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Les fentes murales

Centre de tri-gare à Chartres

Il s’agit d’un ensemble de boîtes aux lettres murales du centre de tri-gare de Chartres (Eure-et-Loir).

Historique et contexte :

Consiste en un ensemble de six panneaux à fente, en alliage d’aluminium, installés dans le mur maçonné de la façade du centre de tri de la gare. Cet ensemble de six fentes est surmonté d’un panneau d’information vitré, cerclé du même métal.

A l’arrière, la partie réception est constituée de plusieurs caisses en bois permettant de recueillir le courrier posté par les usagers (incomplet et en mauvais état).

Destinations inscrites au-dessus des 6 bouches de Bal (de gauche à droite et haut vers bas) :

« Paris », « imprimés », « Départements »

« Eure et Loir », « Grosses lettres et étranger », « Avion »

Cette installation est datée approximativement de 1973 (d’après les photos du bâtiment conservées dans notre fonds) et donne à voir un exemple de mobilier urbain des PTT des années 1970, objet quasiment inédit dans les collections du Musée de La Poste. Il est en effet très difficile de « mettre la main » sur de telles pièces car lors de la démolition ou de la vente de tels bâtiments d’activité PTT, rares sont ceux qui estiment qu’elles puissent intéresser le patrimoine de La Poste. (Ou bien le musée est prévenu trop tard et ne peut intervenir à temps)

Cette opération de sauvetage a pu être réalisée grâce à deux personnes ayant travaillé sur ce site ou qui en avaient eu la gestion à une certaine époque et qui ont compris que cet ensemble pouvait revêtir un intérêt historique et un témoignage de l’activité industrielle de la Poste. Ces deux personnes appartiennent l’une à la Poste et l’autre à la SNCF.

Matériaux et technique :

Fonte d’aluminium, moulée et usinée ; assemblage des différents panneaux par rivet ou vis sur un mur ; Vitrine-panneau d’information scellé dans la maçonnerie à l’aide de pattes en métal.

Un nettoyage et une restauration en vue d’un remontage seraient nécessaires mais la pièce, en raison de la qualité naturelle de ses matériaux, a bien résisté à l’usure du temps.

Le prélèvement de cet équipement a été réalisé par les agents de la logistique du musée de La Poste à l’automne 2015 avec quelques difficultés mais avec beaucoup de professionnalisme.