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« Marianne de la Jeunesse » : pour la gravure, Elsa Catelin n’a point son pareil

Autoportrait d’Elsa Catelin. En haut à droite, le poinçon de la « Marianne Lettre verte ».

Le blog l’évoquait hier, la Marianne du quinquennat, voulue par le Président de la République « Marianne de la Jeunesse », a été dessinée par Olivier Ciappa. Et elle a aussi été gravée par Elsa Catelin. Rencontre avec une belle artiste.

La relation d’Elsa Catelin avec la Marianne dévoilée le 14 juillet avait pourtant démarré par une petite déception. Celle de ne pas avoir eu son dessin retenu à l’issue du concours organisé en vue de l’émission de ce nouveau timbre de la République. Quinze autres projets avaient ainsi été sélectionnés en début d’année par un jury d’experts. Et trois d’entre eux, choisis mi-mars par des élèves d’une trentaine de classes de toutes les académies, avaient ensuite été soumis au Président de la République, à qui revenait la décision finale.

Et c’est la Marianne dessinée par Olivier Ciappa - et David Kawena, son double imaginaire… - qui l’a emporté (une large majorité des jeunes sollicités s’était aussi prononcée en faveur de ce projet). C’est à ce moment que le léger désappointement initial d’Elsa s’est envolé. « Dès la décision prise, on m’a annoncé que la gravure de cette nouvelle Marianne me serait confiée, raconte-t-elle, j’étais super contente, ça venait récompenser pas mal de travail et d’expérience accumulés depuis déjà des années. »

Titulaire d’une licence d’arts plastiques et diplômée des métiers d’art en gravure de l’école Estienne, Elsa a en effet été recrutée par Phil@poste en 2004. Et y a gravé pas moins de 70 timbres pour la France et l’étranger. « Une opportunité comme ça, c’est rare, et c’était pour moi un gros enjeu, explique Elsa, du coup la pression est vite montée, la mienne et celle de toute l’équipe de Phil@poste. » Quand elle a vu pour la première fois le dessin d’Olivier Ciappa, elle s’est un peu tranquillisée. « C’est un tracé très clair, très dessiné, se souvient-elle, j’ai compris tout de suite que sa gravure pourrait se faire sans difficultés majeures. »

Défi supplémentaire cependant, Elsa a dû graver deux poinçons (les plaques de métal utilisées pour les impressions « taille-douce » sur lesquelles sont reproduits en creux – et inversés – les dessins) : l’un pour la Marianne « Lettre prioritaire » et un autre un peu différent pour la « Lettre verte » (photo médaillon). « J’ai mis 5 jours pour chacun d’eux, à raison de 7 à 8 heures de travail quotidien, indique Elsa, entrecoupées de fréquentes visites de responsables pour voir si tout allait bien ». Et tout est allé bien.

De même pour la mise en page des produits dérivés (souvenir, document et gravure philatéliques… ) dont la création lui a également été confiée. Elsa n’en a pas tout à fait terminé avec la Marianne. Elle travaille déjà sur une déclinaison de la Marianne verte - sur le thème de l’air - qui sera émise à l’occasion de la prochaine Fête du timbre, les 12 et 13 octobre prochains. Et de déception, il n’y a désormais plus trace… (RP)

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