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Le Blog

Le blog officiel du Musée de La Poste accompagne au quotidien l’actualité du musée. Il traite de toutes ses activités : collections, expositions, animations, vente de produits culturels et philatéliques…

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Le « nouveau » Musée de La Poste prend toutes ses formes

10 octobre 2018
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Encore protégés, les vitrines du rdc du musée et le fronton sont achevés.

Façade achevée, vitrine du rez-de-chaussée posée, escaliers installés, « totem » en place, terrasses montées…

Le « nouveau » Musée de La Poste prend toutes ses formes. La réouverture approche, rendez-vous en 2019…

Signe que la transformation voulue de fond en comble du bâtiment est en bonne voie, la façade du Musée de La Poste apparaît depuis l’été comme neuve.

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Les escaliers se dressent déjà vers les étages.

Une rénovation achevée et déjà visible que les passants et habitants du quartier constatent quotidiennement.

Et l’intérieur se prépare lui-aussi à sa renaissance. A se montrer sous ses plus beaux nouveaux jours.

C’est peu de dire que les fidèles du musée, ses amis, ses visiteurs d’un moment ou de toujours attendent dorénavant avec impatience la réouverture. Que tous se rassurent, elle se profile. Maintenant vraiment.

On ne parle désormais plus en années, ce n’est en effet aujourd’hui plus qu’une question de mois. De quelques mois quand même. Rendez-vous en 2019…

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Le puits de lumière – le « totem » – finit de s’ériger lui-aussi.

Au pied de la façade, l’installation de la vitrine du rez-de-chaussée est terminée.

Baies de verre géantes, fronton laqué, lorsque les protections seront retirées, le spectacle sera beau dès l’accès au bâtiment.

Et tout de suite, le hall et les escaliers qu’empruntera bientôt le public se dressent vers les étages. Encore un peu d’habillage et ces praticables seront prêts à être foulés.

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Les terrasses s’aménagent..

Le puits de lumière – le « totem » – finit de s’ériger lui-aussi.

Verre, métal s’entrecroisent, se renvoient la lumière. Le cœur du futur musée. Et les trois plateaux qui abriteront les collections prennent forme définitive.

Et tout là-haut, au sommet du bâtiment, des terrasses s’aménagent, des installations techniques se bouclent…

C’est encore un chantier, mais la coquille se brise, elle commence à être bêchée, le musée n’est pas loin d’éclore…

Rodolphe Pays

(photos Thierry Debonnaire)

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Pour Wenc, créateur de la nouvelle fresque peinte devant le Musée de La Poste, « Cette jungle, c’est une transcription des univers urbains »

2 octobre 2018

Une fresque du street artiste Wenc recouvre depuis quelques jours la palissade du chantier de rénovation du Musée de La Poste.

Elle y restera tout l’automne.

Wenc évoque ici l’œuvre qu’il vient de réaliser, son parcours artistique, sa manière de travailler… Interview.

Le contact avec le musée

« Je ne connaissais pas le Musée de La Poste, je n’avais jamais eu aucun lien avec lui, je ne savais pas non plus que s’y était tenue il y a quelques années une grosse exposition réunissant les œuvres d’une douzaine de street artistes, la plupart très réputés.

Alors, j’ai été un peu étonné quand Josette Rasle, la commissaire d’exposition, m’a appelé pour me proposer de réaliser une fresque sur la palissade dressée devant le musée pendant les travaux de rénovation qui s’y déroulent.

Ce que j’ai apprécié, c’est qu’elle a fait appel à moi après avoir vu des murs que j’avais peints à Lyon, ma ville d’origine. Le contact n’est pas venu après des recherches sur internet ou via des relations communes, c’est parti de mon travail, dont elle avait apprécié l’esprit, les couleurs, dont elle pensait qu’ils se marieraient bien aussi à la période, à l’automne.

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Wenc : « J’avais une liberté totale, pas de contrainte, juste la simple indication de faire quelque part comme un clin d’œil à l’univers de La Poste. »

Le projet

Il n’a pas fallu traîner, j’ai été contacté tout début septembre pour un projet qui devait être exécuté avant la fin du mois.

En fait, j’ai pensé que je pouvais travailler dans la lignée d’une série que je fais en ce moment – elle est notamment visible à Lyon – et qui s’appelle Devantures. Cette palissade, de près de 20 mètres de long sur trois de haut, correspond à la vitrine qui va se trouver au rez-de-chaussée du musée, j’ai trouvé que ça collait bien, et je suis parti sur cette idée.

Bien sûr, j’avais une totale liberté, pas de contrainte, juste la simple indication de faire quelque part comme un clin d’œil à l’univers de La Poste.

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« C’est comme une large vitrine, une sorte de trompe-l’œil à l’échelle 1, avec quelques personnages – aux visages à l’identique de ce que je fais toujours, simplement suggérés – qui apparaissent, qui surnagent presque au milieu d’une végétation dense. »

La fresque

C’est comme une large vitrine, une sorte de trompe-l’œil à l’échelle 1, avec quelques personnages – aux visages à l’identique de ce que je fais toujours, simplement suggérés – qui apparaissent, qui surnagent presque au milieu d’une végétation dense.

Cette jungle, c’est une transcription des univers urbains, ça évoque ce que l’on peut y ressentir. Je n’indique pas les sentiments qui peuvent être ceux conçus dans ce contexte, à celui qui regarde la fresque d’y mettre les pensées, les interrogations que cela lui inspire.

Les échanges avec les passants

J’ai été surpris par l’intérêt que la réalisation de ce mur a suscité auprès des gens qui passaient au pied de mon escabeau. C’est remarquable – et c’était très agréable – la quantité de personnes qui s’est arrêtée pour me voir travailler, pour discuter.

Et ce d’autant que le passage auprès de la palissade est plutôt étroit, ce n’était pas toujours pratique d’échanger sans déranger les autres passants.

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« J’ai été surpris par l’intérêt que la réalisation de ce mur a suscité auprès des gens qui passaient au pied de mon escabeau. C’est remarquable – et c’était très agréable – la quantité de personnes qui s’est arrêtée pour me voir travailler, pour discuter. »

A plusieurs reprises, on m’a demandé des précisions, des explications sur ce que j’étais en train de faire, sur ce que signifiait l’œuvre. Il y a eu aussi pas mal de prises de contact, peut-être le départ de futurs projets…

Le dessin, la peinture, c’est venu comment…

J’ai toujours été fasciné parce que je voyais. Vers 12/13 ans, je me suis mis à copier des œuvres, à les décomposer, à les démonter d’une certaine manière, c’étaient aussi bien des tableaux de Hopper que de Monet.

L’idée, c’était d’apprendre, de comprendre, de capter, de capturer les intentions, les techniques, les couleurs, leurs associations. Plus tard, j’ai fait beaucoup de peintures, des croquis d’observation aussi. Est venue ensuite la conscience d’un environnement bâti.

L’association des deux m’a amené à la fois à l’architecture – je viens tout juste de terminer un mastère d’archi – et au street art.

Architecture et street art

J’ai pendant un temps compartimenté mon intérêt pour l’architecture et la peinture, je traitais les deux séparément.

Ce n’est plus le cas aujourd’hui, l’architecture sert la peinture, l’art… et l’art – à travers la peinture murale et les formes qu’elle peut prendre – s’associe à l’architecture. J’ai d’ailleurs fait mon mémoire d’architecture sur ce thème, sur cette proximité, cette relation.

L’inspiration, la manière de travailler

Avant tout je n’aime pas la hâte. Même si je veux créer dans un endroit qui n’est pas autorisé – ce que je fais toujours volontiers -, j’aime d’abord le connaître, le repérer, m’en imprégner.

Je passe ainsi du temps à déambuler, au hasard, j’aime bien me perdre dans les villes, voir, observer… et trouver les lieux où je pourrais réaliser une fresque. C’est une des raisons pour lesquelles je vais maintenant m’installer à Bruxelles, que je connais bien pour y avoir séjourné déjà assez longuement, c’est une ville qui se prête à ces errances, qui offre de multiples possibilités graphiques.

Et c’est aussi un creuset, comme à Lyon, on échange avec d’autres artistes, on bosse ensemble, on apprend les uns des autres.

Et puis, je me considère plus comme un artisan que comme un artiste, en fait je fais des chantiers, avec des outils, de la transformation, comme un artisan… »

Propos recueillis par Rodolphe Pays

(photos Thierry Debonnaire/Rodolphe Pays)

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Street art : une œuvre de Wenc tout l’automne devant le Musée de La Poste

28 septembre 2018
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La fresque que Wenc termine cette semaine sera présente tout l’automne sur la palissade du chantier de rénovation du Musée de La Poste.

Le projet Ralentir Street art se poursuit.

Après Katre, SP 38, Lenz, Kashink, Jace, Gaté Mao, SONAC Sophie photographe, Tarek Benaoum et Ardif, c’est au tour de Wenc d’investir la palissade du chantier de rénovation du Musée de La Poste.

D’une palissade l’autre. Aux têtes dédoublées d’animaux sauvages et domestiques d’Ardif succèdent désormais les jungles habitées d’hommes silhouettes de Wenc.

Huit autres avaient précédé. Pas moins réussies, surprenantes, provocatrices, énigmatiques…

Les fresques des street artistes recouvrant la palissade du chantier de rénovation du Musée de La Poste depuis deux ans et demi se suivent à rythme régulier, ne se ressemblent pas… et sont à chaque fois bien accueillies des habitants et des passants du quartier Montparnasse.

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Et au milieu des jungles de l’artiste, une boîte aux lettres…

Celle que Wenc est en passe d’achever ne fera pas exception. Le jeune artiste s’emploie depuis deux jours à réaliser une œuvre remarquable, où le bleu – sa couleur fétiche – dominera.

On y retrouvera les thèmes chers à ce tout récent diplômé en architecture qui a cependant décidé de se consacrer désormais entièrement à l’art : les univers envahissant, les hommes qui s’y meuvent, les interrogations que cela amène…

Wenc termine sa fresque. Il en parlera et évoquera aussi son travail et ses projets dans une interview à venir d’ici quelques jours.

En attendant, on peut déjà passer devant le Musée de La Poste, au 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15e

Rodolphe Pays

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Théâtre et chant : la Compagnie du Message ouvre sa saison avec Dubillard, Devos, Vian, Souchon…

20 septembre 2018

La Compagnie du Message vient de dévoiler sa programmation pour la fin de l’année.

A l’affiche notamment en octobre, Delirium Tremolo’s, un spectacle réjouissant joué et chanté au Studio Raspail à Paris.

C’est la rentrée. Post-balnéaire, scolaire, littéraire… Brigadière également, même si le « brigadier » n’est plus guère utilisé aujourd’hui pour frapper les trois coups marquant le début des représentations théâtrales.

Qu’ils évoluent dans un cadre professionnel, semi-professionnel ou amateur, les directeurs de salle, les dirigeants de troupe reviennent eux-aussi ce mois de septembre sur le devant de la scène. Aux médias, aux associations, aux comités d’entreprise, ils présentent en ce moment un peu partout en France leur nouvelle saison.

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Au coeur de Paris, à proximité de la gare Montparnasse, le Studio Raspail accueille spectacles de théâtre, concerts, conférences, présentations de voyages…

C’est le cas notamment de la Compagnie du Message, qui vient d’annoncer ses prochains spectacles.

La troupe historique – 75 ans d’âge déjà – constituée par des passionnés des planches issus de l’univers professionnel de la Poste et des Télécommunications vient ainsi de dévoiler les trois créations originales qu’elle propose d’ici à la fin de l’année.

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La salle du Sudio Raspail peut recevoir 220 personnes.

À commencer par le spectacle Delirium Tremolo’s, qui sera donné au Studio Raspail à Paris un peu avant la mi-octobre. Nouveau directeur artistique de l’atelier « Variétés » de la compagnie, Arnaud Pétard en a fait la mise en scène.

« Il s’agit d’une comédie à la fois théâtrale et chantée, indique-t-il, qui mêle et associe des textes de Roland Dubillard et de Raymond Devos et des paroles de chansons d’Eddy Mitchell, Souchon, Vian, Manau… »

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Du 1er au 10 novembre se tiendra également au Studio Raspail la 20e édition du Festival de théâtre amateur de Paris, dont la Compagnie du Message est l’un des organisateurs.

Et le résultat est savoureux. L’action de Delirium Tremolo’s se déroule au sein d’un asile psychiatrique. S’y confrontent des patients, des soignants et une auditrice venue s’informer du fonctionnement l’établissement.

« Au fil des répliques et des parties chantées, le spectateur va comprendre que la « folie » est partagée, que tout le monde finalement est peu ou prou atteint », explique le metteur en scène.

Le spectacle réunit sur le plateau du studio Raspail 14 comédiens/chanteurs et trois musiciens – pianiste ou accordéoniste selon les séances, batteur et bassiste -, tous chevronnés, rompus à l’exercice de la scène.

Autre participation au projet, celle de l’association Objectif Image, qui a réalisé un montage vidéo (à partir de scènes du film La soupe au canard des Marx Brothers) et un diaporama projetés à quelques reprises sur le décor.

C’est la rentrée. Celle des spectateurs aussi…

Rodolphe Pays

Delirum Tremolo’s, un spectacle de la Compagnie du Message mis en scène par Arnaud Pétard, au Studio Raspail, 216 bd Raspail, Paris 14e. Durée 1 h 15.

Séances : vendredi 12 octobre à 20 h 30 ; samedi 13 octobre à 15 h et 19 h ; dimanche 14 octobre à 15 h 30.

Tarifs : adultes 15 €, groupes (à partir de 8 personnes) 12 €, moins de 12 ans et postiers 8 €.

Réservations : 01 42 16 90 00 ; compagniedumessage@wanadoo.fr ; www.compagniedumessage.fr

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Le prix « Envoyé par La Poste » couronne le premier roman de Pauline Delabroy-Allard

14 septembre 2018

Coup d’envoi de la saison littéraire : le prix « Envoyé par La Poste », créé en 2015 par la Fondation La Poste, revient cette année à Pauline Delabroy-Allard pour son roman Ça raconte Sarah.

La saison des prix littéraires est lancée. Toujours plus précoce, et à une cadence de plus en plus effrénée.

Aux historiques Goncourt, Interallié, Renaudot et autres Femina se sont en effet au fil des années adjoints d’autres couronnements à l’exercice de l’écrit.

Et La Poste – avec sa Fondation d’entreprise – n’est pas pour rien dans cette surenchère de récompenses, elle qui est à l’origine des prix Wepler, Sévigné, Clara, Vendredi et Postiers écrivains.

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Lauréate du prix « Envoyé par La Poste », Pauline Delabroy-Allard est professeure documentaliste dans un lycée de la région parisienne.

C’est son « petit dernier », le prix Envoyé par La Poste, créé en 2015, qui ouvre désormais le bal à chaque rentrée. Décerné il y a quelques jours, il revient cette année à Pauline Delabroy-Allard pour son livre Ça raconte Sarah.

Un premier roman qui fait coup double, puisque l’auteure a parallèlement reçu le prix des Libraires de Nancy. Et même quasiment coup triple, l’ouvrage figurant désormais dans la liste initiale des goncourables.

Si Pauline Delabroy-Allard ne s’était encore jamais frottée à l’écriture d’un roman, elle avait cependant fait ses gammes avec celle d’articles publiés en ligne sur la littérature, les idées, les arts. De quoi se forger un style, un vrai, certes contemporain, mais possédant ses ressorts propres.

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Lors de la remise du prix, de g. à dr. : Marie Lloberes, déléguée de la Fondation La Poste, Olivier Poivre d’Arvor, président du jury, Pauline Delabroy-Allard, Irène Lindon, directrice des éditions de Minuit et Philippe Bajou, directeur général adjoint de La Poste.

Le rythme y est permanent, dans la succession des moments décrits, dans celle aussi des précisions affinant les sentiments, avec comme des cascades drues de mots d’ajustements. Du rythme aussi, presque paradoxalement, avec l’absence parfois de ponctuation qui libère le flot des paroles, des pensées.

Ça raconte Sarah est scindé en deux parties distinctes : la vie et après la vie. La première partie du roman évoque la rencontre entre deux jeunes femmes, la passion irrépressible qui les entraîne, les enchaîne, les tiraille, les ravage, les blesse, les emporte…

La seconde emmène le lecteur au plus profond de la détresse de la narratrice, de son ébranlement, de ses tentatives de survie…

La saison des prix littéraire est lancée. Bien lancée.

Rodolphe Pays

Ça raconte Sarah, de Pauline Delabroy-Allard, paru aux éditions de Minuit.

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Vienne : le Musée de La Poste participe aux Journées du patrimoine du relais des Ormes

13 septembre 2018
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A l’occasion des Journées du patrimoine, le Musée de La Poste s’associe au relais des Ormes, dans la Vienne.

Les Journées du patrimoine au Musée de La Poste, ce sera sans faute pour l’année prochaine.

En attendant, le musée soutient celles proposées au relais de Poste des Ormes, dans la Vienne. Avec expo et conférences au programme…

Les Ormes. Un endroit merveilleux qui trône au cœur d’un village éponyme de la Vienne…

D’abord un joyau architectural bâti au milieu du XVIIIe siècle, un quadrilatère majestueux au centre duquel s’étend un immense bassin pavé circulaire. C’est aussi un lieu qui raconte de multiples pans du passé, lointain comme plus proche de nous : le haras initial, le casernement de la maréchaussée, les remous de la Révolution, les étrangers en exil venus y trouver refuge lors de la Seconde Guerre mondiale…

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Philippe et Anne de Logivière entretiennent la mémoire de l’activité postale du relais des Ormes,

Les Ormes, c’est également, et presque surtout, un ancien relais de Poste, actif près d’une centaine d’années… jusqu’à ce que les chevaux-vapeur renvoient à leurs écuries les chevaux tout court.

Si le courrier entre Paris et Bordeaux n’y transite plus depuis plus d’un siècle et demi, la mémoire de l’activité postale continue d’habiter les murs de ce domaine unique… Philippe et Anne de Logivière, les propriétaires du relais (Anne de Logivière est la descendante directe du dernier maître de poste du lieu), y veillent jalousement.

En y organisant régulièrement des visites. Et en proposant des moments culturels toujours de grande qualité – expositions, concerts, exposés autour de l’histoire de La Poste (autant d’animations que le Musée de La Poste soutient depuis plusieurs années, y compris en apportant sa contribution).

Les Journées du patrimoine qui se déroulent les 15 et 16 septembre donnent ainsi une nouvelle occasion de faire découvrir le relais au public.

« Durant ces deux jours, les visiteurs pourront librement avoir accès aux bâtiments et à différentes expositions, notamment celle que le Musée de La Poste a mise à notre disposition, indique Philippe de Logivière, et ils pourront également assister aux conférences que donnera Pascal Roman, un historien qui a longtemps travaillé pour le musée et qui nous a déjà fait le plaisir de venir ici raconter avec grand talent l’aventure postale. »

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Pascal Roman donnera deux conférences au relais des Ormes.

Un plaisir que partage sans réserve l’intéressé. « C’est un endroit remarquable, un écrin splendide pour parler des relais de Poste, des postillons, des Courriers du Roi, se réjouit l’historien, mais au-delà de la saga de la Poste aux chevaux, je parlerai aussi de celles des postes maritimes, aérienne, automobile, toutes aussi passionnantes… »

De beaux moments en perspective à passer ce prochain week-end si vous habitez vers Tours, Poitiers, Châtellerault… Et Paris n’est pas si loin…

Rodolphe Pays

Les Journées du patrimoine au relais de Poste des Ormes (Vienne), samedi 15 et dimanche 16 septembre, de 11 h à 17 h.

Visite du relais, expos de peintures, sculptures et photos. Expo du Musée de La Poste. Entrée libre.

Conférences de Pascal Roman : samedi à 17 h et dimanche à 11 h. Entrée libre.

En avant-première des Journées du patrimoine : concert du Chœur de la Vienne.

Vendredi 14 à 20 h 45 (tarif 12 € – gratuit pour les moins de 15 ans -, sur réservation au 05 49 85 60 13 ou à l’adresse delogiviere@gmail.com).

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Musée de La Poste : rendez-vous à la rentrée pour de nouvelles aventures postales et muséales

16 août 2018
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Les travaux de rénovation du musée avancent… Réouverture l’an prochain

Pour les autres on ne sait pas bien, mais pour le Musée de La Poste, c’est sûr : la rentrée s’annonce passionnante, pleine de promesses, de projets…

Les travaux de rénovation du Musée de La Poste avancent… Ce n’est plus un scoop, mais c’est une réalité qui prend sérieusement forme.

Des infos toutes fraîches sur l’avancée du chantier seront diffusées cet automne. La réouverture se profile, il n’y aura plus à patienter trop longtemps, ce sera courant 2019.

La rénovation du musée, ce sont aussi des collections qui se « préparent » à la réouverture. Là-aussi les choses vont bon train. Tant du côté de la restauration des œuvres – quasi terminée – qui seront exposées au sein des trois plateaux de présentation des collections que de celui de la scénographie prévue.

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Les « méchanimals » du street artiste Ardif sont toujours présents sur la palissade du chantier de rénovation du musée.

Et puis, la rentrée, ce sont également de nouvelles émissions de timbres – il y aura de belles surprises – qui seront disponibles à la boutique du musée. Et aussi des partenariats dont on reparlera très vite…

En attendant, le blog prend congé pour quelques semaines.

Belle fin d’été à tous, et rendez-vous au début septembre pour de nouvelles aventures postales et muséales.

Rodolphe Pays

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Le Musée de la Grande Guerre de Meaux raconte comment les violences de 14-18 ont transformé la sphère familiale

9 août 2018

« Familles à l’épreuve de la guerre »…

Le titre de l’exposition proposée au Musée de la Grande Guerre de Meaux dit tout : c’est de maris, de femmes, d’enfants, de parents, de cousins, tous séparés, menacés, déboussolés par le conflit de 14-18 dont il est question ici.

Les nombreux courriers présentés au sein de l’accrochage témoignent de l’importance du service postal pour toutes ces familles dont la vie s’est trouvée bouleversée par la Première Guerre mondiale.

Et le Musée de La Poste est présent à travers une offre d’objets rappelant cette période disponibles à la boutique du musée de Meaux.

Les commémorations liées au centenaire de la Grande Guerre, entamées il y a quatre ans, s’achèveront cet automne avec la célébration de l’armistice du 11 novembre 1918.

Si déjà beaucoup de projets – manifestations, publications expositions… – ont vu le jour pour rappeler la Première Guerre mondiale, d’autres initiatives continuent toujours d’être lancées. Comme au Musée de la Grande Guerre de Meaux, en Seine-et-Marne.

Une entreprise d’autant plus intéressante qu’elle se démarque des (légitimes) évocations essentiellement historiques, stratégiques et militaires souvent traitées par ailleurs.

Ce sont en effet d’autres aspects du conflits qui sont abordés : ceux des bouleversements intimes qu’a entraînés la guerre au sein même de millions de familles.

L’exposition qui se tient à Meaux s’attache ainsi à montrer les répercussions que la guerre de 14-18 a générées dans quasiment tous les foyers Français.

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« L’exposition parle de nos aïeux, de nos familles, c’est notre histoire qu’elle invite à découvrir. » Jean-Yves Le Naour, historien spécialiste de la Première Guerre mondiale, commissaire de l’exposition.

« Ce qui est présenté ici nous parle, à nous, parce que cela parle de nos aïeux, de nos familles, indique Jean-Yves Le Naour, historien spécialiste de la Première Guerre mondiale et commissaire de l’exposition, c’est cette histoire, notre histoire, que l’exposition invite à découvrir, à redécouvrir. »

C’est d’abord l’état des lieux de la société française d’avant-guerre que les visiteurs découvrent. Une société structurée à l’identique pour toutes les populations – qu’elles soient rurales, ouvrières ou bourgeoises – par le mariage, vécu comme un rite obligé de vie.

Et dont l’organisation immuable est mise à mal par la séparation qu’occasionne la mobilisation des hommes. Documents, iconographie à l’appui, les nouveaux modes de fonctionnement de la cellule familiale sont montrés, expliqués. Pendant que sur le front, les soldats font face à l’absence.

Attente des permissions, des nouvelles des proches, menace de la mort… : c’est toute la question des besoins affectifs, moraux et physiques que pose l’accrochage.

Les correspondances jouent alors un rôle essentiel – beaucoup de lettres, de témoignages sont exposés -, établissant un lien avec la vie d’avant, la vie réelle, la vie désormais rêvée.

Le deuil est aussi forcément au cœur de l’exposition : 700 000 veuves (devenues malgré elles chefs de famille), 800 000 orphelins… Presque toutes les familles françaises sont touchées, près de 10 millions de personnes pleureront un proche durant le conflit.

L’arrêt des hostilités, en novembre 1918, ne mettra pas un terme au bouleversement profond qu’a connu la société française.

Le pays est brisé au sortir de la guerre. Les familles et les démobilisés doivent affronter les blessures, physiques, psychologiques, les cassures, les habitudes prises, les sentiments révélés…

Entre les retrouvailles fantasmées et les réalités nouvelles du foyer, c’est toute l’ambivalence du retour que l’exposition aborde. Via des objets familiers, des œuvres, des écrits, des propos rapportés…

Autant d’objets et de mots qui disent sans détour, souvent avec délicatesse, comment les repères familiaux ont pu se déliter,

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Les hommes au front, l’exposition montre comment les femmes sont devenues les chefs de famille.

Les hommes au front, l’exposition montre comment les femmes sont devenues les chefs de famille, comment les liens amoureux, filiaux ont parfois perduré, se sont aussi renouvelés ou encore brisés du fait le la guerre.

« Les soldats qui reviennent ne sont pas ceux qui sont partis, les femmes qu’ils retrouvent, les enfants ont changé aussi, conclut Jean-Yves Le Naour, la relation à l’autorité a évolué, il faut alors réapprendre à vivre, à partager l’autorité, à investir de nouveaux champs de liberté… »

Rodolphe Pays

(photos Bruno Pattou)

Familles à l’épreuve de la guerre, jusqu’au 2 décembre, Musée de la Grande Guerre-Pays de Meaux, rue Lazare Ponticelli, Meaux (Seine-et-Marne).

Ouvert tous les jours (sauf le mardi) de 9 h 30 à 18 h.

Le Musée de La Poste présent au Musée de la Grande Guerre de Meaux

Reproductions de sacoches de facteurs, de boîtes aux lettres miniatures utilisées pendant la Première Guerre mondiale…, le Musée de La Poste propose une sélection d’objets au sein de la boutique du Musée de la Grande Guerre de Meaux.

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Le Musée de la Grande Guerre de Meaux a été érigé en 2011 sur le territoire historique de la première bataille de la Marne. Ses collections permanentes reposent notamment sur les objets et documents liés à la Première Guerre mondiale que l’historien Jean-Pierre Verney a rassemblé pendant plus de 40 ans. L’exposition temporaire « Familles à l’épreuve de la guerre », qui traite des bouleversements affectifs structurels vécus dans les foyers en 14-18, se tient jusqu’au 2 décembre 2018
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Soutien de Philapostel à « La Parisienne » : quatre timbres dans la course contre le cancer du sein

1er août 2018
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L’édition 2018 de la course La parisienne est placée sous le signe de New-York.

La prochaine édition de La Parisienne se profile.

La première course à pied féminine d’Europe sera cette année accompagnée d’un collector de timbres proposé par l’association Philapostel.

Avec un message fort sur chacune des vignettes : « Ensemble, faisons reculer le cancer du sein. »

Bientôt 70 ans que Philapostel œuvre au service de la philatélie. Mais pas seulement avec pour objectif de favoriser la collection ou la promotion du timbre.

L’association, fondée au début des années 1950 par des agents des Postes et Télécommunications (et ouverte à tous), soutient aussi régulièrement des projets éthiques ou caritatifs.

Elle en apportera une nouvelle fois la preuve début septembre : en émettant un collector de timbres à l’occasion de La Parisienne, course à pied exclusivement féminine dont c’est cette année la 22e édition.

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Pour la 22e édition de La Parisienne, l’association Philapostel émet un collector de 4 timbres vendu au profit de la recherche contre le cancer du sein.

Les recettes de la vente seront en effet reversées à la Fondation pour la recherche médicale (FRM), associée de longue date à l’épreuve.

Elles contribueront en particulier à la lutte contre le cancer du sein.

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30 000 concurrentes sont attendues, dont plus de 200 postières soutenues par la Fédération des ASPTT.

Chacun des quatre timbres du collector – aux visuels tous différents – sera ainsi signé d’un message fort : « Ensemble, faisons reculer le cancer du sein. »

Au-delà de la participation de Philapostel, La Poste sera également partie prenante de la course. Avec plus de 200 postières alignées au départ – préparées et prises en charge par des équipes de la Fédération des ASPTT – aux côtés de 30 000 autres concurrentes (un nombre d’inscrites qui fait de La Parisienne la première course européenne).

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Un parcours de 7 km, de la Tour Eiffel au Champ de Mars.

Et un tracé de rêve : 7 kilomètres de la Tour Eiffel au Champ de Mars en passant par les Champs-Elysées, les Petit et Grand Palais, les Invalides, les quais de Seine…

Tout au long du parcours des ravitaillements seront proposés, des animations organisées, de nombreux orchestres se feront aussi entendre (fanfare, rock, percussions… ).

Une belle manière de clôturer l’été. Et d’aider à la recherche sur le cancer en se rendant sur le stand de Philapostel pour y retirer son collector…

Rodolphe Pays

La Parisienne,

les 7, 8 et 9 septembre (course le dimanche 9 septembre).

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On peut aussi commander le collector de 4 timbres Ensemble, faisons reculer le cancer du sein – vendu 10 euros – directement auprès de l’association Philapostel (voir le bon de commande ci-dessous) :

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Illustration de Christel Serrano.

Une création de postière

Un des timbres du collector Ensemble, faisons reculer le cancer du sein est une création d’une postière, Christel Serrano.

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Des timbres et un mur : la nouvelle « Marianne » dévoilée à Périgueux

20 juillet 2018
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« Marianne, l’engagée », le nouveau timbre d’usage courant symbolisant les valeurs de la République, a été dévoilé jeudi 19 juillet.

Une nouvelle Marianne est désormais disponible.

Le timbre d’usage courant symbolisant les valeurs de la France, traditionnellement émis dans le sillage de l’élection du Président de la République, a été dévoilé ce jeudi.

« Ca y est, le voile est levé sur la Marianne… Un ouvrage qui marque une vie, une rencontre formidable avec la street artiste Yseult, une magnifique collaboration artistique entre femmes et un challenge de réalisation et de confidentialité… »

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Elsa Catelin, la graveure du timbre, présente l’œuvre de Yz, la conceptrice du projet.

C’est ainsi qu’Elsa Catelin, la graveure du nouveau timbre d’usage courant de la République, résume le travail qu’elle et Yseult Digan, Yz de son nom d’artiste (prononcer à l’anglaise« eyes »), la conceptrice et dessinatrice du projet, ont mené ensemble.

Le projet, désormais achevé, a été rendu public ce jeudi … C’est à Périgueux, à proximité de l’imprimerie des timbres-poste (l’unité de production de Phil@poste), qu’Emmanuel Macron a dévoilé en fin de matinée la Marianne de son quinquennat.

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Le visuel du timbre reproduit sur un bâtiment du quartier Bas-Toulon de Périgueux.

Un événement organisé en deux temps, qui s’est notamment déroulé en présence de Philippe Wahl, le Président du groupe La Poste, et auquel participaient élus, personnalités et habitants de la région.

Le Président de la République a d’abord dévoilé la fresque, reproduisant le visuel du timbre, peinte par Yz sur le pignon d’un bâtiment du quartier Bas-Toulon de la ville.

« Parallèlement à la sortie du timbre, j’ai souhaité réaliser cette œuvre sur un mur d’immeuble, explique l’artiste, ça représente bien ce que j’ai voulu transmettre, la volonté, l’engagement, et ça dans un cadre pluriculturel, un lieu de passage… »

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Emmanuel Macron a apposé le cachet du jour sur la nouvelle Marianne (à droite du Président, Philippe Wahl, le Président du groupe La Poste).

Emmanuel Macron s’est ensuite rendu à l’imprimerie des timbres-poste. Il y a visité les ateliers de gravure et d’impression.

Le Président a alors pu constater que la Marianne de son choix (le projet avait aussi au préalable été soumis à l’avis de 2000 pupilles de la Nation) correspondait en tous points aux valeurs qu’il souhaitait mettre en avant, en particulier l’expression de la jeunesse, de l’émancipation, de la volonté, de l’engagement…

Montrée de profil, la nouvelle Marianne tourne résolument son visage vers l’avenir.

Son regard est à la fois doux et déterminé, le menton est volontaire, la bouche légèrement entr’ouverte.

Elle est coiffée du traditionnel bonnet phrygien (symbole de la libération des esclaves), sur lequel s’accroche la cocarde de la Nation. Et une abondante chevelure bouclée, comme indocile, lui couvre les épaules…

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Yz, street artiste et créatrice du timbre. (photo Olivier Metzger)

« Pour faire ce portrait si particulier, si singulier, j’ai voulu sortir de l’esthétisation féminine, conclut Yz, pour moi Marianne, c’est le peuple, les Français, l’énergie, l’implication… »

Une énergie et une implication qui vont désormais accompagner nombre de lettres…

Rodolphe Pays

La nouvelle Marianne sera en vente à la boutique du Musée de La Poste à partir du lundi 23 juillet, 21 avenue du Maine, Paris 15e. Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 18 h (tél. 01 53 71 98 49).

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La Marianne… et sa gravure…

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