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Le Prix Wepler-Fondation La Poste à Nathalie Léger et la Mention à Bertrand Schefer

La saison littéraire s’est poursuivie ce lundi avec l’attribution du 21e Prix Wepler-Fondation La Poste.

« C’étaient mes choix aussi, ces deux livres je les ai portés, soutenus de juillet à septembre lors des différentes rencontres avec les autres membres du jury, c’était pour moi très difficile de les départager, l‘un comme l’autre méritaient je crois le Prix. »

Agnès Kulifer se souviendra longtemps de cet été 2018 passé à lire la soixantaine de livres candidats au Prix Wepler-Fondation La Poste.

Tout comme ses « collègues » membres du jury tournant de ce prix – journalistes, critiques littéraires, libraires… -, cette postière de la direction du courrier (chaque année le jury compte un collaborateur de La Poste dans ses rangs) aura vécu une expérience inoubliable.

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Lundi soir à la brasserie Wepler, de g. à dr. : Gilbert Glavic, facteur montmartrois, Marie-Rose Guarniéri, fondatrice du Prix Wepler-Fondation La Poste, Agnès Kulifer, postière membre du jury et Philippe Wahl, président du groupe La Poste.

« C’était une aventure formidable, je souhaitais y participer depuis des années, continue-t-elle, les horizons diversifiés, les écritures originales que l’on découvre à travers ce prix m’avaient depuis toujours profondément intéressée. »

Le verdict est tombé hier soir : le Wepler-Fondation La Poste récompense Nathalie Léger pour son roman La robe blanche, et la Mention (le second prix) est attribuée à Bertrand Schefer pour Série noire.

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Les deux lauréats, Bertrand Schefer et Nathalie Léger.

Deux livres parus aux éditions P.O.L qui s’inspirent, qui partent de faits divers.

La Robe blanche revient – mais pas seulement, la mère de l’auteure tient aussi une grande place dans le livre – sur le périple mortel dans lequel s’était engagée une jeune artiste italienne, qui voulait au départ de Milan rejoindre Jérusalem. Habillée en robe de mariée pour symboliser les unions possibles et souhaitables entre des peuples aux cultures différentes.

Elle n’aura pas eu le temps de contourner la Méditerranée, elle a été violée et assassinée en Turquie le 31 mars 2008…

Fait divers également pour Série noire, qui retrace l’enlèvement en 1960 du jeune Roland Peugeot, héritier de l’empire automobile. Un forfait fomenté par une bande hétéroclite de pieds nickelés amateurs préoccupés de singer la jeunesse dorée de l’époque.

Les deux principaux protagonistes de l’affaire (dont l’un deux avouera avoir eu l’idée du rapt en lisant un roman de série noire) se feront prendre quelques mois plus tard menant grande vie avec l’argent de la rançon, flambant dans les casinos et les stations de ski, au volant de voitures de luxe et accompagnés de jolies filles dans les meilleurs palaces.

« Ce sont des auteurs qui ont déjà publié d’autres bons ouvrages et qui sont peu médiatisés, ajoute Agnès Kulifer, pour ces raisons aussi je suis d’autant plus contente qu’ils aient été récompensés. »

Rodolphe Pays

(photos David Raynal)

La robe blanche, de Nathalie Léger, et Série noire, de Bertrand Schefer, aux éditions P.O.L.

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