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Le Blog

Le blog officiel du Musée de La Poste accompagne au quotidien l’actualité du musée. Il traite de toutes ses activités : collections, expositions, animations, vente de produits culturels et philatéliques…

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Notre-Dame de Paris : gravée dans les mémoires et sur des timbres

18 avril 2019
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En 2004, La Poste émet ce timbre illustré de Notre-Dame au sein d’une série Portraits de région. Photo Claude Pinson.

Proie des flammes pendant de nombreuses heures, Notre-Dame de Paris a subi d’importants dommages. Pas irréversibles cependant semble-t-il.

La cathédrale, connue dans le monde entier, a fait l’objet de chansons, d’écrits, de tableaux… Et aussi de très nombreux timbres.

Autant de manières de la retrouver dans son intégrité en attendant la reconstruction à venir.

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Timbre émis en 1947. Dessin de Jules Piel.

Elle a été chantée. Par Ferré, Piaf, Mylène Farmer, Renaud, Damien Saez… Elle a été écrite. Par Hugo bien sûr, et aussi Balzac, Grainville, d’autres encore… Nerval l’a versifiée. Et tant de peintres l’ont couchée sur leurs toiles, David, Delacroix, Bouguereau, Matisse, Chagall…

La cathédrale Notre-Dame de Paris apparaît également dans d’innombrables films, beaucoup de documentaires… Dans des jeux vidéo…

Et sur combien de timbres (des dizaines et des dizaines… ), émis dans l’hexagone et partout dans le monde, comme autant de messagers porteurs de l’histoire lointaine et présente de la France.

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Timbre émis à l’occasion du huitième centenaire de la cathédrale. Dessiné et gravé par Claude Durrens

Des timbres qui rappellent huit siècles de spiritualité, de politique, de pouvoir, de culture, de révolte… De génie technique, d’innovation, d’oubli, de renaissance…

Si la cathédrale, qui a été en partie ravagée par un spectaculaire incendie attire depuis des lustres des millions de personnes – avec 14 millions de visiteurs par an, c’est le site le plus fréquenté du pays -, c’est en raison de cet universalisme, de toutes les richesses qu’elle porte en elle.

Édifice catholique, Notre-Dame symbolise ainsi également les racines, l’évolution, l’adaptabilité, la personnalité de la France et des Français.

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Timbre émis en 2010 dans la série Capitales européennes. Créé par Stéphane Humbert-Basset.

La persévérance aussi. La première pierre posée en 1162, les travaux de construction se sont achevés plus d’un siècle et demi plus tard, en 1345.

Avec sa toiture atteignant 35 mètres, ses clochers culminant à 69 mètres et sa flèche pointant à près de 100 mètres, Notre-Dame a longtemps été le bâtiment le plus haut de Paris.

Ce chef d’œuvre gothique a été remis en cause à la Renaissance. On lui reprochait alors d’être « barbare ». Au point à l’époque de recouvrir sa statuaire , ses arcades et beaucoup de ses murs de tentures.

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Timbre de la République Togolaise émis en 1980

Plus tard, les jugeant assombrissant, on a retiré les vitraux du Moyen-Age pour les remplacer par du verre blanc. On a aussi badigeonné les parois de pigment clair.

Sous la Révolution, Notre-Dame a perdu quelques-unes de ses statues, détruites, décapitées… Elle est devenue un temps « Temple de la Raison ».

Si Napoléon 1er y a été sacré empereur des Français, la cathédrale a ensuite été laissée à l’abandon. Au point qu’il a même été envisagé de la raser.

On doit en particulier à Victor Hugo sa conservation. En écrivant Notre-Dame de Paris, en sensibilisant l’opinion, l’auteur a largement contribué au déclenchement du programme de restauration mené au XIXe siècle par les architectes Lassus et Viollet-le-Duc.

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Timbre émis en 1982 par la République de Saint-Marin

Épargnée par les conflits (guerre de 1870, Commune, Première et Deuxième guerres mondiales), la cathédrale a bien failli disparaître lors de l’incendie qui s’est déclenché hier soir.

L’intervention rapide des pompiers et les moyens mis en œuvre ont permis de sauvegarder la structure de l’édifice.

Jusqu’à sa reconstruction, Notre-Dame restera gravée dans toutes les mémoires. Et les timbres y contribueront…

Rodolphe Pays

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La passion selon Jean-Claude Labbé : cinquante ans de collection ininterrompue d’histoire postale

25 mars 2019
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Plus de cinquante ans que Jean-Claude Labbé arpente les allées des brocantes, vide-greniers et autres foires à tout de l’ouest de la France à la recherche de perles postales.

Des collectionneurs, il n’en manque pas. Mais des passionnés tel que Jean-Claude Labbé, ça n’est pas si fréquent.

Depuis plus d’un demi-siècle, cet infatigable chineur arpente les allées des brocantes, vide-greniers et autres foires à tout de l’ouest de la France à la recherche de perles postales.

Et il en a amassées des milliers, dont beaucoup sont exposées régulièrement.

Il y a des anecdotes qui en disent long sur les gens, parfois bien plus que d’interminables entretiens.

Elles révèlent d’un trait les ressorts d’une personnalité, la volonté, l’énergie, la pugnacité… Et mieux encore, témoignent à l’occasion d’une totale et inextinguible passion.

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Le bureau de Jean-Claude Labbé est un authentique petit musée. Il n’y a que la fenêtre de la pièce pour ne pas être obstruée par une vitrine remplie de trésors.

Celle qui anime – on peut même dire envahit – Jean-Claude Labbé depuis l’adolescence, l’attrait irrépressible et parfaitement assumé pour tout ce qui concerne l’histoire postale, est ainsi dévoilée à travers une habitude peu banale prise alors qu’il était encore en activité.

Postier aujourd’hui retraité, Jean-Claude a fait toute sa carrière au centre de tri de Caen, en Normandie. Exclusivement en service de nuit. Et certaines aubes post-professionnelles sont édifiantes.

« En principe, on finissait la vacation à 6 heures du matin, mais le samedi surtout, je m’arrangeais pour partir un peu plus tôt, raconte-t-il, je ne rentrais pas chez moi, je filais alors aussitôt vers les brocantes ou les vide-greniers organisés dans la région. »

Tout est dit. En collectionneur avisé, Jean-Claude savait que les bonnes affaires se négocient au petit matin.

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Jean-Claude possède des dizaines de boîtes à timbres. Toutes plus belles, plus fines et délicates les unes que les autres. En argent, en ivoire, en bois, en carton...

Et des perles rares dénichées aux aurores, il en a accumulées des centaines, des milliers. Passion, quand tu nous tiens, la chasse aux timbres, lettres, objets postaux de toutes sortes se poursuit aujourd’hui encore inlassablement.

Son domicile, situé aux confins de la Normandie, à quelques centaines de mètres de sa Bretagne natale, est à lui-seul une preuve intangible de l’appétit permanent de son propriétaire pour toutes ces « reliques » qui évoquent la longue histoire de la Poste et un peu aussi celle de la France.

Le bureau de Jean-Claude est un authentique petit musée. Il n’y a que la fenêtre de la pièce pour ne pas être obstruée par une vitrine remplie de trésors. Les couloirs de la maison font figure de salles annexes. Le salon et la cuisine ne sont pas non plus épargnés.

Pas plus que l’atelier, où Jean-Claude procède de temps en temps à de méticuleuses restaurations d’objets.

Et c’est même jusque dans le jardin que l’on retrouve des traces de son addiction : plusieurs boîtes aux lettres de toutes les époques y trônent en différents endroits.

« J’ai commencé par collectionner les timbres, j’avais 16 ans, et j’ai embrayé assez vite sur les objets, pas forcément postaux à l’époque, se rappelle-t-il, c’étaient les débuts des chiffonniers d’Emmaüs, lancés par l’Abbé Pierre, dans mon coin de Bretagne ils nous autorisaient à fouiller dans leur réserves, on y glanait de petites merveilles. »

Le virus, le goût d’amasser des choses, était pris. Définitivement. Service militaire accompli, Jean-Claude intègre la Poste et adhère aux Postiers philatélistes (future Philapostel) du Calvados. Il y rencontre notamment Jean-Claude Coste, le président de l’association – auquel il succèdera quelques années plus tard -, grand collectionneur de boîtes à timbres.

Ces petites antiquités de toutes les époques plaisent beaucoup à Jean-Claude. « Un jour, j’en ai ai vu une chez mes beaux-parents, ils ne savaient pas ce que c’était, n’en connaissaient pas l’usage, explique-t-il, ça a démarré comme ça, je me suis mis à en rechercher dans les brocantes, les vide-greniers, les foires à tout. »

Plusieurs décennies après, Jean-Claude en possède des dizaines. Toutes plus belles, plus fines et délicates les unes que les autres. En argent, en ivoire, en bois, en carton… Des miniatures en forme d’enveloppe, de boîte aux lettres…

De boîtes aux lettres, des « vraies », Jean-Claude n’en manque pas non plus. Si quelques-unes sont installées dans son jardin, d’autres sont accrochées dans différents recoins de sa maison.

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Jean-Claude a déniché de nombreuses boîtes aux lettres. Si quelques-unes sont installées dans son jardin, d’autres sont accrochées dans différents recoins de sa maison.

« Un jour, des amis anglais philatélistes m’ont demandé si je pouvais leur obtenir une boîte aux lettres française, j’avais un collègue qui s’occupait du parc des boîtes pour le département du Calvados, il m’en a trouvé une réformée pour eux, se souvient Jean-Claude, je me suis dit et pourquoi pas moi, ma quête de boîtes aux lettres a démarré comme ça. » Sa plus belle « prise », une boîte en bois de 1860. Un « must », une rareté obtenue auprès d’un directeur des postes lui aussi passionné par l’histoire de son entreprise.

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Boucle de ceinturon attestant de la qualité de convoyeur du courrier.

Parmi les pièces très anciennes qu’il a pu réunir, on trouve notamment un livret de postillon (affecté au relais de poste de Pontorson) de 1829, un livret de messager (les employés qui assuraient les liaisons « transverses » aux routes de poste) de 1777.

« J’avais également une médaille de Courrier du roi de 1786 trouvée dans une kermesse d’école, une pièce assez exceptionnelle que j’ai vendue un bon prix pour acheter d’autres choses, évoque-t-il avec une pointe de nostalgie, je regrette aujourd’hui de m’en être séparé, il y a peu de chances que je puisse un jour en retrouver une identique. »

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Jean-Claude possède une kyrielle de « petits » objets : casquettes et sacoches de facteurs, tampons de bureaux, maquettes de véhicules postaux, tasses, assiettes ou cendriers décorés de motifs postaux...

Si Jean-Claude possède une kyrielle de « petits » objets – casquettes et sacoches de facteurs, tampons de bureaux, maquettes de véhicules postaux, tasses, assiettes ou cendriers décorés de motifs postaux… -, il détient également quelques pièces beaucoup plus volumineuses.

Comme cette façade de guichet « 1900 » et son mobilier (casier de tri, machine à oblitérer… ), une structure monumentale en chêne extraite dans les années 1980 d’un grenier de la direction de La Poste de l’Orne.

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Façade de guichet « 1900 », une structure monumentale en chêne extraite dans les années 1980 d’un grenier de la direction de La Poste de l’Orne.

Ou encore ces plaques émaillées, enseignes de bureaux de poste, parfois de plus de 3 mètres de long.

Autant de supports dont Jean-Claude se sert volontiers pour habiller les expositions qu’il présente régulièrement dans l’ouest de la France. En particulier à Mellé, le village d’Ille-et-Vilaine dont il est originaire.

« Cela fait 5 ans que j’expose là-bas, c’est un bel endroit, un enclos paroissial habituellement dédié à l’espace et à la nature, indique-t-il, le thème de l’accrochage de cet été sera la lettre, le plaisir d’écrire, le beau papier à lettre. »

Passionné de documents écrits, de calligraphie, de marcophilie (« Ma première passion »), Jean-Claude invitera les visiteurs à notamment s’intéresser aux enveloppes remarquables dont il a pu se rendre au fil du temps acquéreur.

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Deux lettres de mai 1941 destinées au Maréchal Pétain portant les cachets et indications du bureau de poste du Havre et des ambulants.

Comme celles destinées au Maréchal Pétain, envoyées du Havre en mai 1941, qui comporte la particularité – faut-il y voir un signe politique, une intention… – d’avoir été « recommandée d’office » (comme c’est l’usage pour les envois destinés aux chefs de l’Etat) non pas par le bureau de poste récepteur mais par les ambulants en charge de l’acheminement ferroviaire du courrier.

Et peut-être Jean-Claude y exposera-t-il quelques-unes de ses postes enfantines, choisies parmi l’impressionnante série de « marchandes » postales – dont certaines en « Playmobil » – qu’il a rassemblées depuis des années.

Il y a des expos qui en disent long sur les gens qui les préparent. Celle-ci ne manquera évidemment pas de rappeler la passion et l’enthousiasme définitifs de Jean-Claude Labbé pour l’univers postal.

Rodolphe Pays

Jean-Claude Labbé possède une série impressionnante de postes enfantines, véritables « marchandes » de la Poste…

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Le 170e anniversaire du premier timbre Français se fête cette fin de semaine au Salon philatélique de printemps

13 mars 2019

Le 40e Salon philatélique de printemps ouvre ses portes jeudi 14 mars.

L’occasion pour La Poste de fêter le 170e anniversaire du premier timbre Français.

Et pour les associations soutenues par le Musée de La Poste – Société des amis du Musée de La Poste, Art du Timbre Gravé – d’aller à la rencontre des visiteurs.

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Le premier timbre émis au monde – le 1er mai 1840 -, le célèbre Black Penny, à l’effigie de la reine Victoria.

Moins d’un siècle après la bataille de Fontenoy, « Messieurs les Anglais » n’attendirent pas que des officiers Français les invitent à « tirer les premiers ». On n’était cependant plus sur un champ de bataille, mais sur le terrain de l’économie, de la modernité.

Mieux que des tirs, ce sont des tirages que les sujets de sa gracieuse Majesté s’empressèrent alors de réaliser. Ceux du premier timbre émis au monde, le célèbre Black Penny, à l’effigie de la reine Victoria. C’était le 1er mai 1840.

La France mit quelques années avant de s’y mettre à son tour. Pas moins de neuf. Ce n’est en effet qu’en janvier 1849 que fut émis le 1er timbre Français, le Cérès 20 centimes noir. Nouvelle situation politique oblige, il porte les « couleurs » de la République, celles de la déesse des moissons.

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Une Feuille et un Bloc sont émis à l’occasion du Salon philatélique de printemps pour marquer le 170e anniversaire du premier timbre Français

Pour autant, l’événement passe relativement inaperçu. Le régime étant encore faible, les journalistes ont d’autres sujets à traiter. Et l’utilisation du timbre s’en ressent : fin 1949, seuls 10% des lettres en étaient affranchies.

Mais 10 ans plus tard, c’est cette fois 85% du courrier qui arboraient une petite vignette postale. Pas le Cérès cependant : beaucoup de personnes le réutilisant en raison de la difficulté à faire apparaître les oblitérations sur la couleur noire, il fut retiré de la vente dès la fin de l’année 1850.

170 ans que le premier timbre Français est né. Un événement qui sera fêté lors du 40e Salon philatélique de printemps qui se tient à Paris cette fin de semaine. L’occasion pour La Poste de proposer plusieurs émissions à tirage limité (feuille complète, bloc… ).

Les visiteurs du salon pourront également profiter d’autres émissions de Phil@poste : Fontaine Saint-Michel, Métiers d’art-tailleur de cristal, Capitales européennes-Helsinki

Et retrouver les négociants, les délégations étrangères, les associations soutenues par le Musée de La Poste telles que l’Art du Timbre Gravé (ATG), qui proposera notamment des démonstrations de gravure, la Société des amis du Musée de La Poste (SAMP)…

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Le Salon philatélique de printemps se tient à Paris, à l’espace Champerret

Philatélistes aguerris ou en devenir, amoureux d’histoire, d’art, allez-y… les premiers…

C’est toute cette fin de semaine, porte de Champerret à Paris.

Rodolphe Pays

Salon philatélique de printemps/6e biennale philatélique de Paris, du 14 au 16 mars, de 10 h à 18 h, Espace Champerret, 6 rue Jean Ostreicher, Paris 17e. Entrée libre.

En savoir plus

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Le point sur la rénovation du Musée de La Poste

7 mars 2019
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Les plateaux de présentation des collections pourront prochainement recevoir les vitrines.

La rénovation du Musée de La Poste se poursuit. Elle est désormais en bonne voie.

Le point sur le chantier.

Si son terme est désormais en vue, la rénovation du Musée de La Poste n’aura pas été une entreprise anodine.

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Les plateaux de présentation des collections pourront prochainement recevoir les vitrines.

Avec, d’un bout à l’autre de son déroulement, un chantier par nature complexe (façade classée, démolition/reconstruction à mener de front – opération toujours délicate -, précautions nécessaires liées au voisinage et à l’environnement… ).

Désormais l’ouvrage est bien dessiné. Le gros œuvre – murs, plateformes, escaliers, puits de lumière… – est terminé depuis un moment déjà. Les installations techniques – électricité, sécurité, télécommunications, climatisation, tuyauteries… – aussi.

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Les futurs bureaux des collaborateurs du musée

Le cloisonnement des différents espaces – plateaux de présentation des collections, galerie d’exposition, salles d’animation, boutique, bureaux du personnel… – est également achevé.

La pose des revêtements – peintures, résines, toiles, planchers… – est aujourd’hui très avancée.

Les étapes à venir : finitions, aménagement du puits de lumière, installation des vitrines, puis des pièces présentées, vérifications des conditions de présentation de ces pièces, mise en place de l’exposition de réouverture, équipement de la boutique, des salles d’animations, agencement des bureaux du personnel…

Encore un peu de patience, la réouverture approche…

Rodolphe Pays

(photos Thierry Debonnaire)

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Deux collectors de timbres émis pour les 130 ans de la Tour Eiffel

4 mars 2019
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Pour les 130 ans de la Tour Eiffel, La Poste émet le 14 mars deux collectors de timbres

Édifiée pour l’exposition universelle de 1889 afin de célébrer le centenaire de la Révolution Française, la Tour Eiffel porte aujourd’hui ses 130 ans avec la même superbe.

La Poste marque cet anniversaire en émettant le 14 mars deux collectors rendant hommage à la vieille dame de fer. « Elle s’effondrera rapidement et tuera des milliers de personnes », « Les visiteurs en parvenant à son sommet seront asphyxiés »… Des cartons du projet à son achèvement, les prophéties les plus catastrophistes ont accompagné son édification.

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Le projet de Gustave Eiffel a au départ essuyé beaucoup de critiques, y compris de la part de personnalités telles que l’architecte Charles Garnier, Maupassant, Huysmans…

D’ailleurs encouragées par nombre de personnalités parmi les plus remarquables de l’époque – l’architecte Charles Garnier lui-même, Maupassant, Huysmans, Dumas fils… -, qui ne voyaient dans l’entreprise que chimères ou profanation (l’œuvre terminée, beaucoup de ceux-là s’empressèrent de témoigner leur regret de s’être laissés aller à ces critiques hasardeuses).

Bien avant, l’avènement du train avait fait pousser les mêmes cris d’orfraie Comme bien après la construction de la pyramide du Louvre.

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La convention « relative à la Tour Eiffel », signée le 8 janvier 1887.

Autant de bégaiements et de vociférations aujourd’hui (et depuis des lustres) sans objet : déjà 130 ans que la Tour Eiffel trône au cœur de Paris. Et La Poste s’appuie sur cet anniversaire pour émettre deux collectors célébrant le monument le plus emblématique de la capitale.

Il n’aura cependant fallu qu’à peine plus de deux années – de 1887 à 1889 – pour bâtir ce chef d’œuvre de métal. Pourtant le plus spectaculaire de l’époque, avec ses 300 mètres de hauteur. Et pas plus de 250 ouvriers présents sur le chantier.

Si la tour porte le nom du célèbre ingénieur Français (architecte d’une multitude d’ouvrages réalisés en France comme à l’étranger (Algérie, Espagne, Hongrie, Portugal, Suisse, Turquie, Viêt Nam… ), sa conception doit beaucoup à Emile Nouguier et Maurice Koechlin, deux collaborateurs de Gustave Eiffel.

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Maurice Koechlin et Emile Nougier, les deux collaborateurs de Gustave Eiffel qui sont à l’origine du projet

Ce sont eux en effet qui ont les premiers eu l’idée de ce projet métallique et futuriste. Eiffel s’est rangé à leur opinion. Et s’y est ensuite entièrement consacré.

Le chantier a connu quelques vicissitudes. Notamment une grève des ouvriers, qui s’est soldée par une augmentation substantielle de leurs salaires. Et malgré la singularité et la complexité de ce projet, seul un accident mortel a été à déplorer (un « bilan » rare pour l’époque).

Inaugurée le 31 mars, la Tour Eiffel a été « l’attraction » incontestée de l’exposition universelle de 1889. Elle le reste encore aujourd’hui pour les millions de visiteurs qui viennent à Paris.

Rodolphe Pays

Collectors 1889/2019 – 130 ans de la Tour Eiffel (4 timbres « lettre verte », 4 timbres « international », création Sophie Beaujard – Création Huitième Jour -, visuels Musée Carnavalet/Neurdein/TopFoto/Roger Berson/Albert Harlingue/Roger-Viollet.

Collectors disponibles à compter du 18 mars à la boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15e. Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à18 h. Tél . : 01 53 71 98 49.

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Jame’s Prunier a créé le timbre commémorant le 50e anniversaire du premier vol du supersonique franco-anglais « Concorde »

21 février 2019
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Même sur des liaisons essentiellement réduites à la traversée de l’atlantique, le supersonique franco-anglais « Concorde » va exister avec panache de 1976 à 2003.

Le 2 mars 1969, le prototype 001 de Concorde effectue son premier vol.

Pour marquer le cinquantenaire de cet événement, La Poste émet le 4 mars un timbre et une mini-feuille créés par le peintre et illustrateur passionné d’aviation Jame’s Prunier.

Il a établi et provoqué toutes sortes de records. Il est avant tout allé plus haut, plus vite que ses semblables (pas que ses concurrents, puisqu’il n’en avait pas). Il a été le premier à utiliser des techniques devenues aujourd’hui règles communes.

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Pour marquer le cinquantenaire du premier vol de « Concorde », La Poste émet le 4 mars un timbre et une mini-feuille créés par le peintre et illustrateur passionné d’aviation Jame’s Prunier

Des dizaines de timbres lui ont été consacrés. Un homme d’affaires anglais l’a emprunté plus de 700 fois…

Il a suscité la fierté, l’émerveillement, favorisé des ententes réputées improbables. Il a aussi fait naître la jalousie de certains de ceux qui avaient renoncé à suivre les mêmes traces. Il était et restera unique.

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La « mini-feuille »…

On le regarde aujourd’hui – et pas que dans l’hexagone – comme on regardait le France, avec admiration et nostalgie. Le Concorde a pris sa retraite après à peine trente ans de très bons et très loyaux services.

A son corps défendant. Parce qu’à être singulier, il dérangeait trop, s’était attiré les foudres des bien-pensants, des bien-puissants. C’était il y a plus de quinze ans déjà.

L’aventure trouve ses sources à la fin des années 1950. Face au développement des liaisons aériennes, Américains, Anglais, Français et Russes songent alors à fabriquer des avions civils supersoniques.

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L’homme d’affaires anglais Fred Finn (ici dans le cockpit de l’avion) a volé pas moins de 718 fois sur « Concorde » entre 1976 et 2003.

Pour des raisons techniques et d’oppositions politiques (liées notamment à l’environnement), les Etats-Unis renoncent rapidement.

Les Soviétiques mirent eux en service le Tupolev Tu-144 au début des années 1970, mais deux accidents successifs limitèrent considérablement les vols de passagers (au profit du transport de fret, qui cessa en 1983).

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Maquette dessinée par Paul Langelle du timbre « Concorde Paris-Rio de Janeiro 1976 »

Anglais et Français persévérèrent et finirent par s’unir. Le projet Concorde démarrait. Jusqu’au premier vol – au-dessus de Toulouse – du prototype 001, le 2 mars 1969, il y a tout juste un demi-siècle. L’odyssée était lancée. Elle se révèlera belle et douloureuse à la fois.

Le choc pétrolier de 1973, l’absence de soutien aux USA, les questions environnementales (consommations de carburant et bruit des quatre turboréacteurs) vont rendre difficiles l’exploitation commerciale de l’avion

Mais malgré tout, même sur des liaisons essentiellement réduites à la traversée de l’atlantique, Concorde va exister avec panache de 1976 à 2003 (l’accident de juillet 2000 après le décollage de Roissy précipitera la fin de la saga).

Paris/New-York en 3 h 30, et New-York/Paris, en raison des vents favorables, en 3 h. A Mach 2. A 16 00 mètres. Lors de chaque vol, la centaine de passagers embarqués est subjuguée…

Concorde reste aujourd’hui encore l’unique avion de ligne ayant accompli des liaisons internationales supersoniques régulières. Plus qu’un avion… un mythe.

Rodolphe Pays

Timbre 50e anniversaire du premier vol du Concorde, création Jame’s Prunier, mise en page Nicolette Humbert, contour mini-feuille Bruno Ghiringhelli, impression héliogravure.

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Jame’s Prunier.

Timbres disponibles à compter du 4 mars à la boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15e. Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à18 h. Tél ; : 01 53 71 98 49.

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Les « enveloppes » de Christian Debout parlent d’amour, rendent hommage, éloignent l’oubli…

18 février 2019
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Christian Debout et « L’enveloppe blanche » (photo Tiphaine).

Christian Debout crée depuis longtemps des tableaux et des sculptures reproduisant des versos d’enveloppes.

Il a exposé certaines de ces œuvres au Musée de La Poste il y a quelques années.

Et deux d’entre elles figureront au sein des collections à la réouverture du musée.

Les sources de l’intérêt jamais démenti de Christian Debout pour les enveloppes remontent à loin.

Enfant, il avait vu son père collectionner les timbres, conserver des lettres… L’attirance vers ces feuilles de papier savamment pliées, porteuses et gardiennes de messages mystérieux, sans doute inconsciemment pointait déjà.

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C’est au cours d’un séjour aux Cyclades que Christian Debout, alors étudiant aux Beaux-arts, observe la proximité géométrique des « idoles » cycladiques et des enveloppes traditionnelles

Mais c’est un peu plus tard, lors d’un séjour sur les îles Cyclades que tout s’est déclenché.

Le jeune étudiant aux Beaux-arts y découvre alors les « idoles » de la civilisation cycladique. Les visages stylisés de ces statues datant de 5000 ans, leurs bras croisés à l’identique le fascinent…

Ces lignes simples, géométriques, symétriques qui se rejoignent l’interpellent : l’analogie avec le verso des enveloppes traditionnelles lui saute aux yeux.

A la forme, s’ajoute aussi le fond. S’agrège en effet à cette révélation esthétique le fait que sa femme, argentine, vit à ce moment-là de l’autre côté de l’Atlantique.

« Pas de portable, d’internet, de moyens immédiats de communication à l’époque, le seul lien c’était le courrier, rappelle Christian Debout, les lettres que nous échangions, parfois longues à parvenir, étaient précieuses, vitales, et l’arrivée d’une enveloppe tant attendue un enchantement. »

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« L’enveloppe rouge », une huile sur toile de la première période des « enveloppes » (1979-1981) de l’artiste.

C’est la fin des années 1970, démarre alors chez le jeune artiste une période créative largement consacrée à ces pourvoyeuses de nouvelles. Il peint ainsi une série de toiles – des petits puis des grands formats – reproduisant des versos d’enveloppes.

Pour la plupart des monochromes aux couleurs vives (« Pour que les teintes continuent de flamber, j’utilisais notamment des pigments broyés à l’huile »).

Le sculpteur César, dont il est alors l’assistant, apprécie ce travail et l’encourage. « Il m’a même dit un jour qu’il regrettait un peu de ne pas avoir eu l’idée de concevoir ces enveloppes », sourit Christian.

Ces œuvres sont exposées, reçoivent un bel accueil.

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A gauche, les coupes gagnées par le père de Christian Debout dans des compétitions d’athlétisme se sont transformées en enveloppe (« Une manière de rendre hommage »).

Et Christian Debout passe à autre chose, poursuit son parcours artistique. Travaille aussi pour le théâtre, le cinéma. Mais les enveloppes ne disparaissent pas pour autant de sa tête.

Vers les années 2000, il s’y remet. En peint de nouvelles. Et décide aussi d’en faire à partir d’objets de toutes sortes. Mais tout en respectant son postulat de départ : figurer le verso (« Le seul côté intéressant, original, l’ouverture et la fermeture… »).

Métal, bois, rideaux, végétaux… , tout concourt à cette nouvelle frénésie d’enveloppes. Les coupes gagnées par son père dans des compétitions d’athlétisme (« Je n’aime pas les trophées, mais c’était une manière de lui rendre hommage »), les boutons de sa mère couturière (« Je ne voulais pas les jeter, ils ont un autre usage, mais c’est aussi une pensée pour elle), des fers à béton, une pelle du jardin…

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Tiphaine, artiste peintre (auteure d’une série de tableaux sur les rois de France) et son mari Christian Debout.

Christian Debout continue aujourd’hui encore d’en créer, les expose, les vend…

Et deux de ses œuvres figureront dans les salles des collections à la réouverture – désormais très prochaine – du Musée de La Poste.

Rodolphe Pays

En savoir plus sur Christian Debout

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Dans le Pas-de-Calais, le musée des ambulants postaux d’Oignies fait peau neuve

18 février 2019
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Aux côtés des musées du chemin de fer et de la mine, le centre Denis Papin d’Oignies (62) accueille le musée des ambulants postaux

Des cheminots, mineurs et postiers ambulants à la retraite font vivre près de Lens des musées consacrés à leur ancien métier.

Une visite originale et passionnante…

Si pas mal d’entre eux ont cessé leurs activités professionnelles pour faire valoir leurs droits à une retraite plutôt bien méritée, ils ne chôment pas pour autant Loin s’en faut. Pour le plaisir, le leur et celui de leurs visiteurs, ils continuent de travailler.

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Le musée du chemin de fer présente notamment des maquettes et des circuits exceptionnels

Avec exactement les mêmes détermination et application que lorsqu’ils exerçaient leur profession.

Une manière pour les uns et les autres de vivre – bien que différemment – la passion de leur métier qu’ils ont toujours chevillée au corps.

Les ex-cheminots persistent à faire siffler la vapeur. Quant aux anciens mineurs, ils « rejouent » eux l’extraction du charbon.

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Les anciens mineurs racontent l’extraction du charbon.

Et les postiers ambulants pensionnés refont les lignes qui rayonnaient la nuit vers toutes les agglomérations de l‘hexagone.

Trois métiers, trois musées réunis sur un site mis à disposition par la municipalité d’Oignies, à une quinzaine de kilomètres à l’est de Lens.

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Avant la restauration…

D’un côté des ateliers où l’on met au point des trains de toutes échelles, où l’on présente des maquettes et des circuits exceptionnels ; d’un autre, des galeries et des salles qui racontent les journées des « gueules noires » ; et au milieu, les wagons postaux où l’on triait le courrier destiné à être distribué le lendemain partout en France.

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Et après…

« Faire visiter, enrichir les collections, améliorer les présentations, c’est ce que nous faisons au fil de l’eau, explique Elie Ramon, le président de l’Association pour la conservation d’ambulants postaux ferroviaires (ACAPF), mais le très gros entretien est également important, et c’est ce à quoi nous nous sommes attachés l’an dernier en rénovant plusieurs de nos wagons. »

Avec le soutien de la Fédération nationale des associations de personnel de La Poste et d’Orange pour la recherche historique (FNARH) et la Direction nationale des activités sociales de La Poste (DNAS), une entreprise spécialisée a ainsi restauré extérieurement – étanchéité et peinture – une « allège », un wagon utilisé exclusivement pour le transport du courrier.

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« Pour la saison 2019, nos visiteurs pourront apprécier au mieux nos véhicules et les collections qu’ils abritent. » Elie Ramon

« Parallèlement, nous avons aussi nous-mêmes réhabilité deux autres wagons, poursuit Elie Ramon, c’est ainsi que pour la saison 2019, nos visiteurs pourront apprécier au mieux nos véhicules et les collections qu’ils abritent. »

Ouverts toute l’année sur réservation pour les groupes, les trois musées rouvriront leur porte aux particuliers dès le mois d’avril.

Un plaisir à partager avec ces cheminots, mineurs et postiers passionnés.

Rodolphe Pays

Centre Denis Papin, rue Emile Zola, Oignies (Pas-de-Calais).

Réservations de groupes  : contacter le 03 21 74 80 62 aux heures d’ouverture de la Mairie d’Oignies.

Visites individuelles  : le site est accessible de 14 h à 18 h le deuxième dimanche du mois d’avril à octobre.

En savoir plus

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Le Musée de La Poste peut compter sur ses amis

27 décembre 2018

Société des amis, associations proches, partenaires… : le Musée de La Poste est entouré de soutiens fidèles.

Les musées vivent leur vie. Avec leurs collections, qu’ils conservent, enrichissent, présentent… Avec leurs visiteurs, qu’ils accueillent, s’efforcent de fidéliser, de renouveler…

Et bien sûr avec leurs équipes, formées, spécialisées, impliquées, le plus souvent passionnées…

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Sur le stand de la Société des amis du Musée de La Poste (SAMP) lors du salon philatélique d’automne, Dominique Bidault, le trésorier de l’association, et François Thénard, le nouveau président.

Mais ils ne la vivent pas isolément, en autarcie, en marge, ils existent aussi avec des partenaires, des soutiens, en général bénévoles.

Au premier rang desquels on trouve naturellement la traditionnelle « société des amis ».

Ouvert en 1946, le Musée de La Poste n’a pas tardé à bénéficier de l’appui de la sienne. C’est à peine un an plus tard en effet qu’est née la SAMP, la société des amis du Musée de La Poste.

Depuis, Musée et SAMP cheminent ensemble. Une route commune confirmée depuis peu avec l’arrivée au printemps dernier d’une équipe renouvelée à la tête de l’association.

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« La relation qu’entretient un musée avec sa société des amis n’est pas anodine, elle doit reposer sur une confiance partagée. » Mauricette Feuillas, directrice du Musée de La Poste.

« La relation qu’entretient un musée avec sa société des amis n’est pas anodine, elle doit avant tout reposer sur une confiance partagée, considère Maurice Feuillas, la directrice du Musée de La Poste, si chacun doit être dans son rôle, les échanges avec l’association, la transparence des actions menées par les uns et les autres, les projets doivent favoriser l’objectif commun, la valorisation et l’accroissement des collections ainsi que le développement de la notoriété du musée. »

Des propos auxquels adhère sans réserve François Thénard, le nouveau « patron » de la SAMP. Ce philatéliste de toujours, membre de l’association depuis une trentaine d’années, n’aurait d’ailleurs pas pris ces responsabilités sans l’assurance d’une cohabitation harmonieuse.

« Nous en avons la conviction, ce que le musée attend de nous correspond à notre propre ligne directrice, indique-t-il, tout en restant indépendant, on va ainsi avancer ensemble, nous donnerons notre point de vue, nous ferons des propositions et nous prendrons des initiatives. »

Des mots qui se traduisent déjà en actes. La SAMP continue ainsi d’être la plus présente – et visible – possible lors des manifestations philatéliques ou postales (Philex, salons philatéliques d’automne et de printemps, événements en région… ).

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« Relais », la revue trimestrielle de la SAMP, est un des supports de communication qui contribue à la notoriété de l’association.

« Il arrive encore parfois que, de passage sur notre stand lors de ce type de manifestations, des gens nous demandent qui nous sommes, déplore François Thénard, c’est pourquoi nous allons travailler afin de mieux nous faire connaître et donc de mieux faire connaître le musée. »

La nouvelle organisation et l’ajustement des moyens mis en place par l’association – création d’une commission des relations extérieures, étude de nouveaux modes de financement, évolution du site internet, édition de supports de communication… -, devraient lui permettre de gagner en notoriété.

« L’équipe autour de moi est très motivée, poursuit le président de la SAMP, avec elle nous allons œuvrer pour atteindre au mieux les objectifs que nous nous sommes fixés. »

Et ils ne manquent pas : politique active d’achats d’objets d’histoire postale via la commission d’acquisition récemment créée, rapprochement avec des partenaires tels que la Fédération française des associations philatéliques (FFAP) ou l’Union marcophile, réflexion lancée pour envisager une démarche de mécénat…

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Un timbre à l’effigie d’Eugène Vaillé, le fondateur du Musée de La Poste, a été émis en 2016 pour marquer les 70 ans du musée.

« Si la relation avec la SAMP est par nature prioritaire et privilégiée, nous n’oublions pas non plus les autres associations ou organismes avec lesquels nous sommes en contact depuis des années, conclut Mauricette Feuillas, avec eux nous menons aussi régulièrement des opérations ou nous leur apportons notre soutien. »

Autant de liens noués notamment avec la Fédération nationale des associations des postes et télécommunications pour la recherche historique (FNARH), les musées postaux associatifs (comme ceux des Ambulants de Toulouse ou d’Oignies), l’Adphile, la Fédération française des associations philatéliques (FFAP), l’Acadélie de philatélie ou encore l’association L’Art du Timbre Gravé

Avec ses collections, bientôt à nouveau ses visiteurs à l’issue des travaux en cours, ses équipes et ses partenaires, le Musée de La Poste continue de vivre sa vie.

Rodolphe Pays

En savoir plus :

Très belle année 2019 – qui verra la réouverture – à tous les amis et futurs amis du Musée de La Poste…

Et rendez-vous ici début janvier pour d’autres infos autour du musée, de l’Histoire, de la culture…

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Travaux : le cœur du nouveau Musée de La Poste est en place

19 décembre 2018
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Le « totem », cœur du nouveau Musée de La Poste, ouverture sur tous les espaces d’exposition, est en place.

Les travaux de transformation du Musée de La Poste abordent la dernière ligne droite.

Le point sur l’avancée du chantier.

Le « totem », le cœur du nouveau Musée de La Poste, un puits de lumière, une ouverture sur tous les espaces d’exposition…

On l’attendait, et désormais ça y est, il est en place, comme déjà prêt à accueillir les visiteurs, à les aiguiller.

Et ce n’était pas rien que de l’installer au beau milieu de l’édifice… Une belle performance technique à saluer.

La structure métallique, à la fois élégante et imposante, est ainsi positionnée. Et les escaliers intérieurs qui s’y adossent sont posés, comme le sont aussi les rambardes et les vitres de protection.

Autre avancée significative des travaux de transformation du musée, celle qui concerne l’espace d’exposition temporaire. Les cloisonnements sont aujourd’hui terminés (ceux des ateliers destinés aux animations également), apparaissent ainsi tous les volumes qui serviront d’écrin aux futurs accrochages.

Et du côté des trois plateaux muséaux, on anticipe déjà la future arrivée des lots muséographiques en pratiquant les dépoussiérages nécessaires à la pose des revêtements de sol en résine.

Rodolphe Pays

(photos Thierry Debonnaire)

Les installations techniques en phase de finition

Toutes les installations de câbles, de gaines, de canalisation et de climatisation du bâtiment sont posées.

Les équipes en charge de ces travaux s’affairent désormais à la centralisation de tous ces dispositifs et aux finitions destinées aux alimentations des plateaux de collection, de l’espace d’exposition et des locaux du personnel.

Calendrier

Avril 2015  : lancement du chantier

Eté /automne 2015  : curage

2016/ 1er semestre 2017  : démolition intérieure et reconstruction

2e semestre 2017  : reconstruction et clos/couvert du bâtiment achevés.

1er semestre 2018  : Intervention des corps d‘état architecturaux.

Fin 2018  : finition de la zone « Totem » (puits de lumière)

Début 2019  : début de l’aménagement des espaces muséographiques et de l’installation des dispositifs audiovisuels, graphiques

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