Afficher le menu Masquer le menu

Le lancement de L’Hermione et des timbres rappellent l’homme que fut La Fayette

PNG - 97 ko
La Fayette peint par Joseph-Désiré Court.

Le nom de La Fayette n’est ignoré de personne. Une notoriété qui ne doit cependant pas toujours à l’homme qu’il fut. La rue et les célèbres galeries parisiennes contribuent un peu confusément à conserver sa mémoire. Mais la vie publique exceptionnellement riche et romanesque de La Fayette (1757-1834) mérite davantage qu’on s’y arrête. Et la philatélie – française, américaine… – y contribue…

Le 21 mars 1780, Gilbert du Motier quitte le port de Rochefort à bord de la frégate royale L’Hermione. Destination, Boston, sur la côte nord-est de ce qui deviendra bientôt les Etats-Unis d’Amérique. Plus connu sous le nom de La Fayette, le capitaine du navire a pour mission d’annoncer l’envoi de renforts français aux insurgés indépendantistes menés notamment par Georges Washington.

L’Hermione qui a quitté l’île d’Aix samedi dernier pour rejoindre les Etats-Unis est la réplique exacte du bateau de La Fayette. Un trois-mâts – dont le plus haut culmine à plus de 50 mètres – de 46,50 mètres de coque et de 11,50 mètres de maître-bau (plus grande largeur). Cette frégate identique à son aînée – un projet lancé il y a presque vingt ans – rend hommage à l’aventurier, à l’homme d’action qu’était La Fayette.

Cette traversée de l’Atlantique de 1780 n’était pas la première du marquis en Amérique. Trois ans auparavant, âgé de seulement 20 ans, il avait armé – malgré l’interdiction de Louis XVI, qui souhaitait alors maintenir une certaine neutralité dans le conflit entre les anglais et les indépendantistes – le bateau La Victoire. Avec pour objectif de rejoindre l’armée de Washington. L’étroitesse des liens qui unissent La Fayette aux Etats-Unis ne cessera dès lors jamais.

Il contribuera d’abord à la victoire décisive des insurgés lors de la bataille de Yorktown en 1781. A l’invitation de Georges Washington, La Fayette retournera outre atlantique en 1784. Happé par la révolution française, l’empire et la restauration, il ne reposera ensuite les pieds sur le sol américain que 40 ans plus tard. Sollicité par le Congrès, il fera alors en 1924 une tournée triomphale d’un an dans sa deuxième patrie.

Et puis, il prénomma son fils George Washington (le président américain eut d’ailleurs un temps le garçon en garde alors que La Fayette était prisonnier des prussiens). Enterré au cimetière de Picpus, à Paris, la tombe de Gilbert du Motier de La Fayette tombe est recouverte pour partie de terre venue des Etats-Unis…

Rodolphe Pays

JPEG - 28.7 ko
JPEG - 19.4 ko
Recevez les billets du blog par courriel :