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La Poste émet un timbre en hommage à Jean Fautrier, un des initiateurs de l’art informel

Précurseur de l’art informel, le peintre Jean Fautrier s’est éteint il y cinquante ans. La Poste lui rend hommage en émettant un timbre illustré de son tableau Les boîtes de conserve.

Jean Fautrier est avec Jean Dubuffet l’un des représentants les plus emblématiques de l’art informel. Un courant né après la seconde guerre mondiale qui a atteint sa maturité dans les années 1950.

La conception traditionnelle de la peinture, son cheminement par étapes (idée, ébauche, esquisse, œuvre) ne convient plus aux artistes – Français, Européens, Américains… – qui adhèrent alors à ce mouvement. Aux maîtrises classiques, ils préfèrent désormais des formes nouvelles de spontanéité. Et intègrent ainsi l’aléatoire du geste, voire l’accident, la « tâche » (on parlait même – au départ péjorativement – de tachisme).

Jean Fautrier s’est éteint il y a tout juste un demi-siècle. Né à Paris, il avait très jeune étudié l’art à Londres (il y découvrira ainsi notamment l’œuvre de Turner qui restera pour lui une référence tout au long de sa vie), où à la mort de son père sa famille s’était installée. Après son engagement dans l’armée durant la Première Guerre mondiale, il démarre véritablement sa carrière de peintre.

Et exposera à Paris pour la première fois dès 1921. Le noir est alors omniprésent sur ses toiles encore figuratives. Ce n’est qu’au milieu des années 1920 que Fautrier s’approchera de ce qui deviendra l’art informel.

S’il n’a jamais cessé de travailler à son œuvre (il a aussi été graveur et sculpteur), il a cependant parfois connu des périodes difficiles. Au point de se consacrer temporairement à d’autres activités (moniteur de ski, directeur d’une boîte de jazz… ).

Résistant pendant la guerre 39-45, il continue cependant sa démarche créatrice. Marqué par l’occupation allemande et les exécutions, il réalisera notamment à cette époque une série intitulée Les otages (pour laquelle il expérimentera la technique de la « haute pâte », une succession de couches de matières travaillées).

Dans les années 1950, Fautrier, multipliera les expositions en France et à l’étranger… sans toujours rencontrer le succès. Il poursuivra ensuite son travail avec des toiles où il associe des lignes colorées, des stries…

Le timbre que La Poste émet à l’occasion du cinquantième anniversaire de sa disparition reproduit le tableau Les boîtes de conserve. Une toile que Jean Fautrier avait peinte en 1947.

Rodolphe Pays

Timbre «  Les boîtes de conserve  », auteur Jean Fautrier, metteur en page Stéphanie Ghinéa, impression héliogravure. Création Jean Fautrier/ADAGP Paris 2013. Musée d’Art Moderne/Roger-Viollet.

Timbre disponible depuis le 15 juillet à la boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15e (ouverte du lundi au vendredi de 10 h à 18 h). Tél. : 01 53 71 98 49.

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