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Le Blog

Le blog officiel du Musée de La Poste accompagne au quotidien l’actualité du musée. Il traite de toutes ses activités : collections, expositions, animations, vente de produits culturels et philatéliques…

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« Enfants conférenciers » : avec le Musée de La Poste, du Caire à Los Angeles en passant par Paris

23 novembre 2018

Encourager les élèves à visiter les musées autrement, former de jeunes guides… : c’est la vocation du dispositif Enfants conférenciers auquel participe le Musée de La Poste.

Proposer aux élèves une approche des musées, de l’art, de l’histoire moins traditionnelle, moins magistrale.

Faire en sorte qu’écoliers et collégiens soient très autonomes dans leurs visites des lieux culturels, dans leur relation à la création, à la connaissance, qu’ils s’approprient les œuvres, se prennent en charge pour les comprendre et les apprécier, partagent aussi leurs découvertes avec leurs camarades…C’est tout l’objet du dispositif Enfants conférenciers initié il y a cinq ans par deux conseillers pédagogiques de l’Académie de Paris, Agnès Bourbonnais et Christophe Blanc.

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Après avoir eux-mêmes étudié certains objets des collections d’un musée, les enfants conférenciers jouent les guides pour d’autres élèves venus à leur tour en visite

Une démarche vite adoptée par plus d’une dizaine de musées d’Ile-de-France (Arts et Métiers, Rodin, Maison Victor Hugo, Cité de l’architecture et du patrimoine… ) et à laquelle le Musée de La Poste a adhéré lui-aussi il y a deux ans.

Le principe : une classe se rend dans un musée, les élèves identifient un certain nombre d’objets, recueillent toutes sortes informations complémentaires, et par la suite trois d’entre eux – les enfants conférenciers – joueront les guides pour d’autres classes venues visiter le musée.

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« Nous avons adapté le mode opératoire en agissant hors les murs en association avec les enseignants. » Hakima Benabderrahmane, responsable de la politique des publics du Musée de La Poste.

« En raison de l’actuelle fermeture pour travaux, nous avons adapté le mode opératoire en agissant hors les murs en association avec les enseignants, indique Hakima Benabderrahmane, la responsable de la politique des publics du Musée de La Poste, nous fournissons aux élèves des timbres, ils travaillent alors sur différents domaines en lien avec la philatélie, la lettre ou l’histoire de la Poste – la gravure, le mail art, l’Aéropostale… -, réalisent des fresques historiques, des projets de timbres, de gravure… »

Une quinzaine de classes participe déjà au projet. Issues d’établissements parisiens, de province et même d’écoles françaises à l’étranger (Le Caire, Los Angeles, Phnom Penh, Vienne… ).

« Des échanges par courrier et visioconférences se font entre ces jeunes, explique Hakima Benabderrahmane, là-encore les conférenciers en herbe jouent tout leur rôle. »

Désormais bien rodée et portant ses fruits, cette pratique hors les murs pourrait même perdurer à la réouverture du musée.

Rodolphe Pays

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Le Musée de La Poste s’associe au 50e anniversaire du centre financier de La Source

21 novembre 2018
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Pour les 50 ans du centre financier de La Source, le Musée de La Poste a prêté une remarquable maquette d’architecte du bâtiment et un grand nombre de photos représentatives de toutes les époques et de toutes les activités de l’établissement. (photo La république du Centre)

Si la réouverture après travaux constitue leur priorité, les équipes du musée continuent d’œuvrer hors les murs. A travers des prêts notamment.

Exemple dans le Loiret, au centre financier d’Orléans.

Plus d’une décennie après la Seconde Guerre mondiale, c’était encore la campagne au sud d’Orléans. En particulier là où, à quelques kilomètres du centre-ville, le Loiret – affluent ou résurgence de la Loire, on ne sait trop – prend sa source.

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Lors de l’événement organisé pour marquer les 50 ans du centre financier, une plaque « anniversaire » a été dévoilée par Jean-Pierre Sueur, ancien maire d’Orléans, Michèle Paolini, directrice de l’établissement et Niamé Diabira, adjointe au maire d’Orléans, en charge du quartier de La Source.

D’où le nom du quartier – La Source – qui, à la faveur de l’essor économique de l’époque, commence à s’édifier dans les années 1960.

Avec d’abord un collège universitaire, puis deux laboratoires du CNRS, les tout premiers immeubles d’habitation, un lycée…

Et très vite, en novembre 1968, l’ouverture d’un centre de chèques postaux (aujourd’hui « centre financier »). Pas n’importe lequel, le plus « gros » établissement de ce type en France, le seul à éditer sur place les carnets de chèques.

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Un bâtiment conçu un peu dans le style de celui de l’UNESCO, érigé à Paris quelques années auparavant (photo Croquant).

Pas n’importe quel bâtiment non plus : un immense « paquebot » en croix, conçu un peu dans le style de celui de l’UNESCO, érigé à Paris peu d’années auparavant.

Toute l’architecture d’une époque…

C’était il y a 50 ans. Ce demi-siècle d’activité intense, de présence sociale aussi (les « Chèques postaux », comme on a tout de suite pris l’habitude d’appeler le lieu, sont vite devenus le noyau de vie de ce nouveau quartier) ne pouvait être passé sous silence.

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Les panneaux d’exposition illustrés des photos du Musée de La Poste ont aussi servi de supports aux explications données à l’assistance par d’actuels ou anciens collaborateurs du centre.

Un événement autour d’une exposition retraçant l’histoire du centre – à laquelle le Musée de La Poste a apporté sa contribution, voir encadré – et du dévoilement d’une plaque commémorative a été organisé le 12 novembre pour marquer cet anniversaire (qui coïncide aussi avec celui du centenaire de la naissance des comptes chèques postaux, créés en 1918).

Nombreuses photos à l’appui, l’exposition en témoigne : en cinquante ans d’existence, les « Chèques Postaux » d’Orléans se sont acquittés de leur tâche grâce à plusieurs générations de postiers.

Lors de la manifestation, Michèle Paolini, la directrice de l’établissement, a tenu à rendre un hommage appuyé à ces milliers de collaborateurs successifs.

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« Ce centre a une âme, nourrie du travail et de l’attachement à l’esprit de service des femmes et des hommes qui ont œuvré ici. » Michèle Paolini.

« Ce centre a une âme, nourrie du travail et de l’attachement à l’esprit de service des femmes et des hommes – toute leur carrière durant pour certains d’entre eux – qui ont œuvré ici, a-t-elle notamment rappelé à l’assistance présente à cette occasion, à ceux qui prendront la relève dans le cadre de l’organisation et des structures nouvelles qui verront le jour dans les années à venir de maintenir le flambeau. »

Avant que les participants à cette manifestation fassent le tour des panneaux racontant toute l’histoire de l’établissement, Jean-Pierre Sueur, ancien maire d’Orléans (de 1989 à 2001) aujourd’hui sénateur, y est allé lui-aussi de son « compliment » aux postiers et à l’institution postale.

« Longtemps La Source n’a existé que par les chèques, beaucoup savent ici ce que le quartier et la ville leur doivent, a-t-il notamment expliqué, ce haut lieu d’activité professionnelle, de service public, mais aussi d’effervescence sociale et syndicale, c’est un peu notre cathédrale laïque et républicaine. »

Des propos qu’étayent les photos prêtées par le musée pour illustrer la fresque chronologique très complète qui revisite les cinquante années du centre.

Du chantier de construction aux salles de traitement des chèques, en passant par les installations techniques, les équipements communs ou sociaux (foyer, bibliothèque, salle de jeux, coopérative… ).

Sans oublier les visages de dizaines de postiers affairés à leurs tâches ou réunis pour diverses occasions. Comme une succession de tranches de vie… prises à la source.

Rodolphe Pays

« La Source et les chèques, c’est un lien très fort, même la station du tram, toute proche, s’appelle Chèques postaux » , Michèle Paolini, directrice du centre financier.

La contribution du musée

Le Musée de La Poste a apporté son soutien à la célébration des 50 ans du centre financier de La Source.

En prêtant la remarquable maquette d’architecte du bâtiment et, après un important travail de recherche et de sélection, un grand nombre de photos représentatives de toutes les époques et de toutes les activités de l’établissement.

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Yseult YZ Digan, créatrice du nouveau timbre de la République : « La Marianne, c’est nous, c’est le peuple »

19 novembre 2018
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« Pour ce nouveau timbre de la République, ce que j’ai voulu faire passer, c’est que le visage de cette Marianne exprime quelque chose, que cette jeune femme regarde l’avenir, avance, avec détermination, indépendance, liberté… » Yseult YZ Digan.

Emmanuel Macron dévoilait mi-juillet le nouveau timbre de la République.

L’intention de la street artiste Yseult YZ Digan, à qui La Poste a confié la réalisation du timbre, était de faire de cette Marianne une jeune femme engagée.

Elle explique comment elle a mené ce projet.

C’est la première fois que La Poste fait appel à un street artiste pour dessiner le timbre Marianne. Comment avez-vous accueilli cette proposition tout de même un peu officielle ?

« D’abord, je n’ai pas été retenue d’emblée pour exécuter cette commande. Lorsque j’ai été contactée par La Poste, c’était dans le cadre d’une compétition qui mettait en concurrence les créations de plusieurs artistes.

Le fait de travailler pour une institution telle que La Poste ne m’a pas dérangée, j’ai déjà exposé dans des endroits considérés comme assez académiques, le Grand Palais, la Fondation Cartier, l’Institut Français de Prague, la biennale de Moscou…

Et c’est au final l’une des trois propositions que j’ai faite qui a été préférée. Que, dans ce cadre c’est vrai un peu solennel, le choix se soit porté sur le projet, le regard d’une street artiste me semble important, significatif.

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« En souhaitant reproduire cette Marianne en très grand format sur le pignon d’un bâtiment de Périgueux, la ville où sont imprimés les timbres, je voulais ne pas dissocier ce projet de mon travail et de l’engagement que je poursuis à travers lui. » Yseult YZ Digan.

Il y avait un cahier des charges à respecter, une situation assez inhabituelle pour un street artiste…

Il n’était pas si contraignant que cela. Bien sûr, il fallait réaliser une œuvre qui représente les symboles de la République, mais il s’agit plutôt là d’un thème que d’une contrainte.

La particularité de ce travail, ça a davantage été de concevoir une œuvre qui puisse ne pas être trop complexe à reproduire en gravure. Et ce n’était pas si simple.

En terme de cahier des charges, j’ai aussi eu si l’on peut dire mon exigence, celle de reproduire cette Marianne en très grand format sur le pignon d’un bâtiment de Périgueux, la ville où sont imprimés les timbres. L’idée étant de ne pas dissocier ce projet de Marianne de mon travail et de l’engagement que je poursuis à travers lui.

L’association des deux semble réussie, dès sa sortie en juillet dernier, on a évoqué une Marianne « engagée »…

Cette Marianne engagée, c’est la rencontre d’une volonté politique, celle de l’Elysée, et de ce que je produis depuis que je fais du street art. Je pense que l’on m’a sollicitée du fait de mon parcours, des valeurs que je transcris via mon travail. Je crois que cette nouvelle Marianne traduit cette convergence.

Ce que j’ai voulu faire passer, c’est que ce visage exprime quelque chose, que cette jeune femme regarde l’avenir, avance, avec détermination, indépendance, liberté…

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Emmanuel Macron et Yseult YZ Digan lors du dévoilement de la nouvelle Marianne à Périgueux en juillet dernier. (photo Nicolas Tucat/AFP)

Pour cet exercice particulier, vous avez dû travailler différemment de la façon dont vous le faites habituellement ?

Ne m’étant jamais vraiment intéressée aux timbres, je me suis au départ beaucoup documenté, je me suis familiarisé avec le sujet en observant tout ce qui avait été fait auparavant.

Sur le fond, cela a été l’occasion pour moi de redécouvrir cette Marianne, son histoire, l’association de ces deux prénoms, le lien avec la Révolution française.

J’ai eu le sentiment que la Marianne finalement, c’était nous, c’était le peuple, et c’est ce que j’ai essayé de faire passer dans le dessin.

Sinon, au plan technique, j’ai travaillé comme je le fais presque toujours, à l’encre de chine, selon le procédé du lavis, avec une seule couleur, le noir, diluée pour obtenir les intensités souhaitées.

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Elsa Catelin a gravé l’œuvre d’Yseult YZ Digan. (photo Armêl Balogog)

Il a ensuite fallu procéder à l’interprétation gravée de votre dessin…

Avec Elsa Catelin, la graveure, on a beaucoup échangé. Il y a eu pas mal d’allers et retours pour des ajustements.

La première proposition par exemple était pour moi trop féminisante, l’expression du visage apparaissait assez neutre, ça introduisait un peu de distance, de superficialité. Le nez était plutôt droit aussi, je le voulais plus arrondi, je voulais également le regard plus intense encore.

On a discuté de tout ça et on est parvenues à un rendu je crois vraiment satisfaisant. C’était un exercice délicat, mais on y est arrivées. Et puis, deux femmes pour réaliser un timbre, c’était inédit. Une belle première…

Des trois œuvres que vous avez présentées, c’est celle montrant la Marianne de profil qui a été retenue C’était aussi votre choix ?

Oui, c’est un bon choix. Le profil est plus fort, plus marquant. Les cheveux, très présents, très libres, le regard décidé, sûr, tout ça concoure à l’impression de volonté, d’engagement que j’ai voulu mettre en avant.

Au timbre maintenant, objet populaire, support d’échange, de faire partager cette vison… »

Propos recueillis par Rodolphe Pays

Le timbre Marianne est disponible à la boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15e. Ouvert de 10 h à 18 h du lundi au vendredi (tél. : 01 53 71 98 49).

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Le Prix Wepler-Fondation La Poste à Nathalie Léger et la Mention à Bertrand Schefer

14 novembre 2018

La saison littéraire s’est poursuivie ce lundi avec l’attribution du 21e Prix Wepler-Fondation La Poste.

« C’étaient mes choix aussi, ces deux livres je les ai portés, soutenus de juillet à septembre lors des différentes rencontres avec les autres membres du jury, c’était pour moi très difficile de les départager, l‘un comme l’autre méritaient je crois le Prix. »

Agnès Kulifer se souviendra longtemps de cet été 2018 passé à lire la soixantaine de livres candidats au Prix Wepler-Fondation La Poste.

Tout comme ses « collègues » membres du jury tournant de ce prix – journalistes, critiques littéraires, libraires… -, cette postière de la direction du courrier (chaque année le jury compte un collaborateur de La Poste dans ses rangs) aura vécu une expérience inoubliable.

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Lundi soir à la brasserie Wepler, de g. à dr. : Gilbert Glavic, facteur montmartrois, Marie-Rose Guarniéri, fondatrice du Prix Wepler-Fondation La Poste, Agnès Kulifer, postière membre du jury et Philippe Wahl, président du groupe La Poste.

« C’était une aventure formidable, je souhaitais y participer depuis des années, continue-t-elle, les horizons diversifiés, les écritures originales que l’on découvre à travers ce prix m’avaient depuis toujours profondément intéressée. »

Le verdict est tombé hier soir : le Wepler-Fondation La Poste récompense Nathalie Léger pour son roman La robe blanche, et la Mention (le second prix) est attribuée à Bertrand Schefer pour Série noire.

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Les deux lauréats, Bertrand Schefer et Nathalie Léger.

Deux livres parus aux éditions P.O.L qui s’inspirent, qui partent de faits divers.

La Robe blanche revient – mais pas seulement, la mère de l’auteure tient aussi une grande place dans le livre – sur le périple mortel dans lequel s’était engagée une jeune artiste italienne, qui voulait au départ de Milan rejoindre Jérusalem. Habillée en robe de mariée pour symboliser les unions possibles et souhaitables entre des peuples aux cultures différentes.

Elle n’aura pas eu le temps de contourner la Méditerranée, elle a été violée et assassinée en Turquie le 31 mars 2008…

Fait divers également pour Série noire, qui retrace l’enlèvement en 1960 du jeune Roland Peugeot, héritier de l’empire automobile. Un forfait fomenté par une bande hétéroclite de pieds nickelés amateurs préoccupés de singer la jeunesse dorée de l’époque.

Les deux principaux protagonistes de l’affaire (dont l’un deux avouera avoir eu l’idée du rapt en lisant un roman de série noire) se feront prendre quelques mois plus tard menant grande vie avec l’argent de la rançon, flambant dans les casinos et les stations de ski, au volant de voitures de luxe et accompagnés de jolies filles dans les meilleurs palaces.

« Ce sont des auteurs qui ont déjà publié d’autres bons ouvrages et qui sont peu médiatisés, ajoute Agnès Kulifer, pour ces raisons aussi je suis d’autant plus contente qu’ils aient été récompensés. »

Rodolphe Pays

(photos David Raynal)

La robe blanche, de Nathalie Léger, et Série noire, de Bertrand Schefer, aux éditions P.O.L.

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La Grande Guerre exposée par des postiers dans une plateforme courrier de l’Essonne

9 novembre 2018

Les commémorations de la Grande Guerre ne sont pas qu’officielles.

Des initiatives se prennent partout. Comme à la plateforme postale de Wissous, en Essonne…

Florence Rebolia est une passionnée. De culture, d’histoire.

De partage aussi. Postière à la Plateforme Industrielle Courrier (PIC) de Wissous, au sud de Paris, elle a pensé il y a quelques mois qu’un hommage pourrait être rendu dans son établissement aux combattants de la Grande Guerre.

Pas par hasard. Elle est originaire des Ardennes, et son grand-père, né avec le XXe siècle, lui a parlé de ces années terribles.

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Florence Rebolia : « Il y a aussi des baïonnettes, c’est normal de les exposer, mais ça retourne quand même de savoir comment ces armes servaient. »

« On est en 2018, l’année du centenaire de l’armistice, de la fin d’un conflit qui embrasé tout le continent, raconte-t-elle, il m’a semblé que dans le plus grand centre de tri d’Europe, au regard de l’importance des lettres dans la vie des poilus, il était important de faire quelque chose. »

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Aussitôt dit, aussitôt fait. Florence obtient le feu vert de la direction de la PIC pour monter une exposition dans le hall d’accueil de l’établissement.

Elle-même possède pas mal d’objets et documents d’époque – journaux, cartes postales, souvent glanés dans des brocantes… – susceptibles d’y figurer. Plusieurs de ses collègues souhaitent aussi s’associer au projet.

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Olivier Laurent, François Reuche et Yannick Germain sortent ainsi de leur collections personnelles de nombreuses pièces qui complètent la présentation : casque à pointe, fil de fer barbelé, sabres, « artisanat » des tranchées, boutons de redingotes, livres…

« Il y a aussi des baïonnettes, indique Florence, c’est normal de les exposer, mais ça retourne quand même de savoir comment ces armes servaient. »

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Il fallait des vitrines pour montrer tout ça. Le Musée de La Poste les a fournies.

Après deux mois de préparation, l’exposition a été inaugurée cette semaine.

Elle ne sera pas seulement réservée au personnel et aux clients de la PIC de Wissous : lors de la journée « Portes ouvertes » qui se tient ce samedi, le grand public pourra y avoir accès.

Il sera également possible de voir Les Postes dans la Grande Guerre, une exposition itinérante du Musée de La Poste (composée d’une douzaine de panneaux mis en place dans la salle de production de la PIC).

De la culture, de l’histoire. Du partage.

Rodolphe Pays

(photos Christine Blandin)

Plateforme Industrielle Courrier (PIC) de Wissous , 2 avenue de la Méridienne, WISSOUS (Essonne).

Portes ouvertes  : samedi 10 novembre.

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La nouvelle LISA du Musée de La Poste ne se fait plus désirer

8 novembre 2018

Avec sa nouvelle vignette libre-service d’affranchissement, le Musée de La Poste met à l’honneur le vaguemestre, le facteur des armées.

En l’habillant aux couleurs de Saint-Désiré, le patron des distributeurs de courrier.

Wagenmeester en néerlandais ou wagenmeister en allemand, le « maître des équipages », sous les anciens régimes l’officier chargé de l’organisation des convois militaire…

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Un timbre à date accompagne la vente de la nouvelle LISA du musée.

Et vaguemestre en français, celui qui au XVIIe siècle, sous l’impulsion de Louvois, le ministre de la Guerre, prend désormais en charge – entre autres tâches – le courrier des soldats.

A la même période, naît à Paris la Petite Poste, qui s’appuie sur des agents employés pour distribuer les lettres aux particuliers, les facteurs. Le début d’une longue histoire qui dure toujours…

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D’abord responsable des convois militaires, le vaguemestre est devenu au XVIIe siècle le facteur des soldats.

Deux siècles et demi plus tard, vaguemestres et facteurs, toujours aussi précieux, œuvreront de concert au service des poilus.

Plus personne n’ignore en effet aujourd’hui l’importance capitale que revêtaient les nouvelles transmises entre les familles et les soldats.

La nouvelle vignette libre-service d’affranchissement (LISA) du Musée de La Poste rend hommage à ces valeureux messagers mobilisés durant la Première Guerre Mondiale.

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Le visuel de la LISA reproduit une gravure réalisée en 1915 par le dessinateur Gaston Maréchaux, une œuvre acquise pour les collections du musée par la Société des amis du musée de La Poste.

Son visuel reproduit une gravure réalisée en 1915 par le dessinateur Gaston Maréchaux (une œuvre acquise pour les collections du musée par la Société des amis du musée de La Poste).

On y voit un Saint-Désiré – patron des facteurs et des vaguemestres – portant l’uniforme des soldats de 14-18, les bras chargés de lettres, dont certaines s’éparpillent autour de lui. Et sur ses épaules les deux ailes d’Hermès, le messager des Dieux.

Un vaguemestre qui semble entendre l’imprécation que l’on peut lire au-dessus de lui : « Faites qu’il y ait toujours quelque chose pour moi ».

La vignette est disponible à la boutique du Musée de La Poste. Accompagnée à la demande d’un timbre à date. Et une carte postale illustrée du même visuel est également en vente.

A l’approche des commémorations liées au centenaire de l’armistice de 1918, une nouvelle LISA qui devrait intéresser nombre de philatélistes et de passionnés d’histoire.

Rodolphe Pays

La boutique du Musée de La Poste , 21 avenue du Maine, Paris 15e. Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 18 h (tél. : 01 53 71 98).

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Un 72e Salon philatélique d’automne plutôt bien engagé

6 novembre 2018

Organisé par la Chambre syndicale des négociants et experts en philatélie (CNEP), en partenariat avec Phil@poste, l’Adphile et la Fédération française des associations philatéliques (FFAP), le 72e Salon philatélique d’automne se tient à Paris du 8 au 11 novembre.

Au programme, des timbres « engagés », des artistes qui ne le sont pas moins, des délégations françaises et étrangères toujours nombreuses, la présence de dizaines négociants, de la presse philatélique…

Et un pays invité d’honneur, la Croatie.

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Un bloc de deux timbres évoquant le centenaire de l’armistice de 1918 – une création de Damien Cuvillier – sera dévoilé lors du salon.

Le Salon philatélique d’automne fera cette année la part plutôt belle aux engagements, qu’ils soient mémoriels ou sociétaux.

A l’occasion de ce nouveau rendez-vous de tous les professionnels et amateurs de philatélie, plusieurs émissions et présences d’artistes accompagnent en effet des événements ou des actions déterminantes comme volontaristes liés à l’histoire passée ou contemporaine.

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Aux côtés d’autres émissions, un bloc avec timbre personnalisé édité par la CNEP – illustré par Christian Broutin – marquera le centenaire de l’armistice de 1918.

Le centenaire de l’armistice de 1918, dont la date anniversaire coïncide avec le dernier jour du salon, sera ainsi marqué par deux émissions dévoilées lors de la manifestation : un bloc de deux timbres de La Poste – une création de Damien Cuvillier – et un bloc avec timbre personnalisé édité par la CNEP – illustré par Christian Broutin.

La participation d’Yseult Digan – YZ, prononcer « eyes » -, la street artiste qui a dessiné le nouveau timbre Marianne (baptisé aussitôt « Marianne l’engagée ») rendu public le 14 juillet dernier, sera également un des moments forts de ce salon.

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Les deux créatrices du timbre « Marianne l’engagée », la street artiste Yseult Digan et la graveure Elsa Catelin, seront présentes au salon pour des séances de dédicaces.

En compagnie d’Elsa Catelin, la graveure du timbre, elle se prêtera à une séance de dédicaces (notamment d’un carnet gommé émis spécialement pour le salon) qui promet d’être dense.

La Nouvelle-Calédonie, dont la population s’est prononcée dimanche dernier sur son lien à la France – encore un engagement -, participera elle-aussi activement au salon. A travers la présence d’artistes néocalédoniens venus spécialement pour montrer et évoquer leur travail (traitant souvent de thèmes liés à la préservation de l’environnement).

Via également l’émission de timbres aussi importants que celui rendant notamment hommage à Michel Rocard, Premier Ministre de l’époque à l’origine des accords dits de Matignon-Oudinot – signés il y a tout juste trente ans – qui ont mit un terme aux affrontements meurtriers en Nouvelle-Calédonie.

Un timbre réalisé par le graveur Pierre Albuisson, qui sera présent lors du salon pour des dédicaces et des échanges avec les visiteurs.

A ses côtés se succéderont pendant toute la durée de la manifestation plus d’une trentaine d’autres artistes membres de l’Art du Timbre Gravé (ATG), association dont le siège est basé au Musée de La Poste.

Comme tous les ans, le salon d’automne accueille de nombreuses délégations et représentations étrangères (notamment celle de la Croatie, invité d’honneur de l’édition) ainsi que des dizaines de négociants.

Et Phil@poste, comme à l’accoutumée, participe activement à l’événement. En proposant en avant-première plusieurs timbres émis pour l’occasion ainsi que des vignettes LISA.

A noter que Gilles Livchitz donnera une conférence de presse à 14 h 30 le jour de l’ouverture du salon. Le patron de Phil@poste y fera le bilan philatélique de 2018 et prendra sans nul doute quelques engagements pour 2019…

Rodolphe Pays

72e Salon philatélique d’automne , du jeudi 8 au dimanche 11 novembre (ouvert de 10 h à 18 h, sauf le 11, jusqu’à 16 h).

Entrée gratuite.

Espace Champerret, hall A, rue Jean Ostreicher, Paris 17e. Métro Porte de Champerret.

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Un livre et un spectacle racontent le Petit Poucet devenu Courrier du roi

26 octobre 2018

Une suite au conte du Petit Poucet dans un livre-CD et sur scène.

Deux créations écrites et musicales soutenues par le Musée de La Poste.

Les Bottes de Sept Lieues, c’est d’abord un livre, une fable pour enfant, une suite à l’histoire du Petit Poucet.

Oubliés les chemins balisés de cailloux blancs ou de mie de pain, toujours chaussé des bottes qu’il a subtilisées à l’Ogre, le jeune héros du conte de Perrault est devenu un fameux Courrier du roi, un porteur de messages.

Poucet est un gentil garçon, sobre, attentionné, serviable, mais pas toujours apprécié de ses pairs, qui sont souvent envieux de ses précieuses bottes.

Alors il vit un peu à l’écart. Ce qui ne l’empêche pas d’être follement épris de Lison, la fille du peu commode Maître de poste de Barbizon. Les deux amoureux ont le projet de se marier.

Mais l’Ogre et le postillon félon Cloche-Claque ne l’entendent pas ainsi. L’un par vengeance et l’autre par jalousie s’associent pour se débarrasser de Poucet.

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Poucet et Lison ont pour projet de se marier, mais le père de la jeune fille, le Maître de poste de Barbizon, ne l’entend pas ainsi…

Aidé du cheval-fée Parabola et de Fauvette, un jeune Courrier de ses admirateurs, Poucet finira par triompher et épouser sa belle…

Ce prolongement de l’histoire du Petit Poucet, c’est Alice Julien-Laferrière qui en en est à l’origine. Violoniste passionnée de musique baroque, elle avait conçu il y a quelques années un spectacle musical (soutenu par le Musée de La Poste) autour du Cor de Postillon.

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« On ignore souvent qu’à la fin du conte, le Petit Poucet devient Courrier du roi. » Alice Julien-Laferrière.

« En travaillant à l’époque sur ce projet, j’avais découvert beaucoup d’œuvres faisant référence à l’univers de la Poste, dont une pièce pour clavecin du compositeur baroque Pierre Corrette intitulée Les Bottes de Sept Lieues, explique la musicienne, c’est elle qui m’a donné l’idée de créer une histoire musicale autour des bottes, des messagers, des postillons… et du Petit Poucet, dont on ignore souvent qu’à la fin du conte il devient Courrier du roi. »

Alice Julien-Laferrière fait alors appel à la dramaturge et comédienne Armelle Bossière pour écrire l’histoire et à l’illustratrice Claire Franjul pour la dessiner.

La musicienne a elle-aussi mis la main à la pâte, ou plutôt les doigts sur les cordes de son violon : dans le CD qui accompagne l’album – le conte y est raconté et joué par le comédien Jean-Denis Monory -, elle ponctue la narration, en compagnie de deux autres interprètes, de moments musicaux.

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Armelle Bossière a écrit le livre et le texte du spectacle, qu’elle a également mis en scène.

« Avec les clavecinistes Kazuya Gunji et Calliopé Chaillan, nous avons ainsi enregistré des extraits d’œuvres de Tchaïkovski, Corrette, Duval et Gaultier notamment, indique la violoniste, des pièces ayant pour thème l’Ogre, le Petit Poucet, la diligence ou encore la malle-poste. »

Mais Les Bottes de Sept Lieues, c’est aussi désormais un spectacle. Dont l’initiative revient aux responsables d’Harmonia Mundi, la maison d’édition de l’album. « Quand je leur ai proposé ce projet de livre-disque, ils ont tout de suite été intéressés, se souvient Alice Julien-Laferrière, et ils ont aussi pensé que ce travail pourrait se décliner sur les planches. »

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Alice Julien-Laferrière et Kazuya Gunji.

Aussitôt dit aussitôt fait. Tout en conservant la même trame, il a alors fallu réécrire le texte pour la scène. Créer d’autres personnages autour des héros de l’histoire, comme par exemple celui d’El-Cloque, descendant du postillon Cloche-Claque. Etoffer le rôle de certains autres, tel Fauvette, le jeune Courrier du roi ami de Poucet.

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Kazuya Gunji et Jean-Denis Monory.

Tout comme dans le CD intégré au sein de l’album, textes et musiques alternent.

Sur scène, on retrouve le narrateur Jean-Denis Monory aux côtés d’Alice Julien-Laferrière et de Kazuya Gunji, qui passent de la parole au violon pour la première ou au clavecin pour le second.

Déjà joué à plusieurs reprises, ce spectacle coproduit par le Musée de La Poste, sera donné à Paris mi-novembre.

Un moment théâtral et musical qui devrait ravir autant les enfants que leurs parents.

Rodolphe Pays

Les Bottes de Sept Lieues, le livre-CD, pour les 7-11 ans, chez Little Village, la collection pour enfants de l’éditeur Harmonia Mundi, 22 €.

Les Bottes de Sept Lieues, le spectacle, tout public dès 7 ans, durée 1 heure.

Au Studio Raspail, 216 bd Raspail, Paris 14e : jeudi 15 novembre à 14 h 30 et vendredi 16 novembre à 10 h et 19 h.

Tarif plein : 13 € / Réduit et enfant 9 € /Dès 3 enfants 7 €.

Réservation : http://www.ticketac.com/

Un spectacle coproduit par le Musée de La Poste (avec le Château de Machy), en partenariat avec la Société Littéraire de La Poste et avec le soutien de la Fondation La Poste.

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Un livre de Stéphane Bern pour susciter l’intérêt des élèves vers l’histoire et la philatélie

24 octobre 2018

Stéphane Bern vient de publier un petit livre d’histoire illustré par le timbre destiné aux écoliers et collégiens.

Un ouvrage soutenu par l’Association pour le développement de la philatélie.

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Philatéliste de longue date, le journaliste et animateur de télé et de radio Stéphane Bern vient de publier un ouvrage destiné aux écoliers et collégiens. Objectif : inciter à la découverte de l’histoire et des timbres.

Beaucoup d’observateurs s’inquiètent aujourd’hui de l’exigence du tout, tout de suite manifestée par un certain nombre de jeunes issus de ce que l’on appelle désormais pudiquement les « quartiers ».

Non sans légitimité, en particulier lorsque cette revendication se traduit dans les faits par des comportements souvent condamnables, des agissements répréhensibles.

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A gauche, un court portrait du roi, au centre un visuel du timbre, accompagné de quelques indications techniques et historiques, à droite des éléments de contexte…

Comparaison n’est pas raison, on le sait.

Mais à ce tout, tout de suite scandé sans appel, on pourrait associer désormais un péremptoire tout ou rien claironné avec autant de vigueur, peut-être même un rien vindicative.

Un tout ou rien provenant paradoxalement de l’autre côté de la barrière, porté par des enseignants.

L’Association des professeurs d’histoire et de géographie (APGHG) s’est en effet émue de la publication toute récente du Temps des Rois, un ouvrage de Stéphane Bern destiné aux écoliers et collégiens.

Une contribution éducative pourtant d’apparence tout à fait inoffensive.

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Chaque double page évoquant un roi de France est illustrée d’un timbre consacré au monarque ou à une personnalité ou un événement de l’époque.

Le journaliste, animateur radio/télé et défenseur du patrimoine y dresse de courts portraits d’une vingtaine de rois de France – Hugues Capet, Henri 1er, Philippe-Auguste, Louis IX, Philippe le Bel, Henri IV, Louis XIII… – auxquels s’ajoutent quelques indications historiques, économiques, culturelles…

Le tout illustré par les timbres – Stéphane Bern est un philatéliste averti – qui ont été consacrés à ces monarques ou à des personnalités ou des événements de l’époque.

Le reproche formulé par les enseignants serait la désuétude de cet opus « manquant de mise en contexte et parlant du passé de manière figée et idéalisée ». Traduction : soit on dit tout, et c’est à nous de le faire, soit on ne dit rien. Si le livre de Bern avait la prétention d’être encyclopédique, on abonderait volontiers dans leur sens.

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Les élèves qui le souhaitent peuvent coller des timbres sur un mini-album proposé à la fin du livre.

Mais Le Temps des Rois n’a d’autre aspiration que de susciter l’intérêt des jeunes gens. Pour l’histoire, les idées, les arts…

« Lorsque j’étais enfant, ce sont les timbres que collectionnaient mon grand-père et mon père qui ont éveillé mon imaginaire et façonné ma connaissance de l’histoire et de la géographie, raconte Stéphane Bern, à travers ces petites vignettes colorées et dentelées, j’ai appris à connaître les pays, à découvrir les monuments et les villages, mais aussi à me familiariser avec les personnages illustres, à commencer par les rois de France. »

On ne peut être plus clair. Le livre est un point de départ, un déclencheur, une approche… Aux professeurs des écoles et des collèges de faire leur ô combien précieux travail : mettre en contexte, compléter, approfondir, expliquer… Pour arriver, peut-être pas à tout, mais déjà à mieux que rien… Et si possible… tout de suite.

Rodolphe Pays

(photos Thierry Debonnaire)

Le Temps des Rois, publié au Cherche midi éditeur, 8 €.

En savoir plus sur l’Adphile

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Les entités mémorielles et culturelles qui portent l’histoire et les valeurs de La Poste

17 octobre 2018
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La Poste… , une histoire et des valeurs que portent les entités mémorielles et culturelles de l’entreprise.

Porter les valeurs d’une entreprise… C’est la vocation des entités mémorielles et culturelles qui gravitent au sein ou dans le giron des plus importantes sociétés ou institutions publiques et privées.

Grâce notamment à son musée, sa fondation, une bibliothèque associée, ses archives… , La Poste affiche et défend ainsi ses valeurs. Avec eux, elle dispose des moyens de faire connaître son Histoire, y compris contemporaine.

Et aussi de rappeler, via le soutien à la culture, la spécificité de son rôle auprès de toutes les clientèles et l’éthique propre qui la caractérise, en fait sa marque de fabrique.

Musée de La Poste, Fondation La Poste, Comité pour l’Histoire de La Poste (CHP), Bibliothèque Historique des Postes et Télécommunications (BHPT), Direction des Archives du Groupe La Poste (DIRAG), Phil@poste…

Les services intégrés ou liés à La Poste dont la vocation est de conserver la mémoire de l’entreprise ou de rappeler ses valeurs via le soutien apporté à la culture, n’agissent pas en marge, au sein de cercles confidentiels réservés à de seuls spécialistes.

Ils œuvrent au quotidien auprès de tous les publics, avertis ou non.

Au service des visiteurs – familles, groupes, philatélistes scolaires… – pour le musée, des amoureux la correspondance et de l’écrit pour la Fondation, des passionnés d’histoire pour le CHP et la BHPT, de tous ceux qui sont intéressés par le fonctionnement et l’évolution au cours du temps de l’entreprise pour la DIRAG, des collectionneurs, du grand public et des professionnels pour Phil@poste, l’opérateur philatélique de l’entreprise.

Avec des offres, des prestations et des travaux destinés à tous, postiers y compris.

Et avec l’appui de postiers. Celui notamment des responsables du développement régional, des relations territoriales ou encore de la communication.

Autant d’acteurs internes qui favorisent les contacts et les projets entre les entités mémorielles et culturelles de La Poste et les élus locaux, les institutions éducatives et culturelles, les médias, les entreprises…

Contribuant ainsi aux actions et initiatives à découvrir du Musée, de la Fondation, du Comité pour l’Histoire, de la Bibliothèque Historique, de la Direction des Archives, de Phil@poste…

Rodolphe Pays

En savoir plus

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Fondation La Poste

Comité pour l’Histoire de La Poste

Bibliothèque Historique des Postes et des Télécommunications

Phil@poste

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