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Le Blog

Le blog officiel du Musée de La Poste accompagne au quotidien l’actualité du musée. Il traite de toutes ses activités : collections, expositions, animations, vente de produits culturels et philatéliques…

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Le Musée de la Grande Guerre de Meaux raconte comment les violences de 14-18 ont transformé la sphère familiale

9 août 2018

« Familles à l’épreuve de la guerre »…

Le titre de l’exposition proposée au Musée de la Grande Guerre de Meaux dit tout : c’est de maris, de femmes, d’enfants, de parents, de cousins, tous séparés, menacés, déboussolés par le conflit de 14-18 dont il est question ici.

Les nombreux courriers présentés au sein de l’accrochage témoignent de l’importance du service postal pour toutes ces familles dont la vie s’est trouvée bouleversée par la Première Guerre mondiale.

Et le Musée de La Poste est présent à travers une offre d’objets rappelant cette période disponibles à la boutique du musée de Meaux.

Les commémorations liées au centenaire de la Grande Guerre, entamées il y a quatre ans, s’achèveront cet automne avec la célébration de l’armistice du 11 novembre 1918.

Si déjà beaucoup de projets – manifestations, publications expositions… – ont vu le jour pour rappeler la Première Guerre mondiale, d’autres initiatives continuent toujours d’être lancées. Comme au Musée de la Grande Guerre de Meaux, en Seine-et-Marne.

Une entreprise d’autant plus intéressante qu’elle se démarque des (légitimes) évocations essentiellement historiques, stratégiques et militaires souvent traitées par ailleurs.

Ce sont en effet d’autres aspects du conflits qui sont abordés : ceux des bouleversements intimes qu’a entraînés la guerre au sein même de millions de familles.

L’exposition qui se tient à Meaux s’attache ainsi à montrer les répercussions que la guerre de 14-18 a générées dans quasiment tous les foyers Français.

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« L’exposition parle de nos aïeux, de nos familles, c’est notre histoire qu’elle invite à découvrir. » Jean-Yves Le Naour, historien spécialiste de la Première Guerre mondiale, commissaire de l’exposition.

« Ce qui est présenté ici nous parle, à nous, parce que cela parle de nos aïeux, de nos familles, indique Jean-Yves Le Naour, historien spécialiste de la Première Guerre mondiale et commissaire de l’exposition, c’est cette histoire, notre histoire, que l’exposition invite à découvrir, à redécouvrir. »

C’est d’abord l’état des lieux de la société française d’avant-guerre que les visiteurs découvrent. Une société structurée à l’identique pour toutes les populations – qu’elles soient rurales, ouvrières ou bourgeoises – par le mariage, vécu comme un rite obligé de vie.

Et dont l’organisation immuable est mise à mal par la séparation qu’occasionne la mobilisation des hommes. Documents, iconographie à l’appui, les nouveaux modes de fonctionnement de la cellule familiale sont montrés, expliqués. Pendant que sur le front, les soldats font face à l’absence.

Attente des permissions, des nouvelles des proches, menace de la mort… : c’est toute la question des besoins affectifs, moraux et physiques que pose l’accrochage.

Les correspondances jouent alors un rôle essentiel – beaucoup de lettres, de témoignages sont exposés -, établissant un lien avec la vie d’avant, la vie réelle, la vie désormais rêvée.

Le deuil est aussi forcément au cœur de l’exposition : 700 000 veuves (devenues malgré elles chefs de famille), 800 000 orphelins… Presque toutes les familles françaises sont touchées, près de 10 millions de personnes pleureront un proche durant le conflit.

L’arrêt des hostilités, en novembre 1918, ne mettra pas un terme au bouleversement profond qu’a connu la société française.

Le pays est brisé au sortir de la guerre. Les familles et les démobilisés doivent affronter les blessures, physiques, psychologiques, les cassures, les habitudes prises, les sentiments révélés…

Entre les retrouvailles fantasmées et les réalités nouvelles du foyer, c’est toute l’ambivalence du retour que l’exposition aborde. Via des objets familiers, des œuvres, des écrits, des propos rapportés…

Autant d’objets et de mots qui disent sans détour, souvent avec délicatesse, comment les repères familiaux ont pu se déliter,

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Les hommes au front, l’exposition montre comment les femmes sont devenues les chefs de famille.

Les hommes au front, l’exposition montre comment les femmes sont devenues les chefs de famille, comment les liens amoureux, filiaux ont parfois perduré, se sont aussi renouvelés ou encore brisés du fait le la guerre.

« Les soldats qui reviennent ne sont pas ceux qui sont partis, les femmes qu’ils retrouvent, les enfants ont changé aussi, conclut Jean-Yves Le Naour, la relation à l’autorité a évolué, il faut alors réapprendre à vivre, à partager l’autorité, à investir de nouveaux champs de liberté… »

Rodolphe Pays

(photos Bruno Pattou)

Familles à l’épreuve de la guerre, jusqu’au 2 décembre, Musée de la Grande Guerre-Pays de Meaux, rue Lazare Ponticelli, Meaux (Seine-et-Marne).

Ouvert tous les jours (sauf le mardi) de 9 h 30 à 18 h.

Le Musée de La Poste présent au Musée de la Grande Guerre de Meaux

Reproductions de sacoches de facteurs, de boîtes aux lettres miniatures utilisées pendant la Première Guerre mondiale…, le Musée de La Poste propose une sélection d’objets au sein de la boutique du Musée de la Grande Guerre de Meaux.

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Le Musée de la Grande Guerre de Meaux a été érigé en 2011 sur le territoire historique de la première bataille de la Marne. Ses collections permanentes reposent notamment sur les objets et documents liés à la Première Guerre mondiale que l’historien Jean-Pierre Verney a rassemblé pendant plus de 40 ans. L’exposition temporaire « Familles à l’épreuve de la guerre », qui traite des bouleversements affectifs structurels vécus dans les foyers en 14-18, se tient jusqu’au 2 décembre 2018
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Soutien de Philapostel à « La Parisienne » : quatre timbres dans la course contre le cancer du sein

1er août 2018
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L’édition 2018 de la course La parisienne est placée sous le signe de New-York.

La prochaine édition de La Parisienne se profile.

La première course à pied féminine d’Europe sera cette année accompagnée d’un collector de timbres proposé par l’association Philapostel.

Avec un message fort sur chacune des vignettes : « Ensemble, faisons reculer le cancer du sein. »

Bientôt 70 ans que Philapostel œuvre au service de la philatélie. Mais pas seulement avec pour objectif de favoriser la collection ou la promotion du timbre.

L’association, fondée au début des années 1950 par des agents des Postes et Télécommunications (et ouverte à tous), soutient aussi régulièrement des projets éthiques ou caritatifs.

Elle en apportera une nouvelle fois la preuve début septembre : en émettant un collector de timbres à l’occasion de La Parisienne, course à pied exclusivement féminine dont c’est cette année la 22e édition.

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Pour la 22e édition de La Parisienne, l’association Philapostel émet un collector de 4 timbres vendu au profit de la recherche contre le cancer du sein.

Les recettes de la vente seront en effet reversées à la Fondation pour la recherche médicale (FRM), associée de longue date à l’épreuve.

Elles contribueront en particulier à la lutte contre le cancer du sein.

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30 000 concurrentes sont attendues, dont plus de 200 postières soutenues par la Fédération des ASPTT.

Chacun des quatre timbres du collector – aux visuels tous différents – sera ainsi signé d’un message fort : « Ensemble, faisons reculer le cancer du sein. »

Au-delà de la participation de Philapostel, La Poste sera également partie prenante de la course. Avec plus de 200 postières alignées au départ – préparées et prises en charge par des équipes de la Fédération des ASPTT – aux côtés de 30 000 autres concurrentes (un nombre d’inscrites qui fait de La Parisienne la première course européenne).

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Un parcours de 7 km, de la Tour Eiffel au Champ de Mars.

Et un tracé de rêve : 7 kilomètres de la Tour Eiffel au Champ de Mars en passant par les Champs-Elysées, les Petit et Grand Palais, les Invalides, les quais de Seine…

Tout au long du parcours des ravitaillements seront proposés, des animations organisées, de nombreux orchestres se feront aussi entendre (fanfare, rock, percussions… ).

Une belle manière de clôturer l’été. Et d’aider à la recherche sur le cancer en se rendant sur le stand de Philapostel pour y retirer son collector…

Rodolphe Pays

La Parisienne,

les 7, 8 et 9 septembre (course le dimanche 9 septembre).

En savoir plus

En savoir plus sur Philapostel

On peut aussi commander le collector de 4 timbres Ensemble, faisons reculer le cancer du sein – vendu 10 euros – directement auprès de l’association Philapostel (voir le bon de commande ci-dessous) :

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Illustration de Christel Serrano.

Une création de postière

Un des timbres du collector Ensemble, faisons reculer le cancer du sein est une création d’une postière, Christel Serrano.

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Des timbres et un mur : la nouvelle « Marianne » dévoilée à Périgueux

20 juillet 2018
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« Marianne, l’engagée », le nouveau timbre d’usage courant symbolisant les valeurs de la République, a été dévoilé jeudi 19 juillet.

Une nouvelle Marianne est désormais disponible.

Le timbre d’usage courant symbolisant les valeurs de la France, traditionnellement émis dans le sillage de l’élection du Président de la République, a été dévoilé ce jeudi.

« Ca y est, le voile est levé sur la Marianne… Un ouvrage qui marque une vie, une rencontre formidable avec la street artiste Yseult, une magnifique collaboration artistique entre femmes et un challenge de réalisation et de confidentialité… »

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Elsa Catelin, la graveure du timbre, présente l’œuvre de Yz, la conceptrice du projet.

C’est ainsi qu’Elsa Catelin, la graveure du nouveau timbre d’usage courant de la République, résume le travail qu’elle et Yseult Digan, Yz de son nom d’artiste (prononcer à l’anglaise« eyes »), la conceptrice et dessinatrice du projet, ont mené ensemble.

Le projet, désormais achevé, a été rendu public ce jeudi … C’est à Périgueux, à proximité de l’imprimerie des timbres-poste (l’unité de production de Phil@poste), qu’Emmanuel Macron a dévoilé en fin de matinée la Marianne de son quinquennat.

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Le visuel du timbre reproduit sur un bâtiment du quartier Bas-Toulon de Périgueux.

Un événement organisé en deux temps, qui s’est notamment déroulé en présence de Philippe Wahl, le Président du groupe La Poste, et auquel participaient élus, personnalités et habitants de la région.

Le Président de la République a d’abord dévoilé la fresque, reproduisant le visuel du timbre, peinte par Yz sur le pignon d’un bâtiment du quartier Bas-Toulon de la ville.

« Parallèlement à la sortie du timbre, j’ai souhaité réaliser cette œuvre sur un mur d’immeuble, explique l’artiste, ça représente bien ce que j’ai voulu transmettre, la volonté, l’engagement, et ça dans un cadre pluriculturel, un lieu de passage… »

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Emmanuel Macron a apposé le cachet du jour sur la nouvelle Marianne (à droite du Président, Philippe Wahl, le Président du groupe La Poste).

Emmanuel Macron s’est ensuite rendu à l’imprimerie des timbres-poste. Il y a visité les ateliers de gravure et d’impression.

Le Président a alors pu constater que la Marianne de son choix (le projet avait aussi au préalable été soumis à l’avis de 2000 pupilles de la Nation) correspondait en tous points aux valeurs qu’il souhaitait mettre en avant, en particulier l’expression de la jeunesse, de l’émancipation, de la volonté, de l’engagement…

Montrée de profil, la nouvelle Marianne tourne résolument son visage vers l’avenir.

Son regard est à la fois doux et déterminé, le menton est volontaire, la bouche légèrement entr’ouverte.

Elle est coiffée du traditionnel bonnet phrygien (symbole de la libération des esclaves), sur lequel s’accroche la cocarde de la Nation. Et une abondante chevelure bouclée, comme indocile, lui couvre les épaules…

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Yz, street artiste et créatrice du timbre. (photo Olivier Metzger)

« Pour faire ce portrait si particulier, si singulier, j’ai voulu sortir de l’esthétisation féminine, conclut Yz, pour moi Marianne, c’est le peuple, les Français, l’énergie, l’implication… »

Une énergie et une implication qui vont désormais accompagner nombre de lettres…

Rodolphe Pays

La nouvelle Marianne sera en vente à la boutique du Musée de La Poste à partir du lundi 23 juillet, 21 avenue du Maine, Paris 15e. Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 18 h (tél. 01 53 71 98 49).

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La Marianne… et sa gravure…

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Œuvre de la street artiste Yz, la nouvelle « Marianne » dévoilée ce jeudi

18 juillet 2018
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La street artiste Yz a conçu la Marianne 2018 qui sera dévoilée demain par le Président de la République.

La sortie de la Marianne choisie par Emmanuel Macron est imminente.

Le nouveau timbre d’usage courant illustré de l’incarnation de la République sera dévoilé ce jeudi lors d’une visite du Chef de l’État à Périgueux.

C’est à Yz – prononcer « eyes » – qu’a été confiée la création du visuel du nouveau timbre Marianne.

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Ici, floutée sur le pignon d’un bâtiment de Périgueux, se cache peut-être la nouvelle Marianne.

Si le secret a comme toujours été bien gardé par les équipes de Phil@poste, quelques indications sur le travail de la street artiste ont cependant filtré. A la faveur notamment d’un cliché de fresque murale publié sur internet.

L’œuvre photographiée recouvrant le pignon d’un bâtiment de Périgueux (Dordogne) pourrait bien en effet être celle que l’on retrouvera aussi sur le timbre dévoilé demain – à Périgueux… – par le Président de la République.

L’illustration conçue pour ce nouveau timbre d’usage courant devrait en tout cas réunir les caractéristiques propres au travail de Yz : simplicité des formes, unicité de la couleur, puissance poétique…

La nouvelle Marianne apparaîtrait ainsi de profil, coiffée bien sûr d’un bonnet phrygien, avec de très longs cheveux bouclés tombant sur ses épaules.

Et un visage universel, qui pourrait être celui d’une occidentale autant que celui d’une femme originaire d’Afrique (artiste engagée – elle a souvent traité les thèmes de l’esclavage et des droits civiques -, Yz a réalisé beaucoup de portraits de femmes africaines et antillaises).

Vérification et officialisation demain…

Rodolphe Pays

Une des femmes les plus actives de la scène Street art

Originaire de Châteauroux, Yz (Yseult Digan sur ses papiers d’identité) s’est d’abord essayée aux films documentaires.

« Montée » à Paris, le virus du street art l’a alors envahie pour ne plus la quitter. Et dès 2003, son premier grand projet l’a fait connaître un peu partout dans le monde.

À l’époque, elle réalise au pochoir 30 mêmes portraits d’homme (inspirés du rappeur américain Divine Styler) sur des armoires électriques et des murs délabrés parisiens (les 30 lieux pointés sur un plan de la capitale reproduisant le portrait).

Yz vit et travaille à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Connue et appréciée pour ses portraits poétiques qui « racontent une histoire », elle est aujourd’hui une des femmes les plus actives de la scène Street art.

La trentième Marianne

Le renouvellement du visuel du timbre d’usage courant Marianne est choisi par chaque Président de la République pour sa mandature.

Ce timbre devenant une représentation officielle du pays qui l’émet.

Depuis 168 ans, 29 versions différentes du timbre Marianne ont été émises.

La Marianne dévoilée jeudi 19 juillet, qui consacrera la trentième version, sera mise en vente générale lundi 23 juillet.

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La Poste émet un collector de quatre timbres « Merci les Bleus »

17 juillet 2018
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Quelques heures après la victoire de l’équipe de France de football, La Poste a émis un collector de quatre timbres Merci les Bleus.

Quelques heures après la victoire de l’équipe de France de football, La Poste a émis un collector de quatre timbres Merci les Bleus.

Un carnet disponible à la boutique du Musée de La Poste dès cette semaine.

La victoire de l’équipe de France en finale de la coupe du Monde de football dimanche à Moscou a décuplé la réactivité et la créativité des institutions comme des particuliers.

Sur les réseaux sociaux, on rivalise de montages ingénieux : parcours de l’équipe de France commenté par des propos de Louis de Funès extraits de ses films, détournement de photos prises dans les tribunes du stade Loujniki transformant le Président de la République en soldat de la Guerre des Etoiles ou en Maréchal d’empire…

La RATP de son côté a rebaptisé plusieurs de ses stations de métro : Bercy les Bleus, Deschamps-Elysées Clémenceau, Victor Hugo Lloris…

La Poste n’est pas en reste.

Comme elle l’avait déjà fait en 1998, avec le timbre rond « Champion du monde » émis le soir-même de la victoire des Bleus, et en 2006 en Allemagne lorsque l’équipe de France est devenue vice-championne du monde, La Poste a sorti carnet collector de 4 timbres pour fêter la deuxième étoile sur le maillot des joueurs.

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La couverture du collector.

Tiré à 60 000 exemplaires et vendu 5 €, ce collector Merci les Bleus est composé de timbres à validité permanente prévus pour un envoi jusqu’à 20 grammes à destination de la France, acheminée en « Lettre verte ».

Déjà diffusé au Carré d’encre, la boutique de Phil@poste, le collector sera disponible à la boutique du Musée de La Poste en milieu de semaine.

Rodolphe Pays

Collector Merci les Bleus, disponible en milieu de semaine à la boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15e.

Ouvert de 10 h à 18 h du lundi au vendredi (Tél. : 01 53 71 98 49).

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Expo « Par amour du jeu » : le Musée de La Poste prête une œuvre de Ben aux Magasins généraux de Pantin

12 juillet 2018

Le foot est d’actualité. Et l’expo qui se déroule aux portes nord de Paris ne l’est pas moins.

Consacrée au sport « roi », elle évoque ses héros, ses joies, ses débordements, ses travers…

La Poste en est partenaire. Et le musée a prêté une de ses œuvres.

« Tous arbitres »… Deux mots qui sonnent comme un slogan, une injonction, un appel, un constat, une évidence…

Deux mots sur un tableau qui accueillent les visiteurs de l’exposition proposée aux anciens Magasins généraux de Pantin (Seine-Saint-Denis) à l’occasion des 20 ans de la victoire en coupe du monde de l’équipe de France de football et du Mondial 2018.

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Le Musée de La Poste a prêté une œuvre de Ben réalisée il y a quelques années en écho à la campagne de soutien à l’arbitrage menée par La Poste.

L’un et l’autre manuscrits (manuspeints ?) en blanc sur fond bleu – le même que celui du maillot des joueurs de l’équipe de France – et signés Ben.

Créée par le plasticien il y a quelques années en écho à la campagne de soutien à l’arbitrage menée par La Poste, l’œuvre figure désormais dans les collections du Musée de La Poste.

« Nous pensions que ce tableau avait toute dans sa place dans notre projet, indiquent Anna Labouze et Keimis Henni, les commissaires de l’exposition, c’est pourquoi nous avons demandé son prêt au Musée de La Poste. »

Engagée, un rien provocatrice, la toile de l’iconoclaste Ben ne dénote pas au milieu des 75 œuvres rassemblées pour ce premier accrochage organisé dans ce lieu mythique de Paris et sa région (grenier de denrées alimentaires destinées aux parisiens des années 1930 aux années 1970, les Magasins généraux de Pantin ont été transformés en 2016 en sièges d’entreprise et espaces culturels).

Les quarante artistes internationaux présents – le plus jeune est âgé d’à peine plus de 20 ans, le plus vieux de 80 ans – ne se sont parfois pas privés d’étriller certains excès du sport « roi ».

Comme Cédric Brandilly, qui a monté des vidéos reprenant des interviews de footballeurs célèbres (Ibrahimovic, Ribéry, Ronaldo… ) sous-titrées de propos de philosophes.

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Hervé Priou a réalisé trois tableaux mettant en scène des streakers.

Ou Hervé Priou, qui a réalisé trois tableaux mettant en scène des streakers (les personnes qui interrompent les rencontres en courant nues sur la pelouse) et des stadiers.

Une manière pour l’artiste d’aborder l’héroïsme, l’absurde, la subversion et l’humour de ce type de situations.

Un diorama chamarré décrit aussi la pénétration profonde de l’univers du football dans la société brésilienne (notamment via l’argent, la corruption, le marketing… ).

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« Le football américain », par Bianca Argimon.

Images, photos, sculptures, installations se succedent … Regards et points de vue se font face, se croisent.

La starisation, la sensualité, la violence sont évoquées, avec humour, emphase, lyrisme selon les artistes (dont une dizaine est originaire du département de la Seine-Saint-Denis).

Et Jules Rimet n’a pas été oublié : fondateur du mythique Red Star et principal initiateur de la coupe du monde de football (1927), un tableau en plusieurs volets lui est consacré.

Une manière d’hommage à un des arbitres majeur du football dont Ben célèbre les vertus.

Rodolphe Pays

Par amour du jeu, 1998-2018, une exposition proposée aux Magasins généraux, 1 rue de l’Ancien Canal, Pantin (93).

Jusqu’au 5 août, ouvert tous les jours de 11 h à 20 h, entrée gratuite.

En savoir plus

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Le foot et l’argent…
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« Charlie George et Arsenal », par Sarah Lucas.
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Ardif : « Des grands murs comme celui du Musée de La Poste, j’espère avoir l’occasion d’en refaire, j’ai vraiment aimé… »

11 juillet 2018

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Architecte de formation, passionné de dessin depuis l’enfance, Ardif s’est lancé il y a deux ans dans l’aventure du street art.

Architecte de formation, passionné de dessin depuis l’enfance, Ardif s’est lancé il y a deux ans dans l’aventure du street art.

Après d’autres street artistes avant lui, il vient à son tour d’achever une fresque sur la palissade du chantier de rénovation du Musée de La Poste.

Une sorte de bestiaire philatélique…

Interview.

Le contact avec le Musée de La Poste

« Je ne connaissais pas le Musée de La Poste, je n’avais pas eu l’occasion de le visiter, j’avais seulement entendu parler de l’exposition sur le street art qui s’y était déroulé en 2013.

Le premier contact, c’était il y a quelques semaines, avec Céline Neveux, la commissaire d’exposition. Elle connaissait mon travail, avait repéré des collages que j’avais fait dans Paris, elle m’a proposé de participer à mon tour au projet Ralentir street art.

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« Réaliser une fresque sur soixante mètres carrés est un peu inhabituel, un peu atypique, un tel espace, c’était particulièrement enthousiasmant. »

Réaliser une fresque sur la palissade du chantier de rénovation du musée m’a d’autant plus intéressé que le format – soixante mètres carrés, tout en longueur – est un peu inhabituel, un peu atypique.

Le plus souvent on travaille sur des surfaces nettement plus réduites, disposer cette fois d’un tel espace, c’était particulièrement enthousiasmant.

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« Comme beaucoup de déclinaisons de ces méchanimals, comme je les appelle, se rapprochent du format d’un timbre, j’ai tout de suite pensé à les associer. A concevoir un petit bestiaire philatélique en quelque sorte… »

L’idée

La seule indication que m’avait donnée la commissaire d’expo pour ce travail, c’était qu’y apparaisse au moins une allusion à l’univers postal.

Et de mon côté, je voulais partir de mon concept de base, c’est-à-dire les animaux mécaniques.

Comme beaucoup de déclinaisons de ces méchanimals, comme je les appelle, se rapprochent du format d’un timbre, j’ai tout de suite pensé à les associer.

A concevoir un petit bestiaire philatélique en quelque sorte…

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« Pour chacun des animaux créés, comme je le fais toujours, j’ai voulu une symétrie précise : une moitié de face naturelle, dessinée, et l’autre moitié, technique, architecturale. »

La fresque

C’est une série de timbres alignés, illustrés d’animaux.

Pour chacun des animaux créés, comme je le fais toujours, j’ai voulu une symétrie précise : une moitié de face naturelle, dessinée, et l’autre moitié, technique, architecturale.

Je me suis aussi attaché à établir une symétrie collective. A gauche, j’ai placé quatre animaux domestiques, des chiens, un chat, et à droite quatre animaux sauvages, ours, zèbre, éléphant, lion.

J’ai poussé la symétrie jusqu’à inverser le positionnement naturel et technique des faces selon qu’il s’agisse des animaux domestiques ou sauvages.

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« Au centre, autre clin d’œil à La Poste, j’ai imaginé comme une sorte de cathédrale-centre de tri expédiant de part et d’autre de petits sacs postaux… »

Et au centre, autre clin d’œil à La Poste, j’ai imaginé comme une sorte de cathédrale-centre de tri expédiant de part et d’autre de petits sacs postaux…

Pas d’animaux emblématiques de La Poste…

Je me suis posé la question. En particulier à propos du pigeon, qui a joué un rôle dans le transport des messages.

Mais le dessiner de face ne fonctionnait pas pour la symétrie. Et puis le pigeon avait été le thème d’une fresque réalisée récemment sur le mur par un autre street artiste, SONAC Photographe.

J’ai pensé au cheval aussi, au milieu des autres animaux, ça ne s’intégrait pas bien.

Il y a quand même un zèbre, c’était plus graphique, plus adapté à l’ensemble, du coup ça fait un peu office de cheval…

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« J’ai réalisé les dents des timbres au pochoir, une technique que je n’utilise pas habituellement. Comme ce sont des grands formats, c’était un peu dur à manipuler, mais au final ça s’est bien passé. »

Les techniques

J’ai réalisé les dents des timbres au pochoir, une technique que je n’utilise pas habituellement.

Comme ce sont des grands formats, c’était un peu dur à manipuler, mais au final ça s’est bien passé.

Pour le dessin central, une allégorie de centre de tri, j’ai choisi de travailler directement sur la palissade, je fais ça de temps en temps.

Là c’était important, ce bâtiment sépare les deux séries d’animaux, je voulais ce traitement différencié, avec des grands traits tirés, éviter les impressions de relief.

Pour les animaux, j’ai réalisé les dessins de chacun d’eux comme la plupart du temps en découpant des vides, comme de la dentelle. Une fois les affiches collées sur le mur, ces parties évidées, ajourées apparaissent, marquent les univers, donnent du relief…

Je suis plutôt content du résultat, les gris sont beaux, les contrastes, les nuances aussi, l’alchimie a je crois bien fonctionné.

Le temps passé

C’était intense. Une grosse semaine de travail. De trois à quatre jours de préparation – repérage, dimensionnement, exécution en atelier … – et trois jours sur place.

Pour couvrir soixante mètres carrés, c’était difficile de faire moins.

Les outils

Pour les parties, les demi-faces « techniques », je travaille toujours avec les outils traditionnels d’architecte, ma formation initiale : compas, règle, équerre…

D’ailleurs en réalité, en architecture on n’utilise plus ces instruments classiques, tout se fait sur écran désormais, alors forcément les savoir-faire se perdent.

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« Pour les parties, les demi-faces « techniques », je travaille toujours avec les outils traditionnels d’architecte, ma formation initiale : compas, règle, équerre… »

Pour moi, ces outils, c’est important, même un peu impressionnant, ça me plaît beaucoup, il y a une âme, une vraie patte dans le travail que l’on fait avec eux.

Ce savoir-faire, j’apprécie de l’exercer.

Le street art, depuis quand…

Bien sûr, dès l’enfance, l’adolescence, j’avais vu des murs, ça me paraissait bien fait, ça m’avait marqué.

Je dessinais moi-même, je l’ai toujours fait, j’ai aussi suivi une prépa artistique avant de mener des études d’architecte.

J’ai mis un peu de temps avant de me lancer, j’y pensais, l’expression libre, non autorisée, j’en avais envie.

Après les attentats de Charlie, on était nombreux à être dans une volonté de liberté, de défendre l’expression, de la revendiquer. Ca a été sans doute en partie déclencheur. Ca fait maintenant deux ans que je colle dans la rue.

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« Les Méchanicals, ces animaux hybrides mi-figuratifs mi-architecturés, qui sont ma marque de fabrique, symbolisent l’équilibre qu’il me semble important de trouver entre nature et progrès. »

Les Méchanicals…

Ces animaux hybrides mi-figuratifs mi-architecturés, qui sont ma marque de fabrique, symbolisent l’équilibre qu’il me semble important de trouver entre nature et progrès.

Le progrès, bien sûr c’est indispensable, on ne va pas retourner à l’âge de pierre.

Mais là, on agit au détriment de la nature, de son écoute.

On peut arriver à un équilibre, et c’est ce que je cherche à établir dans mon travail.

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Ardif a aussi dessiné sur la fresque de petits sacs de courrier.

Inspirations

J’ai beaucoup regardé les architectes utopistes, ceux de l’après-guerre, ceux du courant Archigram un peu plus tard…

Les univers fantastiques m’intéressent, m’ont influencé. Via le cinéma, la BD, les arts de la rue…

Dans la BD par exemple, j’aime notamment le travail de Schuiten ou Mœbius, et dans le street art, celui de Roa ou encore Ludo…

La rue, aujourd’hui

Même si comme beaucoup de street artistes, je travaille avec des galeries, je réponds à des commandes privées, le but c’est de continuer à faire de la rue, de l’affichage sauvage, sans autorisation.

Coller des affiches à l’arrache, c’est ça qui crée la spontanéité, on voit un spot, une idée vient, on prépare, on colle. Ca m’arrive aussi parfois de faire des repérages, mais le plus souvent, je travaille d’instinct, directement.

Et je colle aussi dès que je voyage, comme à Londres, New-York… »

Projets…

Après plusieurs collaborations avec des lieux de street art, des expos collectives, parfois personnelles, comme à Boulogne récemment, je prépare une expo au Lavomatic à Paris pour septembre.

Ce sera ma deuxième expo solo de l’année.

Et puis, des grands murs comme celui du Musée de La Poste, j’espère aussi avoir l’occasion d’en refaire, j’ai vraiment aimé…

Propos recueillis par Rodolphe Pays

Photos Thierry Debonnaire

La fresque d’Ardif est visible tout l’été sur la palissade du chantier de rénovation du Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15e.

En savoir plus sur Ardif

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A la direction de La Poste de Cayenne, un timbre géant en céramique raconte l’histoire de la Guyane

5 juillet 2018
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Une céramique grand format, comme un timbre géant, œuvre de Claude Prufer de 1958, accueille les visiteurs de la direction de La Poste de Guyane.

Les visiteurs de la direction de La Poste de Cayenne ne peuvent le manquer : un timbre géant en céramique illustré de scènes de la vie guyanaise les accueille dans le hall de l’immeuble.

Une œuvre de Claude Prufer, un créateur martiniquais rompu à toutes les disciplines artistiques…

Il s’appelait Claude Prufer. C’était un artiste aux talents multiples. Tout à la fois peintre, sculpteur, céramiste, ferronnier d’art…

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Artiste, personnage « haut en couleurs », Claude Prufer avait aussi été président du Rotary-Club de Saint-Pierre Martinique.

Et sa notoriété s’étendait bien au-delà de la Martinique, son île, où il vivait et travaillait.

Un personnage « haut en couleurs », disait-on volontiers de lui. Une singularité, une manière de faconde qu’appréciaient les visiteurs s’arrêtant à son atelier de Saint-Pierre.

Ses œuvres se vendaient – se vendent toujours – un peu partout, en outre-mer, en métropole et ailleurs.

L’une d’elles figure dans le hall de la direction de La Poste de Guyane, à Cayenne. Une céramique grand format, comme un timbre géant, qui retrace l’histoire de la Guyane Française, et en particulier la « reprise » de Cayenne aux Anglais par l’amiral D’Estrées en 1676.

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Des œuvres de Claude Prufer se vendaient – se vendent toujours – un peu partout, en outre-mer, en métropole et ailleurs.

La fresque montre aussi symboliquement les différentes populations, habitats, moyens de transport, la faune et la flore de Guyane.

Claude Prufer s’en est allé un 14 juillet en 2013, rattrapé par la maladie, il avait 80 ans. Son œuvre rappelle le bel artiste qu’il était…

Rodolphe Pays

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La Poste émet un collector de timbres en hommage à Simone Veil

3 juillet 2018
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Intitulés respectivement « Femme de combat », « Ministre », « Européenne » et « Académicienne », les quatre timbres du collector émis par La Poste synthétisent l’essentiel du parcours public de Simone Veil.

Simone Veil repose désormais au Panthéon. Un collector émis par La Poste rend hommage à cette femme d’exception.

L’Europe, comme un rempart contre la barbarie qui l’a marquée au plus profond de sa chair ; l’Europe, comme une évidence pour une jeune fille issue d’une famille de Lorraine ; l’Europe, pour la femme engagée qu’elle a sa vie durant été, comme un prolongement des lumières émises de France et de pays voisins dès le XVIIIe siècle ; l’Europe aussi comme une main tendue au reste du monde…

Simone Veil (1927-2017) cumulait toutes les raisons – et toutes les passions – d’être naturellement et viscéralement européenne… Elle n’en demeurait pas moins profondément française. Tout son parcours de femme publique témoigne de cet attachement à son pays et à l’unité de ceux qui l’entourent.

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Simone Veil et son mari Antoine Veil reposent désormais au Panthéon.

Les inscriptions qui figurent sur son épée d’académicienne – un sabre du XIXe siècle – résument cette vie d’épreuves, d’espoir, de volonté, de ténacité sans faille… : le numéro du matricule tatoué sur son avant-bras à son arrivée à Auschwitz (« 78 651 ») est gravé sur la « main » de l’épée, aux côtés de flammes rappelant les fours crématoires ; la devise de la France « Liberté-Egalité-Fraternité » y côtoie celle de l’Europe « Unie dans la diversité » ; et figurent aussi une carapace de tortue, allégorie de longévité, deux mains enlacées et des branches d’oliviers…

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Dans son parcours de ministre notamment comme dans celui de présidente du Parlement européen, Simone Veil s’est toujours engagée en faveur des droits des femmes.

Alors que Simone Veil, avec son mari Antoine Veil, est entrée ce week-end au Panthéon, La Poste lui rend hommage en émettant un collector de quatre timbres.

Sur fond d’Académie Française, celle qui fut notamment une ô combien courageuse ministre de la Santé lors du septennat de Valérie Giscard d’Estaing, la première à présider le Parlement européen (de 1979 à 1982), puis ministre des Affaires sociales, de la santé et de la ville dans le gouvernement d’Edouard Balladur avant de rejoindre le Conseil constitutionnel et enfin d’intégrer l’Académie Française en 2008 apparaît ainsi sur quatre photos de facture (trop ?) classique.

Intitulés respectivement « Femme de combat », « Ministre », « Européenne » et « Académicienne », les quatre timbres synthétisent l’essentiel du parcours public de Simone Veil.

Un collector qui rappelle avant tout la femme d’exception qu’était Simone Veil.

Rodolphe Pays

Impression : offset. Tirage : 35 000 exemplaires. Format : 149 x 210 mm (format de chaque timbre : 45 x 37 mm). Prix de vente : 5,00 €.

Ce collector contient 4 timbres-poste à validité permanente prévus pour un envoi jusqu’à 20 g à destination de La France, acheminé en Lettre Verte.

Collector Simone Veil une femme d’exception : en vente à partir du 2 juillet à la boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15e .

Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 18 h (tél. : 01 53 71 98 49).

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Un carnet de 12 timbres pour fêter les 90 ans de Mickey

2 juillet 2018

Mickey Mouse est à l’honneur.

Pour fêter les 90 ans de la célèbre souris, La Poste lui consacre un carnet de 12 timbres intitulé Mickey et la France.

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Ub Iwerks, le dessinateur de Mickey, et Walt Disney, son concepteur.

« Que l’on ne perde pas de vue une chose, tout a commencé par une souris », disait volontiers Walt Disney.

Il évoquait ainsi Mickey, un des premiers personnages qu’il avait créé et dont le succès immédiat auprès du public ne s’est jamais démenti.

Tout a commencé il y a précisément 90 ans : jeune patron américain d’une société de films d’animation, Disney imagine en 1928 ce petit bout de souris, alors espiègle, rusé et même un peu magicien. Et comme Disney n’est pas très bon dessinateur, c’est son associé Ub Iwerks qui se charge d’en dessiner les traits.

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Une des premières apparitions de Mickey, dans le film Steamboat Willie.

Mickey apparaît d’abord sur les écrans, dans les courts métrages Plane Crazy (inspiré de la traversée de l’atlantique en avion réalisée l’année précédente par Lindbergh) et Steamboat Willie.

Ce n’est que deux ans plus tard que Mickey figurera sur des planches de bande dessinée. La légende démarrait, dès lors elle ne cessera plus d’enchanter…

Bien d’autres personnages viendront ensuite rejoindre la malicieuse souris – devenue au fil du temps symbole de la puissance économique et du rayonnement culturel des Etats-Unis -, Mickey en demeurant la figure tutélaire.

Toute cette joyeuse (et juteuse) bande se retrouvera dans des films, des bandes dessinées, des revues, de la publicité, des parcs d’attraction… Aux États-Unis et partout dans le monde. Pour fêter le 90e anniversaire de Mickey Mouse et les liens privilégiés que la France entretient avec l’univers de Disney, La Poste émet cette fin juin un carnet de 12 timbres – réalisé en partenariat avec la Monnaie de Paris – associant quelques-uns des plus beaux sites de l’hexagone et la mythique souris.

12 timbres de bonne humeur douce à faire partager sur ses cartes postales et courriers de l’été…

Rodolphe Pays

Carnet de 12 timbres Mickey et la France (©La Poste, conception graphique Luma, d’après les illustrations de José Lozano ©2018 Disney).

Prix : 9,60 € (12 timbres « Lettre verte » à 0,80 €).

En vente à partir du 2 juillet à la boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15e.

Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 18 h (tél. : 01 53 71 98 49).

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