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Bourges : son histoire, ses timbres... et sa 6e biennale d’art contemporain

Bourges, son architecture, son histoire, ses manifestations culturelles... Ses timbres aussi. Et sa biennale d’art contemporain qui se tient jusqu’à dimanche.

Il y a des villes à l’identité profonde, marquée par une activité qui les caractérise depuis des siècles. Des villes de pêcheurs, de marchands, des villes industrielles... Des villes de culture aussi. Bourges est de celles-là. Depuis l’Antiquité, elle n’a jamais cessé d’être une cité où les édifices somptueux ont toujours occupé une place essentielle. Enceinte gallo-romaine, archevêché, cathédrales, palais, maisons à pans de bois... Sans oublier la poste (une petite merveille néo-gothique). Bourges regorge aussi de musées : Jacques Cœur, du Berry, d’histoire naturelle, Maurice-Estève… Plusieurs timbres émis par La Poste rendent compte de cette richesse (photos médaillon). Ceux consacrés à Jacques Cœur, en 1941, à la cathédrale, en 1965 puis 2011… La cité fût aussi l’une des premières - c’était en 1963 - à créer une maison de la culture. Et ses rendez-vous - musicaux, visuels… - ne sont plus à présenter : le « Printemps de Bourges », lancé il y a 35 ans, les « Nuits Lumière », parcours nocturnes de la ville organisés de mai à septembre…

Et la biennale d’art contemporain. Inaugurée hier, la 6e édition de la manifestation se déroule partout - et pour tous - dans différents lieux et quartiers de la capitale du Berry. De la Transpalette, une friche industrielle, au Palais Jacques Cœur, en passant par le muséum d’histoire naturelle, le château d’eau, la médiathèque… « Sur tous ces sites, nous accueillons cette année seize artistes européens dont la notoriété s’affirme sur la scène de l’art, indique Dominique Abensour, la commissaire d’exposition chargée de la coordination de la biennale, et une trentaine de créateurs émergents exposent par ailleurs au Pavillon d’Auron. »

Jusqu’à dimanche, les visiteurs pourront ainsi librement apprécier les travaux de ces artistes, parfois présentés aux côtés d’œuvres historiques. Comme les installations de Laurent Pernot - robes posées au sol animées de vidéos, voiles figurant des fenêtres… - au Palais Jacques Cœur. Ou les photos de Paola de Pietri - images de nature façonnée de tranchées et de casemates de la première guerre mondiale - au musée du Berry. Ils verront aussi les presse-citron géants d’Hervé Bezet, dessinés par Philippe Starck, juchés sur des piédestaux dans la cour de l’ancien couvent des Augustins (photo). Comme les vélos et la sculpture monumentale à laquelle on les a verrouillés de Davide Cascio, plantés square Louis XI - natif de Bourges -, face au bureau de poste (photo médaillon). Et les photos d’intérieur de corps, à partir de radiographies, d’Isabelle Giovacchini au musée Estève, celles issues de captation au microscope électronique d’Yves Trémorin…

Beaucoup d’idées et de talents aussi du côté des trente artistes émergents réunis au pavillon d’Auron. Les photos émouvantes des grands-parents de Marion Pedenon, les albums (« The parade of horribles ») d’Eléonore Joulin, les miroirs acoustiques de Félix Pinquier, les installations inspirées du test de Rorschach de Guillaume Viaud…

C’est toujours inspiré, beau, malin, surprenant, souvent très ingénieux, drôle aussi… C’est jusqu’à dimanche et c’est ouvert gratuitement à tous. Bonnes visites. (RP)

Les timbres de Bourges, disponibles à l’espace Timbres de l’Adresse Musée de La Poste, 34 Bd de Vaugirard, Paris 15e.

Biennale d’art contemporain de Bourges, jusqu’à dimanche 18 novembre. Pour en savoir plus : https://biennale-bourges.fr

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