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Le Blog

Le blog officiel du Musée de La Poste accompagne au quotidien l’actualité du musée. Il traite de toutes ses activités : collections, expositions, animations, vente de produits culturels et philatéliques…

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Jacqueline Caurat : « Le timbre mériterait toujours que la télévision lui accorde du temps »

4 octobre 2019
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« Ce qui me faisait le plus plaisir dans les réactions des téléspectateurs, c’était les gens qui me disaient, je ne suis pas philatéliste, mais ce que vous faites et ce que vous dites dans l’émission m’intéresse, me plaît beaucoup. »

C’est une grande dame de la télévision et une grande dame de la philatélie.

Collectionneuse de timbres dès le plus jeune âge, Jacqueline Caurat, comédienne un temps dans les années 1950, a d’abord rejoint le petit écran en tant que speakerine.

Et puis très vite comme journaliste de l’émission Télé-Philatélie, qu’elle a créée avec son mari Jacques Mancier. L’aventure durera 22 ans…

Elle raconte…

« Mon père était collectionneur, d’ailleurs sans plus, mais c’est quand même son intérêt pour les timbres qui a éveillé en moi le goût de la philatélie.

J’ai commencé vraiment à collectionner à mon tour à l’adolescence, en récupérant des timbres, en échangeant aussi entre amis, une pratique courante à l’époque.

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Jacqueline Caurat et son mari Jacques Mancier ont créé en 1961 l’émission Télé-Philatélie. L’aventure durera 22 ans.

J’étais attirée par la thématique de l’histoire, par celle de la politique aussi, tout ça m’intéressait beaucoup.

Mais également par tout ce qu’il y a derrière les timbres, c’est à dire les cachets, les marques postales, qui racontent aussi tellement de choses.

J’ai continué à collectionner même quand je suis entrée dans la vie professionnelle. C’était après la guerre, j’ai alors été quelques années comédienne. Presque un paradoxe pour moi, que mes cousins appelaient « la môme cerise », tellement je rougissais facilement.

Mais je rêvais plutôt de réalisation, de mise en scène, ce que d’une certaine façon j’ai fait par la suite sur le petit écran. Là encore, comme pour les timbres, c’était la curiosité qui me menait.

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« Jean Cocteau venait de dessiner le nouveau timbre Marianne. Il a été l’invité de la première émission, que nous avons réalisée chez lui, dans sud de la France. Le programme a immédiatement été rendu célèbre par le fait que lors du tournage, Cocteau m’a demandé mon bâton de rouge à lèvres pour reproduire sur une vitre le visuel de la Marianne. »

Et puis j’ai rejoint la télévision, après avoir répondu à une annonce. Ils cherchaient quelqu’un qui parlait anglais pour traduire ce que les commentateurs britanniques disaient à l’antenne lors du couronnement de la Reine d’Angleterre. J’étais bilingue, ma carrière à la télévision a démarré comme ça.

J’ai poursuivi comme speakerine, en commençant notamment par annoncer des émissions destinées aux enfants et des services religieux. J’ai exercé ce métier aujourd’hui disparu une vingtaine d’années.

Assez vite, j’ai aussi découvert que les PTT de l’époque, à des fins pédagogiques et ludiques, donnaient des timbres aux écoles. Je me suis alors dit, pourquoi ne pas faire une émission à la télé qui parle des timbres, montre tout ce qu’ils peuvent apporter en connaissances, en culture, en plaisir aussi.

J’en ai parlé à Claude Darget, qui travaillait aussi à la télé et était un philatéliste passionné. Ca l’intéressait, mais la direction en place n’a pas donné suite. Heureusement, l’historien Albert Ollivier a alors été nommé à la tête des programmes de la chaîne.

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Un bloc-feuillet de 4 timbres a été émis en 2011 à l’occasion du cinquantième anniversaire du lancement de l’émission Télé-Philatélie. Le Musée de La Poste s’était associé à l’événement

J’ai évoqué avec lui mon projet, arguant du fait que les timbres, c’était avant tout des images. Il m’a dit je vous donne votre chance, faites cette émission.

C’est comme cela que Télé-Philatélie est né.

L’autre chance, c’est qu’à ce moment-là, Jean Cocteau venait de dessiner le nouveau timbre Marianne. Il a été l’invité de la première émission, que nous avons réalisée chez lui, dans sud de la France. Le programme a immédiatement été rendu célèbre par le fait que lors du tournage, Cocteau m’a demandé mon bâton de rouge à lèvres pour reproduire sur une vitre le visuel de la Marianne.

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« Durant toutes ces années, j’ai pu faire partager aux téléspectateurs mes rencontres avec tellement d’artistes, des graveurs, des dessinateurs de timbres, Dali, Miro, Decaris, Gandon… »

C’était parti… pour 22 ans d’émissions consacrées à la philatélie.

Ce qui me faisait le plus plaisir dans les réactions des téléspectateurs, c’étaient les gens qui me disaient, je ne suis pas philatéliste, mais ce que vous faites et ce que vous dites dans l’émission m’intéresse, me plaît beaucoup.

Durant toutes ces années, j’ai pu faire partager aux téléspectateurs mes rencontres avec tellement d’artistes, des graveurs, des dessinateurs de timbres, Dali, Miro, Decaris, Gandon…

Avec des grands collectionneurs aussi. Comme Rainier de Monaco, le conservateur des collections de la Reine d’Angleterre, le grand-duc de Luxembourg…

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En 1974, l’émission Télé-Philatélie est devenue Philatélie club

Le timbre – le vrai, pas ces petites vignettes qui le remplacent désormais trop souvent -, cette œuvre d’art en petit format, source de savoir dans tous les domaines, et puis support pédagogique, lien entre les générations méritait que la télévision lui accorde du temps.

Et le mériterait sans doute toujours. Alors, avis aux… professionnels de la télévision d’aujourd’hui.

En attendant, j’ai hâte de voir le nouveau musée de La Poste, qui va rouvrir dans quelques semaines. Et la place que le timbre y tient. »

Propos recueillis par Rodolphe Pays

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Pierre Perret : « Mon goût de la découverte, du monde s’est éveillé à travers les timbres »

17 septembre 2019
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« Les timbres, j’ai commencé à m’y intéresser, j’avais 6 ou 7 ans. Mon tonton Etienne, militaire de carrière affecté à l’époque en Syrie, en ramenait lors de ses permissions. » (Photo David Bakhoum)

Les personnalités publiques n’y échappent pas : nombreuses elles-aussi collectionnent ou ont un temps collectionné les timbres.

Comme Pierre Perret, chez qui la philatélie a déclenché le goût du voyage, de l’ailleurs, des autres…

« Les timbres, j’ai commencé à m’y intéresser, j’avais 6 ou 7 ans. Mon tonton Etienne, militaire de carrière affecté à l’époque en Syrie, en ramenait régulièrement lors de ses permissions.

Il y avait des timbres de Syrie, bien sûr, mais aussi de Mauritanie, du Maroc, de toutes sortes d’endroits qui me faisaient rêver.

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« Je me souviens d’un des premiers cadeaux de mon oncle Etienne, une planche de vignettes des Alaouites, c’était un trésor pour moi, une ouverture sur le monde, j’ouvrais de grands yeux. »

Je me souviens d’un de ses premiers cadeaux, une planche de vignettes des Alaouites, c’était un trésor pour moi, une ouverture sur le monde, j’ouvrais de grands yeux.

A ce moment-là, c’étaient des choses que l’on ne voyait guère, pas ou peu de télévision, de cinéma, pour le tout petit gars de Castelsarrasin que j’étais alors, ces images, c’était des initiations à l’exotisme.

Mon goût de la découverte, du monde s’est éveillé là, à travers les timbres.

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« Ado, j’avais déjà un petit orchestre, on jouait dans les fêtes de village, les maigres recettes que j’en retirais, je les consacrais pour moitié aux timbres. » (Pierre Perret, saxophone en mains, est à droite sur la photo).

Un peu plus tard, j’ai vraiment commencé à collectionner. J’avais 13 ou 14 ans, des copains s’y intéressaient aussi. Mon thème, c’était la France. Et très vite les timbres anciens, les « Napoléon » par exemple.

Mais je n’avais pas les moyens de me les payer. Alors je faisais des économies.

Ado, j’avais déjà un petit orchestre, on jouait dans les fêtes de village, les maigres recettes que j’en retirais, je les consacrais pour moitié aux timbres.

Après, quand ça a commencé à décoller pour moi dans la musique, j’ai un peu laissé tomber.

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« J’ai fait plusieurs chansons autour de l’univers postal, La philatélie, Les postières, Avant on s’écrivait… La Poste, c’est un peu comme une sorte de fil rouge finalement. »

Mais j’ai fait plusieurs chansons autour de l’univers postal, La philatélie, Les postières, Avant on s’écrivait

La Poste, c’est un peu comme une sorte de fil rouge finalement.

Au milieu des années 1970, alors que ça marchait vraiment bien – je faisais 150 spectacles par an, mes disques se vendaient beaucoup -, j’ai décidé de prendre une année sabbatique, qui s’est d’ailleurs transformée en quasiment deux années sabbatiques.

On est partis pour un tour du monde. Au fond, c’était pour voir en vrai ce que j’avais entrevu dans les timbres.

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« Le Musée de La Poste, je l’ai visité il y a longtemps, avec mon ami Louis Mexandeau, qui était alors ministre des PTT. Et je serais heureux d’y retourner à sa prochaine réouverture. Et d’y voir en particulier tous les timbres qui seront exposés. Toujours histoire de rêver. » (Photo DR)

Aujourd’hui, je n’ai plus mes albums de timbres, on me les a fauchés, chez moi. C’est comme ça. Il me reste quand même quelques planches, notamment sur le monde sous-marin, des timbres que j’ai aimé collectionner aussi.

Le Musée de La Poste, je l’ai visité il y a longtemps, avec mon ami Louis Mexandeau, qui était alors ministre des PTT. Il m’avait dit « viens, il y a des tas de choses qui vont t’intéresser ». Il avait raison.

Et je serais heureux d’y retourner à sa prochaine réouverture. Et d’y voir en particulier tous les timbres qui seront exposés. Toujours histoire de rêver. »

Propos recueillis par Rodolphe Pays

Pierre Perret est né le 9 juillet 1934 à Castelsarrasin, dans le Tarn-et-Garonne. Auteur-compositeur-interprète, il a enregistré ses premières chansons dès 1957. Et n’a cessé depuis de produire des albums.

Dans le plus récent, « Humour liberté », sorti il y a quelques mois, le chanteur rend notamment hommage à ses copains de Charlie-Hebdo.

Pierre Perret a également publié de nombreux ouvrages autobiographiques et gastronomiques.

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Anne Pauly, lauréate du Prix « Envoyé par La Poste » : « A s’enivrer ou à s’émerveiller devant un coucher de soleil, mon père trouvait là de la consolation »

10 septembre 2019

En ouverture de la saison littéraire, le Prix Envoyé par La Poste vient d’être décerné à Anne Pauly pour son livre Avant que j’oublie.

Entretien avec l’auteure.

Avant que j’oublie est votre premier ouvrage édité. Vous vous étiez déjà essayée à l’écriture auparavant ?

L’écriture, que je côtoie aussi au quotidien dans le travail que j’exerce pour des magazines, m’a toujours intéressée. Depuis longtemps je m’y étais essayée, des tentatives plus ou moins abouties, remisées par manque de confiance.

J’avais en revanche déjà rédigé des articles qui ont paru, sur la pop culture, d’autres destinés à des revues féministes, queer… J’ai parfois fait des textes assez copieux et documentés sur des sujets qui me passionnent, mais pas forcément exploitables sur des supports en raison de leur longueur.

En tout cas, je ne m’étais jamais confrontée à la fiction.

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Anne Pauly s’intéresse à l’écriture depuis l’enfance. Elle n’avait jusqu’à présent publié que des articles. Avant que j’oublie est son premier roman. (Photo DR

Qu’est-ce que vous avez ressenti quand les éditions Verdier vous ont contactée pour vous annoncer qu’elles voulaient publier votre manuscrit ?

D’abord avant tout, c’était beaucoup d’étonnement. Que les éditions Verdier s’intéressent à mon travail, j’en étais évidemment très heureuse, mais j’étais quand même un peu dans mes petits souliers.

Le catalogue Verdier, ce n’est pas rien, paraître chez eux c’était pour moi plutôt assez impressionnant. Surtout dans leur collection Chaoïd, dirigée par David et Lionel Ruffel, qui accueille des écritures renouvelées, dissidentes.

Débarquer et intégrer cette maison, oui, c’était vraiment étonnant et impressionnant.

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Anne Pauly a reçu son prix le 29 août à l’Hôtel de Choiseul-Praslin, siège de La Banque Postale, des mains de Philippe Bajou, directeur général adjoint du groupe La Poste (à droite sur la photo) et d’Olivier Poivre d’Arvor, le président du jury.

Et quand vous avez appris que vous aviez obtenu avec ce livre le Prix Envoyé par La Poste…

Se lancer dans l’écriture et recevoir ce prix, c’est un encouragement très fort. A la fois symbolique et, ce n’est pas négligeable, financier. Cela signifie beaucoup.

Qu’un jury trouve votre travail intéressant au point de le récompenser, ça veut dire que la langue a porté, que l’histoire a été reçue.

Cela me conforte beaucoup dans l’idée de poursuivre, d’explorer de nouveaux horizons.

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Lors de la remise du prix, de gauche à droite : Olivier Poivre d’Arvor, président du jury, Pauline Delabroy-Allard, professeur-documentaliste et écrivaine (lauréate du 4e Prix Envoyé par La Poste), Anne Pauly, Marie Llobères, déléguée générale de la Fondation d’entreprise La Poste, Philippe Bajou, directeur général adjoint du groupe La Poste et Jean-Pierre Guéno, directeur de la valorisation de la branche services courrier et colis de La Poste (qui a lu des passages de chacun des six livres en compétition).

L’ouvrage raconte un père, colosse complexe, sa mort, les mois qui ont suivi, des étapes de sa vie souvent chaotique, les liens longtemps douloureux de sa fille avec lui… Et puis comme des retrouvailles entre eux, une réhabilitation, une affection retrouvée…

À la disparition de mon père, j’avais tout observé, beaucoup mémorisé : l’invraisemblable de la mort, toutes ces choses qui m’ont alors semblées folles, rocambolesques, absurdes, les hôpitaux, leurs couleurs, leurs odeurs, les mots, les rituels, les comportements… Les situations cocasses, violentes, la tragi-comédie de la mort. Pour lui, je m’étais promis de raconter ça.

Mon inscription à un Master de création littéraire à Paris 8 m’en a donné l’occasion, a été une sorte de déclic. Il fallait proposer un projet. Le livre, en tout cas son début, sa partie surtout liée à la mort du père, est né de là.

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Les 6 derniers ouvrages en compétition pour le Prix

J’ai ensuite laissé passer du temps, deux ans quand même. Et puis il fallait que ça sorte, après la mort je voulais revenir sur l’interrogation liée à la filiation, sur l’apaisement, la réconciliation. Comme un bilan.

Et là, c’est davantage devenu une fiction. Les mots sont arrivés vite, ça a déroulé, en peu de mois j’ai mené à son terme ce premier livre.

Qu’est ce qui ressort de cette plongée dans l’intime d’une famille, d’un père ?

Des réalités qu’assez souvent on n’ignore pas au fond, que l’on vit avec les gens, mais que tant de choses ne sont pas dites, qu’on s’engueule mais que l’essentiel est ailleurs, que les parents ne donnent pas, au moins en apparence, de reconnaissance.

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Jean-Pierre Guéno, directeur de la valorisation de la branche services courrier et colis de La Poste, écrivain, a lu des extraits des livres sélectionnés pour le Prix

Que la violence d’un père, ses emportements, ses addictions mais aussi ses passions, pour la nature, la spiritualité orientale ne sont en fait que des consolations, qui accueillent, protègent…

Mon père avait connu la guerre, la misère, prenait le car à 6 heures le matin pour aller travailler, rentrait chaque soir à 18 ou 19 h, n’a jamais manqué une journée à l’usine. A s’enivrer ou à s’émerveiller devant un coucher de soleil, il trouvait là de la consolation.

Pour autant, ce n’est pas qu’autobiographique. Même si ce livre contient une part importante de ce que j’ai pu vivre, c’est aussi une réflexion plus universelle, sur le temps, les relations, les non-dits…

Et si j’ai gardé le nom de mon père et le mien, c’est parce qu’en essayant de mettre les mots dans d’autres bouches, je ne parvenais pas à exprimer ce que je souhaitais, je n’y arrivais pas, ça ne fonctionnait pas.

Vous avez déjà d’autres projets littéraires en vue ?

L’écriture ne me lâchera pas, d’autant que je me sens désormais encouragée, ce prix, cette reconnaissance, ça apporte de la confiance. J’ai déjà quelques idées qui se profilent, ça doit encore un peu mûrir. Peut-être sur le fait de vieillir par exemple, en particulier pour une femme, ça veut dire quelque chose, c’est pas facile… L’effervescence, les sollicitations passées, je vais m’y remettre…

Propos recueillis par Rodolphe Pays

(photos Thierry Debonnaire)

Avant que j’oublie, d’Anne Pauly (aux Éditions Verdier).

La remise du Prix Envoyé par La Poste s’est déroulée jeudi 29 août à Paris à l’Hôtel de Choiseul-Praslin, siège de La Banque Postale. Extraits des propos tenus par les différents intervenants…

« Je voudrais adresser des remerciements aux éditeurs, qui jouent le jeu, et aux écrivains, qui nous font confiance. » Philippe Bajou, directeur général adjoint du groupe La Poste.

« A travers ce prix, c’est un travail de découverte et d’identification des talents que soutient la Fondation La Poste. » Marie Llobères, déléguée générale de la Fondation d’entreprise La Poste.

« Je suis reconnaissant à la Fondation La Poste de cet amour de la littérature, du grand respect des auteurs, de ce pari de rencontre entre un écrivain et un public. » Olivier Poivre d’Arvor, président du jury du prix Envoyé par La Poste.

Un texte adressé par courrier et sans recommandation

Créé par la Fondation d’entreprise La Poste en 2015, le Prix Envoyé par La Poste distingue un texte (roman ou récit) adressé par courrier et sans recommandation à un éditeur. Le comité de lecture de ce dernier, après avoir décelé un talent d’écriture et décidé de le publier, propose au jury du prix de l’intégrer à la sélection des ouvrages susceptibles d’être récompensés.

Le lauréat reçoit 2 500 €, son livre est aussi notamment promu auprès des 500 000 postiers actifs et retraités et La Poste passe également commande de 600 exemplaires auprès de l’éditeur.

Les membres du jury :

Olivier Poivre d’Arvor, écrivain, diplomate, président du jury

Marie Llobères, déléguée générale de la Fondation d’entreprise La Poste

Dominique Blanchecotte, présidente de l’association Paris Sciences et Lettres Alumni

Pauline Delabroy-Allard, professeur-documentaliste et écrivaine (lauréate du 4e Prix Envoyé par La Poste)

Marie-Laure Delorme, journaliste

Serge Joncour, écrivain

Christophe Ono-dit-Biot, écrivain, directeur adjoint de la rédaction du Point

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Exit le chantier, place au musée

17 juillet 2019
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(photo Thierry Debonnaire)

On n’en est plus à parler de travaux, mais désormais d’aménagements, d’installations et de finitions.

Et on y est : le Musée de La Poste se pare de ses premiers atours.

L’échéance approche : à l’automne, les visiteurs viendront à nouveau défiler dans les salles des collections, toutes habillées de pied en cap…

Il y avait un bâtiment en complète rénovation, et c’est aujourd’hui un musée qui renaît.

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Des salles des collections, les visiteurs auront aussi une vue sur la Tour Eiffel. (photo Thierry Debonnaire)

C’est un signe qui ne trompe pas, une des œuvres symboliques (parmi celles qui dans l’ancien musée ouvraient le parcours historique) vient d’être mise en place au sein d’un des trois plateaux de la nouvelle configuration du Musée de La Poste.

Une objet rare qui devrait continuer de ravir le public.

D’autres pièces intègrent actuellement les collections…

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Peinture à l’huile sur toile « Retour du postillon », Anonyme, vers 1840 © Musée de La Poste (photo Thierry Debonnaire)

À sa réouverture au début du mois de novembre, le musée dévoilera ainsi un tout nouveau concept à la fois muséographique et architectural.

Avec une scénographie totalement repensée.

Et une nouvelle distribution de ses espaces : galerie d’accueil et son « Totem » traversant les trois niveaux d’exposition permanente, espaces dédiés aux ateliers, galerie d’exposition temporaire, boutique, auditorium et espaces privatisables.

Rodolphe Pays

Une ambition culturelle et patrimoniale

À la fois musée d’entreprise, musée de société, musée de quartier, le Musée de La Poste labellisé « Musée de France » a pour vocation de présenter, conserver et diffuser le patrimoine postal.

Accessible à tous dans des conditions optimales de visite, le musée rénové mettra en lumière ses collections pour un voyage au cœur de l’histoire de la Poste, de l’art postal et de la philatélie, d’hier à demain.

Réaffirmant ainsi son ambition culturelle et patrimoniale dans le paysage muséal français.

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Une association de postiers de la région nantaise conserve la mémoire des ambulants, les célèbres « seigneurs » de La Poste

16 juillet 2019
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Ambulant lui-même vingt ans durant, de son entrée à La Poste en 1966 à 1986, Jean-Yves Pelon a fondé en 1995, avec son collègue André Gilot, l’association des ambulants postaux de la région nantaise.

Plusieurs associations d’anciens postiers ayant exercé leur activité au sein des ambulants ferroviaires continuent de conserver la mémoire des « seigneurs » de La Poste.

Parmi elles, celle des ambulants de la région nantaise…

« En 1995, quand on a compris que c’était la fin des ambulants postaux ferroviaires, avec mon collègue André Gilot, lui-aussi un ancien du métier, on s’est dit que les wagons, c’était sacré, qu’il fallait garder la mémoire, se souvient Jean-Yves Pelon, alors on a décidé de monter une asso qui raconte un peu nos parcours, le tri du courrier la nuit dans les trains, le travail en équipe, l’ambiance… »

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De 1966 à 1973, Jean-Yves Pelon a été affecté sur la ligne des ambulants de Paris à La Rochelle (« c’était près de chez moi, et ce n’était pas trop demandé »). Et de 1973 à 1986, sur le Nantes à Lyon (St-Germain-des-Fossés).

L’association d’ambulants postaux de la région nantaise était née. Très vite forte de pas mal de postiers originaires de l’ouest de la France qui avaient pour la plupart exercé leur activité sur les lignes de chemin de fer desservant les grosses agglomérations de la région.

Depuis une petite dizaine d’années, Jean-Yves n’était plus ambulant – après deux décennies de bons et loyaux services, il avait raccroché en 1986 pour reprendre une vie de famille plus conventionnelle – mais avait conservé de solides contacts avec ses ex-collègues.

Ainsi qu’avec un certain nombre d’agents de la SNCF qu’il avait eu à l’époque l’occasion de côtoyer.

Des relations intactes qui vont permettre à l’association de se doter de wagons postaux.

« Beaucoup de ces véhicules devenus inutiles étaient alors parqués à Villeneuve-Saint-Georges, dans le sud de la région parisienne, raconte-t-il, on a pu en obtenir deux et les ramener au centre de tri de Nantes, où subsistaient encore les rails et le quai postal. »

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Depuis que ses deux wagons postaux ont été vandalisés, c’est par des panneaux que l’association présente désormais l’histoire des « seigneurs » de La Poste.

On est en juin 1996. Et l’arrivée de ces matériels roulants ouvre de belles perspectives.

Les deux fondateurs de l’association – l’un et l’autre toujours postiers, Jean-Yves ne prendra sa retraite qu’en 2002 – continuent de lancer des appels au peuple, d’approcher tous les anciens ambulants de leur connaissance.

Ainsi que d’autres postiers intéressés eux-aussi par le projet.

Beaucoup d’entre eux rejoignent l’association. Et la première assemblée générale se tient en septembre au sein même d’un des deux wagons.

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Un panneau présente aussi quelques-uns des wagons postaux utilisés au XIXe siècle

« C’était vraiment un moment émouvant, le départ d’une belle aventure, se rappelle Jean-Yves Pelon, on a même vu des gars verser quelques larmes à l’ouverture des portes des wagons. »

Panneaux d’informations, objets, documents, outils sont petit à petit installés, formant une exposition permanente. Des visites sont organisées, pour des écoles, des clubs de retraités, des associations de postiers…

Les wagons ouvrent aussi leurs portes lors des journées du patrimoine.

Le conseil général de Loire-Atlantique apporte son soutien, la direction des activités sociales de La Poste aussi…

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Au-delà des panneaux, l’association expose également des objets. Ici, un « bureau de travail » de l’ambulant courrier convoyeur (affecté sur les lignes transverses), avec à l’intérieur, cachets, tampons…

Mais au bout de quelques années, les choses se compliquent. La SNCF prévient : les rails accédant au centre de tri devant être retirés, les wagons seront alors condamnés à rester sur place. Et en cas de déplacement du centre de tri, pas d’autre solution que leur destruction.

« On a rebondi à Vertou, au sud-est de Nantes, tout près de la gare, précise Jean-Yves Pelon, on y a acheminé les wagons et on a pu poursuivre nos visites, nos animations. »

L’embellie ne durera que trois ans. Avec la construction des infrastructures du busway de Nantes, il a fallu à nouveau déménager. Toujours à Vertou, mais cette fois dans un lieu un peu à l’écart.

« Ça a marché un temps, mais c’est devenu vite assez compliqué, à cause de dégradations successives et de plus en plus importantes, déplore Jean-Yves, et puis tout a fini par être saccagé, alors on a décidé d’abandonner les wagons – ils ont été ferraillés – et de poursuivre uniquement à travers des expos itinérantes et des présences à diverses manifestations. »

Un déchirement sans doute, mais Jean-Yves n’est pas homme à renoncer. C’est ainsi que lui et ses collègues participent désormais par exemple aux « Quatre Jeudis », une foire aux métiers organisée à Challans, en Vendée, qui se tient à deux reprises durant l’été.

Ils y exposent notamment une série de panneaux qui racontent bien sûr les ambulants, mais aussi La Poste à travers les siècles, les différents moyens de transports utilisés… Et reçoivent à chaque fois un accueil enthousiaste de la part des visiteurs.

« On fait aussi des expos à Nantes, dans différents lieux, à la demande aussi, poursuit Jean-Yves, on est également sur le portal malin, le site culturel de La Poste, et puis on est aidés par la FNARH, la fédération pour la recherche historique de La Poste et de France-Télécom. On continue ainsi d’œuvrer à maintenir la mémoire de ce métier qui a tant compté pour nous. »

Rodolphe Pays

Jean-Yves Pelon : « Tout le monde faisait tout »

« Un ambulant, c’est quelqu’un d’assez particulier, d’indépendant, mais qui a l’esprit d’équipe, pour qui la camaraderie n’est pas un vain mot.

Entre ambulants, il n’y avait pas de grade, il y avait de l’entraide, tout le monde faisait tout.

Pour autant, ce n’était pas toujours facile de s’intégrer dans les équipes en place quand on débarquait comme jeune ambulant. Il fallait montrer qu’on adhérait à la communauté.

Le bout de ligne, avant le retour le lendemain, c’était bien aussi. Parfois, on avait des vélos sur place, on allait se balader. On faisait des repas entre nous, avec les gars de la SNCF aussi.

Il arrivait même que l’on voyage dans la cabine du conducteur du train. »

Contact : jean-yves.pelon@orange.fr

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Bientôt le nouveau Musée de La Poste : la preuve par l’image

15 juillet 2019

Un bon croquis vaut mieux qu’un long discours, disait Napoléon, qui pourtant aimait les mots, le plus souvent dictés, sa pensée distançant systématiquement sa plume.

Quelques bonnes photos procurent aussi la même satisfaction, font œuvre d’imparables démonstrations.

Le chantier de rénovation du Musée de La Poste approche de son terme. La preuve par l’image…

Rodolphe Pays

(photos Thierry Debonnaire)

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Extraits de leurs réserves, les pièces, objets et œuvres qui seront exposés dans les salles de collection arrivent au musée…
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Les plus volumineux d’entre eux sont déchargés par des engins de levage…
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… puis hissés le long de la façade extérieure via une nacelle automotrice…
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… et enfin introduits dans le bâtiment avant d’être mis en place.

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Edition 2019 du prix « Envoyé par La Poste : les six ouvrages en lice dévoilés

15 juillet 2019
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Via sa Fondation, La Poste a créé en 2015 le prix « Envoyé par La Poste ». Avec pour objectifs de soutenir des projets littéraires talentueux, écrits en langue française et adressés au comité de lecture des éditeurs par voie postale.

La liste des ouvrages sélectionnés pour l’édition 2019 du prix « Envoyé par La Poste » a été dévoilée lors du Marathon des mots de Toulouse.

Premier attribué de la rentrée littéraire, le prix sera annoncé le 26 août.

Des manuscrits à destination d’éditeurs qui transitent par La Poste, ça ne date pas d’hier.

Et ils ne font pas forcément poste restante, ne demeurent pas tous lettre morte parmi les cohortes d’ouvrages candidats à la publication parvenus plus officiellement. Ou plus « amicalement ».

S’ils sont il est vrai peu nombreux au final à être retenus, des exemples récents confirment qu’il peut s’agir d’œuvres littéraires importantes, voire majeures.

Acheminés et distribués par le facteur, le Truismes de Marie Darrieussecq, le Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part d’Anna Gavalda ou encore L’art français de la guerre d’Alexis Jenni – Goncourt 2011 – en apportent des preuves pour le moins éclatantes.

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La Fondation La Poste favorise le développement humain et la proximité à travers l’écriture, pour tous, sur tout le territoire et sous toutes ses formes.

La Poste ne s’y est pas trompée.

En créant via sa Fondation en 2015 le prix « Envoyé par La Poste », elle souhaitait soutenir des projets littéraires divers et talentueux, écrits en langue française et adressés au comité de lecture des éditeurs par voie postale.

Une manière de fidélité à sa vocation : être au service de tous, partout, tout le temps…

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Lauréate de l’édition 2018, Pauline Delabroy-Allard a été distinguée pour son roman « Ca raconte Sarah », diffusé à 43 000 exemplaires et traduit dans une dizaine de langues.

Le prix récompense ainsi depuis cinq ans un ouvrage découvert par un éditeur sans qu’aucune recommandation, pression ou moindre copinage ne soient intervenus.

Et la qualité a toujours été au rendez-vous.

On se souvient par exemple de la lauréate 2018, Pauline Delabroy-Allard, distinguée pour son roman Ça raconte Sarah.

L’ouvrage, assez largement plébiscité par la presse, avait très vite rencontré son public (diffusé à 43 000 exemplaires et traduit dans une dizaine de langues).

Présidé par Olivier Poivre d’Arvor, le jury rendra son verdict le 26 août. En attendant, on peut déjà tout l’été se faire sa propre idée…

Rodolphe Pays

Les six livres sélectionnés…

Adrien Blouët, L’absence de ciel, éditions Noir sur Blanc / Notabilia

Olivier Dorchamps, Ceux que je suis, éditions Finitude

Mathilde Forget, À la demande d’un tiers, éditions Grasset

Victoria Mas, Le Bal des folles, éditions Albin Michel

Anne Pauly, Avant que j’oublie, éditions Verdier

Beata Umubyeyi Mairesse, Tous tes enfants dispersés, éditions Autrement

… et leurs auteurs

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Adrien Blouët, Olivier Dorchamps, Mathilde Forget, Victoria Mas, Anne Pauly et Beata Umubyeyi Mairesse. (Photos Marc Melki / Sandrine Cellard / Jean-François Paga / Astrid Di Crollalanza / DR VERDIER / Rodolphe Escher)

Les membres du jury

Olivier Poivre d’Arvor, écrivain, ambassadeur de France en Tunisie, président du jury

Pauline Delabroy-Allard, professeur-documentaliste et écrivaine (lauréate du 4e Prix « Envoyé par La Poste »)

Dominique Blanchecotte, présidente de Paris Sciences et Lettres Alumni

Marie-Laure Delorme, journaliste

Serge Joncour, écrivain

Marie Llobères, déléguée générale de la Fondation d’entreprise La Poste

Christophe Ono-dit-Biot, écrivain, directeur adjoint de la rédaction du magazine Le Point

Site de la Fondation La Poste

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LeMag-Musée de La Poste : le point sur les travaux et les 36 Unes publiées depuis 10 ans

26 juin 2019

Le trente-sixième et dernier LeMag est paru. C’est une nouvelle publication qui prendra le relais à la réouverture du musée.

Au sommaire, le point sur la phase finale de la rénovation et des aménagements en cours.

Et toute l’actualité du musée depuis 10 ans vue à travers les Unes publiées depuis le 1er numéro.

Semaine après semaine, l’ouverture du Musée de La Poste se rapproche. Le bâtiment désormais achevé, place aujourd’hui aux finitions, aménagements, installations de mobilier…

Et, dans leur sillage, à la mise en place dans les trois nouveaux plateaux voués aux collections de toutes les œuvres, pièces et documents qui seront bientôt présentés aux visiteurs.

Ce numéro de LeMag apporte des précisions sur la phase finale de la rénovation en donnant la parole à quelques responsables du musée en charge du patrimoine, de l’organisation, des animations, du commercial, de la communication.

Le supplément « travaux » encarté dans le magazine fait également le point sur l’avancée du chantier : déroulement des opérations en cours, tests « sécurité », calendrier…

Et à nouveau musée, nouvelle information : LeMag cédera la place dans les mois qui viennent à une autre publication. Changements de périodicité, de format, de rubriques, de ton…

En attendant, pour cette dernière édition – qui marque les 10 ans de son existence – LeMag revisite l’actualité du musée de la décennie écoulée.

En images : à travers la reprise des 36 Unes publiées depuis 2009, c’est l’essentiel des actions, événements et projets initiés par le musée qui est évoqué.

Une rétrospective qui en dit long… avant que l’histoire se poursuive très prochainement.

Rodolphe Pays

LeMag-Musée de La Poste est diffusé par abonnement.

Il est également disponible à la boutique du Musée de La Poste (21 avenue du Maine, Paris 15e).

La revue est aussi téléchargeable sur le site internet du musée.

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Les travaux concernant le bâtiment proprement dit se terminent.

Les travaux de rénovation du Musée de La Poste arrivent à leur terme.

Le gros œuvre achevé, place désormais aux aménagements et à l’installation des vitrines.

Les travaux concernant le bâtiment proprement dit se terminent. Les quelques revêtements muraux et de sols qui restaient à poser sont en train de l’être.

Preuve que le chantier s’apprête à toucher à sa fin, place désormais aux mobiliers. En particulier les vitrines.

Nombre d’entre elles sont déjà en place. Les plus encombrantes – 5 mètres de longueur – ont été hissées dans les étages des salles de collection par le totem (large puits de lumière ouvert au cœur du musée).

Ne restera bientôt plus qu’à y déposer les œuvres. Celles-ci rejoindront progressivement le musée en juin et durant l’été.

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Les extérieurs ne sont pas délaissés. A l’arrière, la terrasse est revêtue d’une superbe pelouse et hérissée d’arbustes

Les banques d’accueil des plateaux d’exposition et de la boutique sont elles aussi en phase d’installation (l’agencement des rayonnages et des meubles de stockage de l’espace commercial se fera aussitôt après).

Les extérieurs ne sont pas délaissés. La façade du musée est aujourd’hui libérée de la palissade qui protégeait le chantier. Et, à l’arrière, la terrasse est revêtue d’une superbe pelouse et hérissée d’arbustes.

L’ouverture est cette fois bien en vue.

Rodolphe Pays

(photos Hervé Abbadie)

Sécurité « incendie », qualité de l’air…

Des tests sont régulièrement effectués au sein des différents plateaux et espaces du musée. Ces contrôles concernent notamment la sécurité « incendie », la qualité de l’air, le niveau d’hygrométrie, les températures…

Des vérifications indispensables pour répondre aux normes de sécurité exigées en vue de la réouverture.

Calendrier

Avril 2015  : lancement du chantier

Été et automne 2015 : curage

2016/ 1er semestre 2017 : démolition intérieure et reconstruction

Fin 2017 : reconstruction et « clos/couvert » achevés.

1er semestre 2018 : Intervention des corps d‘état architecturaux.

Fin 2018 : finition du « totem » (puits de lumière)

1er semestre 2019 : aménagement des espaces muséographiques, installation des dispositifs audiovisuels, graphiques…

Été 2019 : fin de l’installation du mobilier et réception des œuvres…

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Le Relais de poste des Ormes prépare la nouvelle édition de son festival annuel de Musique de chambre. Des places sont encore disponibles…

Un lieu chargé d’histoire auquel le Musée de La Poste s’associe par ailleurs régulièrement pour des expositions ou des conférences.

Les beaux jours reviennent. Ou peu s’en faut. Et avec eux, le temps des festivals. Musique, théâtre, danse, marionnettes…

Programmés partout en France, à Paris, en Bretagne, bien sûr dans tous les suds… Et ailleurs. Certains prestigieux, courus, incontournables, médiatisés…

Tandis que d’autres, cependant pas moins attractifs, ne connaissent pas la notoriété qu’ils méritent.

Dédié à la Musique de chambre, celui organisé depuis plus d’une dizaine d’années à Ormes, dans la Vienne, est de ceux-là. Pourtant, et à plusieurs titres, il pourrait bénéficier d’une bien meilleure reconnaissance (le public fidèle qui s’y rend chaque année ne s’y trompe pas).

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Le Festival des Ormes réunit chaque année des interprètes exceptionnels

D’abord parce que sa programmation est toujours remarquable.

Élaborée sous la houlette du grand altiste Michel Michalakakos, le directeur artistique du festival, elle comprend une fois encore pour cette nouvelle édition des pièces exceptionnelles, de Haydn, Beethoven, Brahms, Schubert , Mozart, Schumann, Satie, Saint-Saëns…

Et puis les interprètes, tous formidables.

Michel Michalakakos, au premier rang d’entre eux, le violoncelliste Dominique de Williencourt, les pianistes Jean-Claude Pennetier et Claire Désert, le flûtiste Jean Ferrandis, le clarinettiste Philippe Berrod…

Sans oublier la Quator Parissii (formé des violonistes Arnaud Vallin et Doriane Gable, de l’altiste Dominique Lobet et du violoncelliste Jean-Philippe Martignoni), déjà présent à la première édition de la manifestation et qui fera l’ouverture du festival le 25 mai. Rien que des virtuoses…

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Au centre de l’immense cour du relais, le pédiluve en forme de coquille où s’abreuvaient et se rafraîchissaient les chevaux

Le Festival des Ormes, c’est aussi un lieu. Magique, historique. Et une architecture merveilleuse.

Edifié au XIIIe siècle, cet ensemble de bâtiments entourant une immense cour carrée abritait initialement un haras (un extraordinaire pédiluve en forme de coquille où s’abreuvaient et se rafraîchissaient les chevaux forme le centre du domaine). Plus d’un siècle durant, jusqu’à l’apparition du chemin de fer, il fût ensuite un relais de poste.

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Philippe et Anne de Logivière, les propriétaires d’un lieu qui gagne vraiment à être mieux encore (re)connu.

Le Relais des Ormes, c’est également une région, proche des châteaux de la Loire, de la douceur angevine.

Autant de raisons – musicales, esthétiques, historiques, touristiques… – de venir passer une soirée (et même pourquoi pas plusieurs) de mai ou de juillet, là-bas, entre Tours et Châtellerault.

Et d’y être accueilli, toujours élégamment et aimablement, par Philippe et Anne de Logivière, les propriétaires de ce lieu qui gagne vraiment à être mieux encore (re)connu.

Rodolphe Pays

Programmation et réservation

Des visites du relais aussi avec le Musée de La Poste

Le Musée de La Poste a réalisé une série de panneaux expliquant l’histoire et le fonctionnement du relais. Celle-ci est présentée en permanence dans l’ancien manège du domaine (aux côtés de pièces et d’objets tels que des bottes de postillon, grelots de chevaux… ).

Une exposition temporaire sur le thème de la poste aux chevaux conçue par le musée a également été installée à l’attention des visiteurs.

Et des conférences données par des historiens du musée se tiennent aussi au sein du relais.

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