans forfanterie, alors forcément j’ai emmagasiné à peu près tout, en techniques, styles, approches. »

Si Nicole était au Musée, c’était pour voir ses « Timbrés de conserve », toute une série de couvercles de boîtes de conserve sur lesquels elle a collé des timbres évoquant des univers qui l’intéressaient. Ces timbres, elles les a prolongés, développés, emportés. Avec les mêmes couleurs, avec d’autres couleurs. Ce sont au final des dizaines de petits tableaux métalliques de 10 X 5 cm qui ravissent tous les visiteurs. On peut encore les admirer… pendant 3 jours. Après, un grand chantier de rénovation des espaces intérieurs du musée va démarrer. On reverra les œuvres de Nicole ensuite. Et d’ici là, elle aura forcément créé d’autres œuvres de mail art, d’autres tableaux, d’autres tricots. Beaucoup d’autres... (RP)

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