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Des « Histoires de timbres » diffusées ce soir au Musée de La Poste

Une dizaine d’épisodes de la série « Histoires de timbres » a été diffusée ce soir au Musée de La Poste.

Près de 70 personnes, dont des représentants de la chaîne LCP-AN, de Phil@poste et de l’ADphile, ont assisté à la projection (debout à droite, Christophe Gaillard).

Le Musée de La Poste projette ce soir plusieurs épisodes d’ « Histoires de timbres », des films courts qui racontent un timbre et le contexte dans lequel il a été émis. Une série, produite par le musée, écrite et réalisée par Christophe Gaillard. Interview.

Les premiers films de la série « Histoires de timbres » ont commencé à être diffusés sur la chaîne parlementaire LCP-AN. Comment est né ce projet ?

Christophe Gaillard : L’idée, c’était de faire un programme court - chaque film dure deux minutes - autour du timbre-poste, et de montrer au public les archives philatéliques que le Musée de La Poste conserve. Avec les timbres, on peut raconter toute l’histoire de France, c’est une véritable encyclopédie, et une mine d’or jusqu’alors inexploitée à la télévision. Ca s’est fait un peu dans l’esprit de D’art d’art, sur France 2. Le projet est né au départ en 2009, pour les 160 ans du premier timbre, puis il a été soutenu par le musée, par l’ADphile et enfin par la chaîne parlementaire LCP-AN, qui a démarré la diffusion des premiers épisodes de la série il y a quelques jours.

La première saison comporte 46 films. De quelle manière a-t-elle été conçue ?

C. G. : Le choix des 46 timbres… un enfer ! Parmi les 4700 timbres émis en France depuis 1849, comment ne pas être incomplet ou critiquable ? Le principe, retenu avec le musée, a été d’être représentatif de la diversité des émissions, des personnages célèbres aux œuvres humanitaires en passant par des lieux remarquables, des dates symboliques… Huit grands thèmes ont ainsi été sélectionnés avec la volonté de couvrir l’ensemble des périodes de l’histoire.

Comment travaillez-vous sur chacun de ces films ?

C. G. : Il faut d’abord se documenter, chercher un axe. Deux minutes c’est peu, il faut faire des choix, résumer la vie de Jaurès en 280 mots, c’est par exemple un exercice périlleux ! Puis vient la recherche iconographique auprès d’organismes d’archives indispensables (Bibliothèque Nationale, Réunion des Musées Nationaux, Pathé... ). Et c’est ensuite la phase graphique, animée par Igor, qui anime le tout, imagine les mouvements... Et bien sûr Pascal Roman, le conseiller historique du musée, valide au final le travail. Ne reste plus alors que l’enregistrement de la voix avec le comédien Benoît Allemane, la voix française de Morgan Freeman.

Vous envisagez déjà une deuxième saison ?

C. G. : Nous n’en sommes pas encore là, mais je l’espère vraiment. Mais il y a tant de sujets, d’événements, de personnages à traiter… On voulait le plus de qualité possible, que ce soit utile, ludique… Nous sommes plutôt contents du résultat, pourvu que ça dure… (Propos recueillis par Rodolphe Pays).

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