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« Enfants conférenciers » : avec le Musée de La Poste, du Caire à Los Angeles en passant par Paris

Encourager les élèves à visiter les musées autrement, former de jeunes guides… : c’est la vocation du dispositif Enfants conférenciers auquel participe le Musée de La Poste.

Proposer aux élèves une approche des musées, de l’art, de l’histoire moins traditionnelle, moins magistrale.

Faire en sorte qu’écoliers et collégiens soient très autonomes dans leurs visites des lieux culturels, dans leur relation à la création, à la connaissance, qu’ils s’approprient les œuvres, se prennent en charge pour les comprendre et les apprécier, partagent aussi leurs découvertes avec leurs camarades…C’est tout l’objet du dispositif Enfants conférenciers initié il y a cinq ans par deux conseillers pédagogiques de l’Académie de Paris, Agnès Bourbonnais et Christophe Blanc.

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Après avoir eux-mêmes étudié certains objets des collections d’un musée, les enfants conférenciers jouent les guides pour d’autres élèves venus à leur tour en visite

Une démarche vite adoptée par plus d’une dizaine de musées d’Ile-de-France (Arts et Métiers, Rodin, Maison Victor Hugo, Cité de l’architecture et du patrimoine… ) et à laquelle le Musée de La Poste a adhéré lui-aussi il y a deux ans.

Le principe : une classe se rend dans un musée, les élèves identifient un certain nombre d’objets, recueillent toutes sortes informations complémentaires, et par la suite trois d’entre eux – les enfants conférenciers – joueront les guides pour d’autres classes venues visiter le musée.

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« Nous avons adapté le mode opératoire en agissant hors les murs en association avec les enseignants. » Hakima Benabderrahmane, responsable de la politique des publics du Musée de La Poste.

« En raison de l’actuelle fermeture pour travaux, nous avons adapté le mode opératoire en agissant hors les murs en association avec les enseignants, indique Hakima Benabderrahmane, la responsable de la politique des publics du Musée de La Poste, nous fournissons aux élèves des timbres, ils travaillent alors sur différents domaines en lien avec la philatélie, la lettre ou l’histoire de la Poste – la gravure, le mail art, l’Aéropostale… -, réalisent des fresques historiques, des projets de timbres, de gravure… »

Une quinzaine de classes participe déjà au projet. Issues d’établissements parisiens, de province et même d’écoles françaises à l’étranger (Le Caire, Los Angeles, Phnom Penh, Vienne… ).

« Des échanges par courrier et visioconférences se font entre ces jeunes, explique Hakima Benabderrahmane, là-encore les conférenciers en herbe jouent tout leur rôle. »

Désormais bien rodée et portant ses fruits, cette pratique hors les murs pourrait même perdurer à la réouverture du musée.

Rodolphe Pays

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