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Musée de La Poste/Palais Idéal du Facteur Cheval : l’architecte Philippe Amette et la musicienne Alice Julien-Laferrière évoquent leurs créations

Depuis plusieurs années, le Musée de La Poste et le Palais Idéal du Facteur Cheval, à Hauterives, s’associent autour de projets communs. Un partenariat qui s’est récemment traduit par l’appui du musée à la création d’un espace muséographique au Palais Idéal. Et via des concerts donnés dans celui-ci par un groupe musical que soutient le musée. Propos de l’architecte de ce nouveau lieu et de la créatrice du spectacle.

Le Musée de La Poste a contribué comme mécène à la création au printemps d’un espace muséographique au sein du Palais Idéal du Facteur Cheval.

Ce nouveau lieu dédié à Ferdinand Cheval est installé dans un bâtiment ancien contigu au Palais qui a été entièrement repensé et rénové. A ses côtés, L’Atelier, une « galerie » dédiée aux accrochages – le Musée de La Poste y présente une exposition itinérante sur l’histoire de La Poste – et aux animations pédagogiques. Philippe Amette, l’architecte qui a réalisé l’ensemble du projet, évoque sa démarche et la façon dont il a travaillé.

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Philippe Amette : « J’ai travaillé dans une démarche de modernité respectueuse du passé et de l’environnement. » (Photo Thierry Debonnaire).

« Le projet d’extension autour du Palais Idéal comprenait d’abord la recomposition d’un bâtiment existant – d’anciens abattoirs – afin d’abriter deux salles inédites consacrées au Facteur Cheval. Et d’autre part la création d’un espace d’exposition et de pédagogie, là où est installée « La Poste… Une histoire extraordinaire », la présentation du Musée de La Poste.

J’ai souhaité conserver des éléments caractéristiques de la bâtisse ancienne, – crochets et charpente à l’intérieur, galets à l’extérieur -, mais sans qu’ils apparaissent de façon ostentatoire pour ne pas détourner le public de sa visite. L’idée était de se conformer à une certaine sobriété villageoise.

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« L’Atelier », l’espace pédagogique et d’exposition du Palais Idéal (Photo Rodolphe Pays).

Même chose avec la construction neuve. J’y ai reproduit un faîtage à deux pentes identique à celui du vieux bâtiment, en contrariant seulement son orientation. A la différence de l’espace dédié à Ferdinand Cheval, j’ai voulu que ce lieu soit pénétré de lumière. Dans les deux cas, j’ai travaillé dans une démarche de modernité respectueuse du passé et de l’environnement. »

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L’Ensemble Artifices rejouera son spectacle « Sonne, sonne, cor de postillon ! » – donné ici le 19 septembre à Hauterives – le 2 novembre au studio Raspail de Paris. A l’arrière-plan, le bâtiment abritant le nouvel espace muséographique du Palais Idéal. (Photo Rodolphe Pays).

Un spectacle autour du cor de postillon… Avec de la musique (baroque), de l’histoire (postale), beaucoup de talents et de l’humour.

Cette création de l’Ensemble Artifices – avec lequel le Musée de La Poste a signé une convention de partenariat – a été jouée à deux reprises au Palais Idéal lors des récentes Journées du patrimoine.

Et le sera à nouveau le 2 novembre au studio Raspail à Paris. Alice Julien-Laferrière, la fondatrice de l’Ensemble, explique comment a été conçue cette œuvre originale.

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Alice Julien-Laferrière : « Des compositeurs ont repris la sonnerie du cor de postillon dans certaines de leurs oeuvres, et des philosophes comme Kierkegaard l’ont évoquée dans des écrits. » (Photo Thierry Debonnaire).

« J’aime la musique, l’histoire et la littérature. Et le spectacle Sonne, sonne, cor de postillon !, que soutient le Musée de La Poste, associe les trois. Ce projet est d’abord né d’un travail mené sur la période baroque. Ainsi, je savais que des sonates pour violon utilisaient la sonnerie du cor de postillon.

Bach, Vivaldi, Telemann, Haendel et d’autres compositeurs l’ont reprise dans certaines de leurs œuvres. Ce si bémol faisait partie de leur quotidien, ils l’ont intégré comme ils l’ont fait aussi du son de cloches d’églises ou de chants d’oiseaux. Des philosophes comme Kierkegaard ou des musicologues comme Burney ont également évoqué le cor de postillon dans des écrits. Autour d’une sélection de ces musiques et de ces textes, j’ai bâti un scénario qui intègre le personnage de Peter le postillon.

Avec les musiciens et le comédien qui m’accompagnent dans cette aventure au sein de l’Ensemble Artifices, nous avons déjà joué ce spectacle un peu partout en France ainsi qu’en Allemagne. »

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Propos recueillis par Rodolphe Pays

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