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Appareil récepteur de télégraphie pneumatique 1884

Fortin-Hermann et Douane

Utilisé pour le service de la poste par pneumatique, cet appareil récepteur ou « télégraphe atmosphérique » est devenu rare bien qu’il en ait été installé au moins 300 à travers Paris.

Appareil récepteur de télégraphie pneumatique. 1884
© Musée de La Poste, Paris / Photo Didier Filoche

Ces éléments imposants et lourds, conçus par la manufacture Fortin-Hermann et fabriqués par Douane ont été éparpillés ou ferraillés durant les années qui ont suivi la fermeture, en 1988, de ce service ouvert au public par Mac Mahon en 1879.

Ces récepteurs et expéditeurs Fortin équipaient les bureaux de poste de la capitale ainsi que les ministères, avant d’être remplacés par d’autres matériels à partir de 1921. Sous terre serpentait un ensemble de 467 km de tubes métalliques empruntant le réseau des égouts. Modernisé au cours du siècle, sans toutefois changer son principe de base – à savoir utiliser des tubes pressurisés pour y faire circuler rapidement des navettes, boîtes cylindriques creuses - le pneumatique permettait à l’usager d’envoyer un télégramme ou un pli « par exprès » en quelques heures ; le document était expédié depuis un bureau de poste vers un autre qui le confiait au facteur-télégraphiste, lequel à son tour l’apportait au destinataire.

Cet appareil provient du Ministère de la France d’Outre-Mer où il était en service jusqu’en 1988. En 2001, il fut sauvé par des passionnés, anciens agents du pneumatique et transféré à l’Hôtel des Postes de Paris, rue du Louvre, où il resta exposé jusqu’en 2015, date de fermeture de ce remarquable édifice historique, actuellement en cours de rénovation.

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Appareil récepteur de télégraphie pneumatique
© Musée de La Poste, Paris / Photo Didier Filoche