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Citroën : un nom, une marque, une aventure industrielle… et des timbres

La Poste propose une nouvelle collection philatélique dédiée aux constructeurs automobiles les plus emblématiques. Premier volet : l’aventure Citroën, avec deux collectors et un livret-collector.

Citroën, c’est une saga industrielle exceptionnelle, mais c’est d’abord l’histoire d’un nom. L’arrière grand-père d’André Citroën (1878-1935), le fondateur de la marque automobile, est un marchand d’agrumes des Pays-Bas de confession israélite. Il se nomme Roelof. Et en 1810, lorsque Napoléon 1er annexe le royaume de Hollande, les juifs néerlandais sont dès lors soumis au Code Napoléon et tenus de trouver un patronyme afin de faciliter leur identification. Roelof choisit alors Limoenman (« homme-citron »), un surnom que lui donnaient ses clients.

Son fils Barend renonce aux agrumes et se tourne désormais vers le négoce de joyaux, dont l’essor est important au XIXe siècle. Et francise progressivement son nom (Limoenman-Citron, puis Citroen).

La famille s’installe à Paris et le jeune André, qui n’aime pas entendre prononcer la fin de son nom, y ajoute un tréma au « e ». La saga Citroën point déjà. André est un élève brillant, admirateur de Jules Verne (qui l’inspirera toute sa vie). Marqué par la construction de la tour Eiffel, il décide qu’il sera ingénieur et industriel.

Pendant les vacances de Pâques, en 1900, en visite en Pologne dans la famille de sa mère, il découvre un procédé d’engrenages taillés en « V ». André Citroën voit dans ce système le moyen de transmettre des puissances importantes. L’aventure commence. Elle dure encore. Et la marque sait ce qu’elle doit aux chevrons qui ornent toujours aujourd’hui les capots de ses voitures…

Les étapes s’enchaînent : l’école Polytechnique, l’armée, le poste de directeur général du constructeur automobile Mors, la fondation en 1912 d’une usine d’engrenages, la fabrication d’obus pendant la Grande Guerre… Le conflit terminé, André Citroën reconvertit son usine d’armement en industrie automobile, calquant la production sur le modèle Ford. Et c’est la naissance de la Citroën Type A. Bien d’autres véhicules, pas moins célèbres, suivront…

La Poste rend hommage à Citroën en proposant deux collectors et un livret-collector dédiés aux plus prestigieux modèles de la marque aux chevrons. Une première série qui préfigure une nouvelle collection consacrée aux marques les plus emblématiques du monde de l’automobile.

Rodolphe Pays

Prix de vente du collector : 5,50 € (5 timbres lettre prioritaire France 20g)

Prix de vente du livret-collector  : 19,90 € (le livret & 10 timbres lettre prioritaire France 20g)

Les collectors et le livret-collector seront en vente en avant-première le 25 octobre à :

. Le Citroën C42, de 14 h à 21 h 30, 42 avenue des Champs-Élysées, 75008 Paris.

. Foire d’Automne (du 24 octobre au 2 novembre) : Porte de Versailles, Parc des expositions, hall 3.3, stand n° 105, tous les jours de 10 h à 19 h .

. Le Carré d’Encre, de 10 h à 18 h, 13 bis rue des Mathurins, 75009 Paris.

Les collectors et le livret-collector seront vendus à partir du 25 octobre 2014, sur le site Internet http://www.laposte.fr/timbres, au Carré d’Encre et par correspondance à Phil@poste Service Clients, Z.I., Avenue Benoît Frachon, BP 10106, Boulazac, 24051 PERIGUEUX CEDEX 09.

Conception : Huitième Jour

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