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Acquisitions : de nouvelles pépites philatéliques viennent de rejoindre le Musée de La Poste

Parce que des artistes se rapprochent de lui, parce ses équipes de chargés de conservation maintiennent une veille constante et active, le Musée de La Poste ne cesse d’enrichir ses collections philatéliques. Plusieurs dons et acquisitions en témoignent…

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Auteur de plus de 800 timbres, Martin Mörck a fait don de 90 pièces philatéliques originales au Musée de La Poste.

Ce n’est sans doute pas nouveau, mais la notoriété engrangée au fil du temps et la politique patrimoniale du musée lui permettent de réaliser aujourd’hui des opérations d’acquisition remarquables. Celles-ci se sont multipliées au cours des mois qui viennent de s’écouler.

Ainsi l’été dernier, un don de 90 pièces originales offert par Martin Mörck a rejoint les réserves du musée. Une aubaine. L’artiste figure en effet parmi les tout premiers « producteurs » philatéliques du monde. A la fois dessinateur et graveur, il est l’auteur de plus de 800 timbres conçus à la demande d’une multitude d’opérateurs postaux – Suède, Islande, Danemark, Etats-Unis, Monaco, Chine…

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Portrait de J. B. Charcot dessiné et gravé par Martin Mörck.

Il en a également créé près d’une vingtaine pour la Poste française (du 400e anniversaire de René Descartes en 1996 à Bernard de Clairvaux en 2013). Ce sont les dessins préparatoires – projets, maquettes, épreuves d’état… – de ses timbres exécutés pour La Poste que Martin Mörck a légué au musée. Des portraits de Jean-Baptiste Charcot, de Marie Curie, des représentations des « Esclaves » de Michel-Ange , de l’Opéra de Paris…

« Il y a quelques semaines, nous avons également pu acquérir d’autres pièces exceptionnelles, là-encore de véritables pépites, se félicite Monika Nowacka, chargée de conservation des collections philatéliques, de nombreuses épreuves d’état, des travaux d’atelier de Georges Hourriez. »

Le petit-fils de ce graveur talentueux avait en effet souhaité mettre en vente plusieurs lots de travaux philatéliques – dont certains liés à des timbres « non-émis » – réalisés entre 1929 et 1948 par son grand-père.

Le musée n’a pas laissé passer l’occasion de faire rentrer dans ses collections des études et des essais de cet artiste spécialisé en gravure typographique. Il s’est ainsi porté acquéreur de Sans titre-6quelques-uns des lots proposés. S’y retrouvent notamment des épreuves de couleurs des timbres Jeanne d’Arc (1929, non émis, mais – ce qui est très rare – cependant gravé), Semeuse (1938, non émis, mais utilisé pour un mandat-poste), Iris (1939)… « Avec ces documents, on est vraiment au cœur de la création, poursuit Monika Nowacka, on accompagne l’artiste dans ses recherches, on voit les différentes options testées de couleurs ou de formes. »

Autre acquisition récente du musée : un essai de couleur de 1931 du premier timbre français imprimé en héliogravure (la technique ne s’est ensuite véritablement développée que dans les années 1960). Une authentique rareté. C’est Joseph de la Nézière, également peintre et affichiste réputé, qui l’a dessinée dans le cadre de l’exposition coloniale internationale organisée à Paris en 1931.

« La pièce est un essai de couleur rouge, pour un timbre qui au final sera imprimé en noir, conclut Monika Nowacka, elle présente en outre la particularité d’avoir été imprimée pour le compte de la Poste par une entreprise extérieure située à Paris, la société Hélio-Vaugirard, ce qui en fait un document particulièrement intéressant. » Comme le sont aussi tous ceux récemment acquis par le Musée de La Poste. Autant d’œuvres qui à terme auront vocation à être présentées aux visiteurs après la rénovation du musée…

Rodolphe Pays

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