Afficher le menu Masquer le menu

Chaissac et Dubuffet en visite au Palais Idéal du Facteur Cheval

Chaissac et Dubuffet sont au musée de La Poste jusqu’au 28 septembre. Et ils étaient au Palais Idéal du Facteur Cheval vendredi dernier dans le cadre d’un spectacle théâtral proposé par Denis Guénoun. Une belle soirée qui a réuni plus de 300 personnes.

De g. à d. : Denis Guénoun, Wissam Arbache, Koffi Kwahulé et Marie-Josée Georges.

C’était un peu de Ferdinand Cheval qui s’exprimait vendredi dernier au pied de son célèbre Palais Idéal. Le spectacle proposé ce soir-là - Vive l’art quand il ignore son nom - semblait en effet par moment faire revivre le créateur des lieux. Organisée dans le cadre de l’exposition du musée de La Poste Chaissac-Dubuffet, entre plume et pinceau, cette création théâtrale de Denis Guénoun met en scène une partie de la longue correspondance - celle des premières années de leur relation épistolaire - qu’on entretenue les deux artistes.

Les lettres de Chaissac en témoignent : marginal, parfois emporté, rebelle à toute autorité, farouchement indépendant, peu soucieux de plaire, bien des aspects de sa personnalité se retrouvent dans celle du facteur/bâtisseur d’Hauterives. Sur scène, Wissam Arbache campe un Chaissac sans concession, ironique jusqu’à parfois être désobligeant vis-à-vis de son interlocuteur. Jean Dubuffet, joué par Koffi Kwahulé, reste toujours dans la mesure, l’empathie. Il sollicite Chaissac, le supplie aussi à l’occasion d’accepter ses invitations, ses propositions. Les deux hommes s’expriment chacun leur tour, quittent la scène, s’y retrouvent. Derrière eux, le Palais Idéal forme un décor fantastique qui les extrait du temps.

Chaissac apparaît à son sommet, harangue le monde et Dubuffet, lequel poursuit sa quête, continuant de chercher chez l’autre son double différent. Après les concerts de juin et juillet (Higelin, Benjamin Biolay, Jean-Luc Ponty, Elliott Murphy… ), encore une belle soirée au Palais Idéal proposée par Marie-Josée Georges, la directrice des lieux (et avec le soutien de la Fondation La Poste). Et rendez-vous le 28 septembre au Studio Raspail à Paris pour une lecture de lettres de Chaissac et Dubuffet. Avec le même metteur en scène et les mêmes acteurs. Et peut-être l’âme de Ferdinand Cheval… (RP).

L’exposition « Chaissac-Dubuffet, entre plume et pinceau », jusqu’au 28 septembre, galerie du Messager, L’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15e. Tél. : 01 42 79 24 24.

Recevez les billets du blog par courriel :